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Posté par Adrien le Vendredi 22/12/2017 à 00:00
D'énormes bulles à la surface d'une étoile géante
Le bouillonnement de la surface d'une étoile géante rouge a été observé pour la première fois de manière aussi détaillée. Sur la géante rouge π1 Gruis, les chercheurs ont observé des bulles de même nature que celles qui couvrent le Soleil, mais qui, même ramenées à la taille de l'étoile, sont 10 000 fois plus vastes. Ces motifs, appelés cellules de convection (La convection est un mode de transfert de chaleur où celle-ci est advectée (transportée-conduite, mais ces termes sont en fait impropres) par au moins un fluide. Ainsi durant la...), sont dus au flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie, matière, ...) évoluant dans...) de matière qui monte de l'intérieur vers la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet...) de l'étoile, de la même manière que les bulles formées par l'eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) bouillante dans une casserole.


Grâce au Very Large Telescope de l'ESO, des astronomes ont pour la toute première fois observé des motifs granulaires à la surface d'une étoile située à l'extérieur du Système Solaire - la vieille géante rouge π1 Gruis. Cette nouvelle image acquise par l'instrument PIONIER révèle la présence de cellules convectives à la surface de cette énorme étoile. Chaque cellule couvre plus du quart du diamètre de l'étoile et s'étend sur quelque 120 millions de kilomètres. Crédit: ESO

Cette prouesse technique équivaut à observer les motifs gravés sur une pièce de 1 euro placée à 230 000 km (un peu plus de la moitié de la distance Terre-Lune). Elle a été obtenue grâce à l'instrument français PIONIER du Very Large Telescope Interferometer (VLTI) de l'ESO, au Chili, qui permet de recombiner la lumière des quatre télescopes pour obtenir une image de meilleure résolution.

Ces résultats, publiés dans Nature le 20 décembre, ont impliqué en France des chercheurs du laboratoire Lagrange (CNRS/Observatoire de la Côte d'Azur/Université Nice Sophia Antipolis) et de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) de planétologie et d'astrophysique (L’astrophysique (du grec astro = astre et physiqui = physique) est une branche interdisciplinaire de l'astronomie qui concerne principalement la physique et l'étude des propriétés des objets de l'univers (étoiles,...) de Grenoble (CNRS/Université Grenoble Alpes).

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Source: CNRS-INSU
 
Mercredi 17 Janvier 2018 à 00:00:04 - Vie et Terre - 0 commentaire
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