Ce site necessite l'activation du javascript dans votre navigateur pour un affichage correct !
  Nos sites: Techno-Science.net | Allons-Sortir.fr
Style du site: Original | Azur   
Découvrez toute l'actualité scientifique et technologique, des dossiers, des évènements et sorties scientifiques...
Techno-Science
Outils
Proposez-nous
Archives
Partenaires / Sites
Organismes
 CEA
 ESA
Sites Web
Posté par Michel le Mercredi 30 Juillet 2008 à 00:00:28
Rosetta à la rencontre d’un astéroïde rare
La sonde (Une sonde spatiale est un vaisseau non habité envoyé par l'Homme pour explorer de plus près des objets du système...) européenne Rosetta devrait croiser sur son chemin un petit astéroïde (Un astéroïde est un objet céleste dont la taille varie de quelques dizaines de mètres à plusieurs kilomètres de...) dénommé Steins le 5 septembre prochain. A mi-distance de son objectif final, la comète (En astronomie, une comète est un petit astre brillant du système solaire, dont l'orbite a généralement la forme d'une...) Churyumov- Gerasimenko, elle en profitera pour fournir de précieuses informations sur une famille d’astéroïdes encore peu connue.


La sonde Rosetta passera à seulement 800 km de l’astéroïde (vue d’artiste)

Rendez-vous le 5 septembre

"Il existe seulement une vingtaine d'astéroïdes de ce type sur plus de 165 000 découverts à ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux...). C’est la première fois qu’on a l’occasion d’en observer un de près." Philippe Gaudon, chef de projet (Un projet est - dans un contexte professionnel - une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou...) Rosetta au CNES, ne cache pas son enthousiasme.

Lui qui suit la sonde depuis son lancement en 2004, attendait ce premier rendez-vous avec impatience. Car Rosetta est censée croiser 2 astéroïdes au cours des 10 années que dure son voyage, lors de ses traversées de la ceinture principale d’astéroïdes entre les orbites de Mars et de Jupiter. La première rencontre aura lieu le 5 septembre prochain avec un petit objet de 5 km de diamètre (Dans un cercle ou une sphère, le diamètre est un segment de droite passant par le centre et limité par les points du...) qui répond au nom de Steins.

La sonde survolera l’astéroïde à 800 km d’altitude à 20h37 (heure de Paris) et à la vitesse de 8,6 km/s. Certains de ses instruments prendront des photos de la surface (Il existe de nombreuses acceptions au mot surface, parfois objet géométrique, parfois frontière physique, souvent...) de Steins à différentes longueurs d’ondes et avec une résolution de quelques mètres (voir aussi notre news).

"Nous connaîtrons ainsi mieux la forme de cet astéroïde. Il s’agit aussi de préciser sa composition que nous pensons a priori faite essentiellement de silicates pauvres en fer. Quant au nombre et à la localisation des cratères, ils vont nous renseigner sur l’histoire de l’astéroïde.» explique Philippe Gaudon.

Les scientifiques espèrent, grâce à ces précieuses informations, en savoir plus sur la formation et l’évolution des astéroïdes du système solaire (Le système solaire est le nom donné au système planétaire composé du soleil et des objets célestes gravitant autour de...) interne de façon à compléter les connaissances sur un environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se...) finalement assez proche de la Terre (La Terre, foyer de l'humanité, est surnommée la planète bleue. C'est la troisième planète du système solaire en partant...).

L’exploration cométaire

Même si cette partie de la mission présente un grand intérêt, l’objectif final reste l’exploration cométaire. "Une comète vue depuis la Terre, c’est une petite tête brillante suivie d’une queue immense et diffuse. En réalité, c’est un corps de glace de quelques km de diamètre avec un noyau qui se sublime (se vaporise) en se rapprochant du soleil", décrit Philippe Gaudon.

Rosetta est constituée d’un orbiteur qui gravitera autour du noyau de la comète Churuymora Gerasimenko en 2014 et d’un atterrisseur (Dans le domaine de l'astronautique, un atterrisseur (lander en anglais) est une sonde spatiale qui explore la surface...), Philae, qui se posera à sa surface. Ainsi, rien n’échappera à la sonde: elle prendra des images de la surface, analysera le contenu des gaz (Au niveau microscopique, on décrit un gaz comme un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi...) et des poussières de la queue, et réalisera une véritable radiographie du noyau. Elle effectuera aussi grâce à Philae des prélèvements et beaucoup d’analyses in situ.

"Cette mission est européenne, précise Philippe Gaudon, chaque pays membre a apporté sa contribution. Le CNES a participé au financement d’un grand nombre d’instruments scientifiques (12 sur l’orbiteur, 10 sur l’atterrisseur). Nous avons fourni les batteries de l’atterrisseur et développé son segment sol. Le système de communication (La communication concerne aussi bien l'homme (communication intra-psychique,interpersonnelle, groupale...) que l'animal...) entre l’orbiteur et l’atterrisseur est également signé CNES."

L’espoir est de trouver dans la glace de la surface du noyau ou dans les gaz et les poussières de la queue des molécules complexes et variées. Cela viendrait étayer l’hypothèse selon laquelle les comètes auraient contribué à l’apparition de la vie sur Terre.

Source: CNES - 29/07/2008
Illustration: ESA/AOES Medialab
Commentez cette news: 0 commentaire
Archives des News
  Février 2010
  Janvier 2010
  Décembre 2009
  Novembre 2009
  Toutes les archives


Lundi 8 Février 2010 à 11:54:10 - Aéronautique - 11 commentaires
» Le 747-8 à son tour prêt à s'envoller
Dimanche 7 Février 2010 à 00:00:57 - Vie et Terre - 0 commentaire
» Une grotte à immortaliser