L'
université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche),...) de Kobe, en partenariat avec des industriels, a mis au
point (Graphie) une méthode permettant de transformer de l'huile de cuisson usagée en
biodiesel (Le biodiesel, biogazole ou B100 (B20, B5, B2, etc) est un carburant obtenu à partir d'huile végétale ou animale...) en utilisant des microorganismes génétiquement modifiés.
Les microorganismes ont été modifiés afin que des lipases, enzymes qui hydrolysent les graisses, soient fixées à leur surface. Lorsqu'ils sont introduits dans de l'huile de cuisson et que du méthanol est rajouté progressivement, les microorganismes hydrolysent des triglycérides de l'huile en méthylester, composé de base du biodiesel. Le procédé permet également de récupérer de la glycérine comme sous-produit. Le rendement de la réaction est de 90%.
Les méthodes traditionnelles de transestérification ont un rendement de 50 à 60% et nécessitent l'utilisation de bases très alcalines comme la soude caustique qui peuvent endommager le
moteur (Un moteur est un dispositif transformant une énergie non-mécanique (éolienne, chimique, électrique, thermique par...) et qui sont difficiles à extraire.
L'entreprise partenaire espère construire une unité pilote dans l'année afin de produire en continu du biodiesel et effectuer des essais sur
route (Le mot « route » dérive du latin (via) rupta, littéralement « voie brisée », c'est-à-dire creusée...) avec des véhicules alimentés avec ce
carburant (Un carburant est un combustible qui alimente un moteur thermique. Celui-ci transforme l'énergie chimique du carburant...).