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Posté par Adrien le Jeudi 3 Mai 2007 à 00:00:36
Un vaisseau habité Orion pour visiter des astéroïdes
La NASA (La National Aeronautics and Space Administration (« Administration nationale de l'aéronautique et de...) planche sur une version modifiée de l'Orion Lunaire capable de rejoindre un astéroïde (Un astéroïde est un objet céleste dont la taille varie de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres de...) proche de la Terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. C'est la troisième planète du système solaire en partant...) montrant de fait l'intérêt des Etats-Unis d'envoyer des hommes sur ce type d'objet. Les premières études conceptuelles montrent que très peu de modifications seront nécessaires. Le lanceur ( Lanceur, terme de l'astronautique Lanceur, terme du baseball Récupérée de «...) Ares I (Ares I (ou Ares (Ares est la nouvelle famille de lanceurs civils américains de la NASA.) 1) est un lanceur de la Nasa destiné à mettre sur orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous...) le véhicule spatial Orion (auparavant appelé...) sera tout à fait capable de lancer l'engin.

Le scénario de base sur lequel s'appuie la NASA pour peaufiner son projet montre qu'une telle mission nécessiterait l'emport de moins de carburant (Un carburant est un combustible qui alimente un moteur thermique. Celui-ci transforme l'énergie chimique du carburant...) que pour une mission vers la Lune (On appelle lune tout satellite naturel d'une planète, mais la Lune, avec un L majuscule, désigne le seul satellite...). Cela s'explique par la faible force (Le mot force peut désigner un pouvoir mécanique sur les choses, et aussi, métaphoriquement, un pouvoir de la volonté ou...) de gravité (La gravitation est une des quatre interactions fondamentales de la physique.) des astéroïdes qui ne requiert pas une grande puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) pour s'en échapper. Dans bien des cas, une simple impulsion plus ou moins prononcée suffira.


Vue d’artiste de l’Orion lunaire et du module de service

Toujours en raison de sa faible gravité, il ne sera pas nécessaire d'envisager d'atterrisseur distinct de l'Orion 'astéroïde'. L'engin sera tout à fait capable de voler à très basse altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base.) et 'au ras du sol' dès que la surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, souvent...) de l'astéroïde aura été cartographiée. Autrement dit, les astronautes pourront descendre sur la surface de l'astéroïde retenus par une corde.

Toutefois, 2 défis sont à relever avant d'envisager l'envoi d'hommes autour d'un astéroïde. Les consommables (eau, nourriture et oxygène) et le risque des radiations. Si la problématique du transport des quantités des consommables nécessaires à la mission est pour ainsi dire résolue, la protection des astronautes contre les radiations pose problème.

La version lunaire de la famille Orion est conçue pour transporter suffisamment de consommables pour un équipage de quatre astronautes pendant 2 semaines. L'Orion utilisé pour rejoindre l'astéroïde sera adapté pour le transport de 2, voire 3 astronautes, augmentant ainsi la masse utilisée pour le transport de ces consommables.

Quant aux rayonnements auxquels s'exposeront les astronautes pendant toute la durée de leur mission, en l'état les mesures de protection prévues sont somme toute assez faibles. D'après le document de la NASA, la courte durée de la mission devrait ne pas avoir un impact trop important sur la santé des astronautes. Le seul risque est une activité (Le terme d'activité peut désigner une profession.) solaire plus importante qui se traduirait par des éjections coronales massives en direction de l'équipage. Pour parer à ces particules la NASA convient que seules les réserves d'eau (L’eau (que l'on peut aussi appeler oxyde de dihydrogène, hydroxyde d'hydrogène ou acide hydroxyque) est un...) liquide (La phase liquide est un état de la matière.) formeraient un bouclier pour protéger les astronautes. Cependant, il n'est pas exclu qu'au moment du lancement de la mission on soit alors capable de prévoir l'activité du Soleil ((pourcentage en masse)) au moins à quelques mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.).

Cette mission vers un astéroïde est également présentée comme une sorte de répétition générale avant le débarquement d'homme sur Mars. Il serait intéressant de valider certains aspects de la mission martienne pour la seule raison qu'en cas de problème, l'équipage peut retourner sur Terre, voire sur la Lune, ce qui évidemment ne sera pas le cas lors d'un voyage vers Mars. Du fait du déplacement ( En géométrie, un déplacement est une similitude qui conserve les distances et les angles orientés. En...) des 2 planètes autour du Soleil, l'équipage en route (Le mot « route » dérive du latin (via) rupta, littéralement « voie brisée », c'est-à-dire creusée...) pour Mars, s'il veut rentrer sur Terre, devra d'abord atteindre la planète (Selon la dernière définition de l'Union astronomique internationale (UAI), « une planète est un corps céleste (a)...) rouge (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait usage.) puis attendre la fenêtre (En architecture et construction, une fenêtre est une baie, une ouverture dans un mur avec ou sans vitres. Une fenêtre...) de tir pour rejoindre la Terre !

Un premier astéroïde visé

L'astéroïde 1998 KY 26 apparaît comme une première cible potentielle. Seule sa période de rotation (10,7 minutes) peut poser problème. Ce caillou se présente sous la forme d'un sphéroïde (Un sphéroïde ou ellipsoïde de rotation est une surface quadrique en 3 dimensions obtenue par rotation d'une ellipse...) légèrement allongé d'une trentaine de mètres de diamètre (Dans un cercle ou une sphère, le diamètre est un segment de droite passant par le centre et limité par les points du...) et passera près de la Terre en 2013 et 2024 et pourrait être rejoint en 3 mois.

Toutefois, en raison de sa période de rotation, cet astéroïde n'est pas le candidat idéal pour envoyer des hommes dessus. Cependant, il représente très bien le type d'astéroïde que la NASA vise. L'équipe du projet recherche donc d'autres candidats au profil similaire de 1998 KY 26.

L'astéroïde 1998 KY 26

1998 KY 26 a été découvert en 1998 et s'est approché de la Terre à environ 800.000 km. Il s'agit d'un astéroïde NEA (proche de la terre) de type Apollo qui orbite entre la Terre et Mars. Il entre même à l'intérieur de l'orbite de la Terre.

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