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Posté par Adrien le Samedi 24 Février 2007 à 00:00:23
Rien ne peut interrompre les changements climatiques à court terme
Selon un groupe de spécialistes de divers pays, les conséquences sur la surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, souvent...) terrestre, sur les océans et sur l'atmosphère (Le mot atmosphère peut avoir plusieurs significations :) du réchauffement de la Terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. C'est la troisième planète du système solaire en partant...) imputable à l'augmentation des émissions de gaz (Au niveau microscopique, on décrit un gaz comme un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi...) à effet de serre sont telles qu'il faudra attendre plusieurs décennies avant qu'une réduction de ces émissions ait de l'effet.

Le 8 février, certains des auteurs du dernier rapport en date du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), groupe qui a pour mission d'évaluer les changements climatiques tous les cinq ans, ont fait part de leurs conclusions devant la commission des sciences et de la technologie de la Chambre des représentants.

"En somme, pour utiliser une analogie médicale, le GIEC a procédé au diagnostic des signes vitaux de la planète (Selon la dernière définition de l'Union astronomique internationale (UAI), « une planète est un corps céleste (a)...) Terre (...) et ce que nous avons découvert, c'est que la planète a de la fièvre et que son état pourrait bien empirer", a dit l'un des auteurs du rapport, M. Kevin Trenberth, du Centre national de la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de...) atmosphérique des États-Unis.

Des rapports alarmants

Ce sont l'Organisation (Une organisation est) météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se...) (PNUE) qui ont établi le GIEC, dont peuvent faire partie tous les pays membres de l'ONU et de l'OMM. Ses rapports, déjà publiés en 1990, 1995 et 2001 et auxquels des centaines de climatologues du monde (Le mot monde peut désigner :) entier apportent leurs contributions, donnent un bon aperçu des connaissances actuelles de l'homme en matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont...) de climatologie et de changements climatiques.

Ces rapports reposent sur les conclusions des trois groupes de travail du GIEC et d'une équipe spéciale:

- le Groupe de travail I, qui évalue les aspects scientifiques du système climatique et de l'évolution du climat ;

- le Groupe de travail II, qui s'occupe des questions concernant la vulnérabilité des systèmes socio-économiques et naturels aux changements climatiques, les conséquences négatives et positives de ces changements et les possibilités de s'y adapter ;

- le Groupe de travail III, qui évalue les solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer les changements climatiques ;

- l'équipe spéciale pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre, qui est chargée de mettre en oeuvre le Programme du GIEC dans ce domaine.

Les données et leurs lacunes

Les principaux auteurs du rapport ont résumé leurs conclusions pour les membres de la commission parlementaire. Selon eux, les preuves de changements discernables et réguliers sont de plus en plus nombreuses. Elles comprennent l'augmentation des moyennes mondiales de la température (La température d'un système est une fonction croissante du degré d'agitation thermique des particules, c'est-à-dire de...) de l'air et des températures atmosphériques, des températures à la surface des eaux de mer (Le terme de mer recouvre plusieurs réalités.) et en faible profondeur, la fonte généralisée des neiges, la diminution de l'étendue et de l'épaisseur des banquises, la réduction de l'étendue et de la masse (La masse est une propriété fondamentale de la matière qui se manifeste à la fois par l'inertie des corps et leur...) des glaciers et des petites calottes glaciaires et l'élévation à l'échelle mondiale du niveau des mers.

On comprend de mieux en mieux les phénomènes qui influencent les changements climatiques, car les données dont on dispose sont de plus en plus précises et couvrent des zones géographiques de plus en plus vastes, a précisé M. Trenberth.

De l'avis de Mme Susan Solomon, du laboratoire de recherche sur le système terrestre de l'Administration nationale des études océanographique et atmosphérique (NOAA), le réchauffement de la Terre va se poursuivre à court terme "même si l'on parvient à stabiliser les émissions de gaz à effet de serre au niveau actuel au lieu de continuer à les augmenter".

La plus grande incertitude est liée aux calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique, dont la fonte pourrait beaucoup changer le niveau des mers.

Epaisse de quelques 3,2 kilomètres, une calotte glaciaire est une couche de neige à l'échelle continentale comprimée et transformée en glace sous son propre poids (Le poids d'un corps nu ou force de pesanteur est la force exercée sur un corps (de masse m) immobile dans le...) et qui s'étend. Du fait de son expansion, les bordures de la calotte s'amincissent, forment la banquise (La banquise est une étendue de mer gelée. Elle se forme durant l'hiver polaire, lorsque la température de l'eau de mer...) et finissent par casser, donnant les icebergs, a expliqué l'un des co-auteurs du rapport, M. Richard Alley, de l'université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche),...) de l'État de Pennsylvanie.


Iceberg géant de près de 120 km qui s’est brisé dans la Mer de Ross en mars 2000

Lorsque les températures montent, la partie inférieure des banquises, déjà en contact avec la mer, peut fondre très facilement, phénomène que les scientifiques ne comprennent pas encore très bien.

"Le nouveau rapport fait état d'une meilleure compréhension de nombreux aspects du réchauffement et de la diminution des couches de glace, mais il s'est produit des changements inattendus dans les fluctuations qui interviennent dans la glace pour lesquelles nous ne disposons pas de données scientifiques permettant de faire des prévisions exactes", a déclaré M. Alley.

Il est important de combler cette lacune, a indiqué l'un des chercheurs en chef du Centre national de la recherche atmosphérique, M. Gerald Meehl, car "une élévation supplémentaire du niveau des mers due à la fonte des glaces polaires pourrait ajouter, d'ici à la fin du XXIe siècle, de 10 à 20 cm aux prévisions maximales (60 cm), et on ne peut pas exclure une élévation encore plus forte du niveau des mers à l'avenir".

Source: flashespace.com
Illustrations: NASA et ESA
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