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Posté par Adrien le Mardi 09/01/2018 à 00:00
Un essai clinique sur une nouvelle approche pour traiter l'ostéoporose
Les résultats d'un essai clinique international, multicentrique, à grande échelle, de phase 3 démontrent qu'une combinaison novatrice de médicaments peut réduire considérablement le risque de fracture chez les patients à haut risque atteints d'ostéoporose.

Un traitement comportant un nouvel anabolisant osseux (qui accroît la masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse inerte) et l'autre la contribution du corps à la force de gravitation (la masse grave)....) osseuse) suivi d'un inhibiteur de la résorption osseuse (qui maintient la masse osseuse) s'est avéré réduire considérablement le risque de fracture (En traumatologie, le terme de fracture désigne par définition une solution de continuité osseuse ("rupture" des os).) chez les femmes ménopausées atteintes d'ostéoporose grave, selon les résultats d'un essai clinique (Un essai clinique est une étude scientifique réalisée en thérapeutique médicale humaine pour évaluer l'innocuité et l'efficacité d'une méthode diagnostique ou d'un traitement. L'objectif d'un...) publié dans le New England Journal of Medicine.

Sur une période de deux ans, 4 093 femmes atteintes d'ostéoporose et présentant une fracture de fragilisation ont été réparties au hasard (Dans le langage ordinaire, le mot hasard est utilisé pour exprimer un manque efficient, sinon de causes, au moins d'une reconnaissance de cause à effet d'un événement.) dans deux groupes. Le premier groupe a reçu du romosozumab pendant un an, un nouvel anticorps monoclonal contre la sclérostine efficace pour la reconstruction rapide de la masse osseuse en augmentant la formation osseuse et en diminuant la résorption osseuse. Celui-ci était suivi par l'alendronate, un inhibiteur de la résorption osseuse couramment utilisé comme traitement de première intention dans l'ostéoporose, qui maintient les niveaux actuels de masse osseuse. Le deuxième groupe a seulement reçu l'alendronate. Les femmes qui ont reçu le romosozumab suivi par l'alendronate ont présenté un taux 48 % plus faible de nouvelles fractures vertébrales comparativement à celles ayant seulement reçu l'alendronate. De plus, le premier groupe avait 19 % moins de risque de fractures non vertébrales et 38 % moins de risque de fracture de la hanche (La hanche ou articulation coxo-fémorale est une articulation (énarthrose) qui permet de joindre la cuisse au bassin. Elle met en jeu deux os : l'os iliaque et le...) que le deuxième groupe.

« Maintenir une masse osseuse constante chez les patientes n'est pas une stratégie adéquate lorsqu'elles souffrent déjà d'ostéoporose et que leurs os ne sont pas assez solides pour résister à une fracture », a déclaré le docteur Andrew Karaplis, professeur de médecine à l'Université McGill qui étudie la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) osseuse métabolique à l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) Lady Davis et traite les patients atteints d'ostéoporose à l'Hôpital général juif, l'un des centres participant à cet essai clinique de phase 3. « Nous avions prévu observer moins de fractures si nous étions d'abord en mesure d'augmenter la masse osseuse de la patiente pour ensuite administrer un traitement pour la maintenir. »

Le docteur Karaplis a qualifié les résultats de l'étude comme une « percée majeure » dans le traitement de l'ostéoporose, ajoutant que les résultats influenceraient la façon dont il traite ses patients.

Un problème d'innocuité est apparu au cours de l'essai. Au cours de la première année, de graves incidents cardiovasculaires ont été observés plus fréquemment dans le groupe romosozumab-alendronate (50 patientes sur 2040, soit 2,5 %, comparativement à 38 patientes sur 2014, ou 1,9 %, dans le groupe recevant seulement l'alendronate).

« Bien que les chiffres soient relativement faibles, c'est un signal ( Termes généraux Un signal est un message simplifié et généralement codé. Il existe sous forme d'objets ayant des formes...) qui nécessite des éclaircissements supplémentaires », a déclaré le docteur Karaplis. « Il existe des considérations théoriques selon lesquelles l'inhibition de la sclérostine est associée à un risque de complications cardiovasculaires. D'un autre côté, l'alendronate pourrait avoir un effet cardioprotecteur, comme le démontrent certaines études. Donc, nous devons chercher plus loin la cause du déséquilibre observé dans les incidents cardiovasculaires et être prudents dans le choix des patients à traiter avec le romosozumab, du moins pour l'instant (L'instant désigne le plus petit élément constitutif du temps. L'instant n'est pas intervalle de temps. Il ne peut donc être considéré comme une durée.). »

L'ostéoporose est une maladie grave qui touche les femmes et les hommes, les femmes ménopausées étant particulièrement à risque. La perte progressive de masse osseuse rend les personnes atteintes plus à risque de fractures. À ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport...), il n'y a pas de traitement ou de remède efficaces, c'est pourquoi les promesses soulevées par cette étude, qui démontre que la masse osseuse peut être régénérée avec le romosozumab et maintenue avec des inhibiteurs de la résorption osseuse, a tellement d'importance.

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Source: Université McGill
 
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