
Un groupe de chercheurs de l'Université Fédérale du Pernambouc (UFPE) a identifié des
bactéries (Les bactéries (Bacteria) sont des organismes vivants unicellulaires procaryotes, caractérisées par une absence de noyau...) qui dégradent la glycérine en
biogaz (Le biogaz est le gaz produit par la fermentation de matières organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène.), plus précisément en
méthane (Le méthane (R50) est un hydrocarbure de la famille des alcanes.). Cette découverte permet ainsi de valoriser la glycérine brute issue du processus de production du
biodiesel (Le biodiesel, biogazole ou B100 (B20, B5, B2, etc) est un carburant obtenu à partir d'huile végétale ou animale...) - 300 millilitres pour chaque litre de biodiesel produit.
Le méthane est produit lorsqu'un conglomérat bactérien, composé de plusieurs espèces de micro-organismes identifiées dans le fumier bovin, est mis en contact avec la glycérine brute dans des équipements de biodigestion. Ce gaz peut ensuite être utilisé comme combustible pour la production d'
électricité (L’électricité est un phénomène physique dû aux différentes charges électriques de la matière, se manifestant par...).
La problématique de valorisation de la glycérine est apparue suite à la décision du Brésil d'incorporer 5% de biodiesel au diesel à l'horizon 2013, le marché de la glycérine étant d'ores et déjà excédentaire. Cette question est d'autant plus importante que la glycérine issue du biodiesel n'est pas noble et ne peut pas être utilisée par les industries pharmaceutiques et cosmétiques. Les recherches visent désormais à améliorer l'efficacité du processus de production de méthane.