Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Catégories
Techniques
Sciences
Encore plus...
Techno-Science.net
Bons plans et avis Gearbest: Xiaomi Mi Mix2, OnePlus 5T
Code promo Gearbest: réduction, coupon, livraison...
Photo Mystérieuse

Que représente
cette image ?
Posté par Michel le Mardi 20/05/2008 à 00:00
La vraie nature des nanobactéries
Dix fois plus petites que des bactéries et entourées d’une coquille de calcium, les nanobactéries sont impliquées dans de nombreuses maladies comme la formation des calculs rénaux. Seulement voilà, la nature exacte de ces minuscules particules reste très controversée. Pour ses découvreurs finlandais, il s’agit d’une forme de vie (La vie est le nom donné :) primitive. Pour d’autres, ce sont des particules inertes. Après plusieurs années de débats, des chercheurs du CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de recherche scientifique public français (EPST).) et de l’Inserm apportent la preuve définitive que les nanobactéries ne sont pas des micro-organismes mais des complexes de minéraux et de protéines.


Ces minuscules particules ne sont pas des micro-organismes
mais des complexes de minéraux et de protéines

C’est en 1998 que l’équipe finlandaise d’Olavi Kajander isole, chez l’homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme prépubère est...), de petites sphères de quelques dizaines de nanomètres de diamètre. Ces particules, qui ressemblent à s’y méprendre à des bactéries, sont alors baptisées « nanobactéries ». Mais sont-elles réellement d’origine biologique ? Pas si sûr. L’Unité de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les...) sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes (Urmite) s’intéresse rapidement à la question. « Le laboratoire s’est beaucoup impliqué dans l’isolement de nouveaux pathogènes. C’était donc un défi d’essayer de cultiver ces nanobactéries et de connaître leur nature », explique Patricia Renesto, chercheuse dans l’unité.

Après les premiers essais de culture (La définition que donne l'UNESCO de la culture est la suivante [1] :) infructueux, les scientifiques reprennent leur étude à partir d’échantillons de nanobactéries fournis par Olavi Kajander. Les résultats sont sans appel. « Grâce à des techniques très performantes d’amplification (On parle d'amplificateur de force pour tout une palette de systèmes qui amplifient les efforts : mécanique, hydraulique, pneumatique, électrique.) et divers traitements chimiques, nous avons montré qu’il n’y avait absolument aucun acide (Un acide est un composé chimique généralement défini par ses réactions avec un autre type de composé chimique complémentaire, les bases.) nucléique – ni ARN ni ADN – dans les nanobactéries. Ce ne sont donc pas des êtres vivants. Le débat est définitivement clos », affirme Patricia Renesto.

Mais s’il ne s’agit pas de bactéries, que se cache-t-il à l’intérieur de ces énigmatiques petites sphères ? « La sensibilité de ces structures aux ultraviolets ou à la trypsine – enzyme (Une enzyme est une molécule (protéine ou ARN dans le cas des ribozymes) permettant d'abaisser l'énergie d'activation d'une réaction et...) présente dans le suc (Le suc est un liquide extrait d'une substance végétale ou animale. Les tissus, qu'ils soient animaux ou végétaux, peuvent contenir et emmagasiner des liquides.) pancréatique et qui permet de digérer les protéines – suggérait qu’il s’agissait d’un composant protéique. La spectrométrie de masse (Le terme masse est utilisé pour désigner deux grandeurs attachées à un corps : l'une quantifie l'inertie du corps (la masse inerte) et l'autre la contribution du...) et le séquençage nous ont permis d’identifier une protéine du sérum sanguin (1): la fétuine », poursuit Patricia Renesto.

Ces coques minérales renferment donc des protéines humaines. À l’image des prions (2), la fétuine existerait sous deux formes: une forme normale ( Forme normale (bases de données relationnelles) Forme normale (lambda-calcul) En calcul des propositions: formes normales conjonctives et formes normales disjonctives...) inoffensive et une forme anormale capable de d’accélérer la formation des cristaux de calcium, à l’origine des calculs rénaux notamment. « L’hypothèse d’un prion doit encore être vérifiée, nuance toutefois Patricia Renesto. Nous nous sommes juste autorisés à rebaptiser ces structures nanons car il ne s’agit définitivement pas de bactéries. »


Notes:

(1) Partie liquide (La phase liquide est un état de la matière. Sous cette forme, la matière est facilement déformable mais difficilement compressible.) du sang (Le sang est un tissu conjonctif liquide formé de populations cellulaires libres, dont le plasma est la substance fondamentale et est présent chez la plupart des animaux....), constituée par le plasma ( En physique, le plasma décrit un état de la matière constitué de particules chargées (d'ions et d'électrons). ...) débarrassé d'une certaine protéine, la fibrine.

(2) Agent infectieux dépourvu d'acide nucléique.


Commentez et débattez de cette actualité sur notre forum Techno-Science.net. Vous pouvez également partager cette actualité sur Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux.
Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter Partager sur Messenger Icone partage sur Delicious Icone partage sur Myspace Flux RSS
Source et illustration: CNRS