
Un groupe formé de chercheurs du LENS (Laboratoire Européen pour les Spectroscopies Non-linéaires), de l'Université de Florence et de l'INFN (Institut National pour la
Physique (La physique (du grec φυσικη) est étymologiquement la science de la nature. Son champ...) de la Matière) a réalisé des
matériaux (Un matériau (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.) est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.) innovants dans lesquels la
lumière (La lumière désigne les ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des...) se comporte de façon non-conventionnelle. L'étude fait la couverture de la revue
Nature publiée le 22 mai 2008.
Le nouveau matériau réalisé se comporte comme un super-diffuseur, à savoir un matériau dans lequel les photons se propagent à une
vitesse (La vitesse est une grandeur physique qui permet d'évaluer l'évolution d'une quantité en fonction du temps.) très supérieure à celle qu'il est possible d'atteindre dans les matériaux classiques. La
recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de...) s'est appuyée sur un phénomène physique appelé "vols de Lévy" qui illustre les processus de
transport (Le transport, du latin trans, au-delà, et portare, porter, est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu...) en physique mais aussi la distribution des déplacements humains, les stratégies de recherche de nourriture des animaux ou les fluctuations du cours des actions. En référence à ce phénomène, l'article publié sur la revue
Nature porte le titre: "A Lévy flight for light".
Cette nouvelle classe de matériaux a été dénommée "verres de Lévy" par analogie avec les "vols de Lévy", phénomène naturel jamais observé jusque là dans un matériau. Les photons s'y propagent selon des chemins ad hoc (les vols de Lévy) à une vitesse bien supérieure à celle observée dans les milieux optiques traditionnels. Ceci est dû aux centres qui diffusent la lumière répartis de façon quasi fractale.
Le résultat a été obtenu en mélangeant trois ingrédients: verre
liquide (La phase liquide est un état de la matière.) (silicate de sodium), particules de bioxyde de titane et sphères de verre de divers diamètres. Ces dernières créent à l'intérieur du verre liquide une matrice pouvant déterminer la distribution des sphères de bioxyde de titane: lorsque la matière se solidifie, la distribution des sphères est telle que les photons diffusent dans le verre selon les "vols de Lévy". Le
chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile...) Jacopo Bertolotti affirme que le but actuel est de raffiner la recette en substituant le verre liquide par un polymère. De cette façon des matériaux flexibles seront créés avec des potentialités d'application dans divers secteurs de haute
technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :), de l'économie avancée à la photonique.