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Posté par Redbran le Dimanche 21/01/2018 à 12:00
Les tourbillons des premières galaxies
Une équipe internationale d’astronomes, dont fait partie l’Université de Genève, a observé le mouvement des premières galaxies de l’Univers.


Impression d’artiste de la rotation des premières galaxies de l’Univers (L'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe et les lois qui le régissent.). © Institute of Astronomy, Amanda Smith

Très éloignées de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par...) et donc difficiles à observer, les premières galaxies de l’Univers se sont formées juste après sa naissance. Surnommées « bébé-galaxies », elles restent encore mystérieuses. Une équipe internationale d’astronomes, dirigée par l’Université de Cambridge et dont fait partie l’Université de Genève (UNIGE), a pu, pour la première fois, mesurer leur mouvement. Observées à près de 13 milliards d’années-lumière de la Terre, elles tourbillonnaient autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres...) de leur centre de manière similaire à la Voie Lactée. Cette découverte laisse supposer que le gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la matière n'a pas de forme propre ni de volume propre : un gaz tend...) contenu dans ces galaxies nouvellement formées tournait déjà autour de leur centre, à l’image des galaxies « adultes » issues de la fusion (En physique et en métallurgie, la fusion est le passage d'un corps de l'état solide vers l'état liquide. Pour un corps pur, c’est-à-dire pour une substance constituée de molécules...) et de la croissance de celles-ci. Ces résultats sont publiés dans la revue Nature.

Pour observer les débuts de l’Univers, les astronomes ont utilisé des télescopes spéciaux que l’on appelle radiotélescopes. En effet, l’Univers était à l’origine rempli de gaz d’hydrogène opaque, rendant difficile l’observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et...) de la formation des toutes premières galaxies avec des télescopes optiques. Si ce gaz absorbe la lumière visible, il laisse en revanche passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson (1723-1806) en 1760.) l’infra-rouge lointain. Les astronomes ont donc utilisé les 64 antennes d’ALMA, un radiotélescope situé à 5000 mètres d’altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base. C'est une des composantes géographique et biogéographique qui explique la répartition de la vie sur terre.) dans les Andes chiliennes, pour observer deux petites galaxies nées seulement 800 millions d’années après le Big Bang (Le Big Bang est l’époque dense et chaude qu’a connu l’univers il y a environ 13,7 milliards d’années, ainsi que l’ensemble des modèles...), soit il y a près de 13 milliards d’années. En analysant cette lumière recueillie par ALMA, ils ont pu établir leur distance exacte et voir le mouvement interne (En France, ce nom désigne un médecin, un pharmacien ou un chirurgien-dentiste, à la fois en activité et en formation à l'hôpital ou en cabinet pendant une durée variable selon le "Diplôme d'études...) du gaz qui a alimenté leur croissance au cours du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.).

De l’ordre dès la naissance de l’Univers

« C’est une surprise, nous nous attendions à ce que ces premières galaxies soient très turbulentes en raison des fusions fréquentes entre elles et du chaos provoqué par l’explosion (Une explosion est la transformation rapide d'une matière en une autre matière ayant un volume plus grand, généralement sous forme de gaz. Plus cette transformation s'effectue...) des supernovae, nombreuses à cette époque», explique Pascal Oesch, professeur associé au Département d’astronomie (L’astronomie est la science de l’observation des astres, cherchant à expliquer leur origine, leur évolution, leurs propriétés physiques et chimiques. Elle ne doit pas être...) de la Faculté des sciences de l’UNIGE et co-auteur de l’étude. « Or, il se trouve que ces galaxies étaient déjà relativement ordonnées, bien qu’elles fussent apparues si tôt dans l’histoire de l’Univers. » Ces « bébés-galaxies », qui étaient cinq fois plus petites que la nôtre, ont donc pu croître rapidement pour devenir adultes, comme celle dans laquelle nous sommes actuellement, la Voie Lactée.

Cette découverte ouvre une porte sur la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique,...) de la formation et de l’évolution des galaxies pendant le premier milliard (Un milliard (1 000 000 000) est l'entier naturel qui suit neuf cent quatre-vingt-dix-neuf millions neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf...) d’années après la naissance de l’Univers, une période encore mal connue des astronomes.

Référence publication:
Nature - DOI: 10.1038/nature24631

Contact chercheur:
Pascal Oesch - Professeur associé au Département d’astronomie - Faculté des sciences - UNIGE

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