
Une nouvelle avancée logicielle en matière d'intelligence artificielle vient d'être présentée à l'exposition de Las Vegas consacrée aux jeux, mieux connue sous le nom de "Gaming Life Expo".
Polaris (Polaris peut se référer à :), le
programme informatique (Un programme informatique est une liste d'ordres indiquant à un ordinateur ce qu'il doit faire. Il se présente sous la...) en question, est le premier programme réussissant à battre une équipe de joueurs de poker renommés dont chacun des membres avait remporté au moins 1 million de dollars de gains (voir aussi notre
news). Cette victoire de Polaris ne signifie pour autant pas que le
logiciel (Un logiciel ou une application est un ensemble de programmes, qui permet à un ordinateur ou à un système informatique...) est un joueur imbattable de poker. Le programme ne se montre actuellement performant qu'en un contre un et en Texas hold'em à pot limite. Mais les développeurs espèrent pouvoir rapidement mettre au
point (Graphie) un programme capable de remporter des tournois de Texas hold'em no limit au plus haut niveau.
En 1997, le Deep Blue d'
IBM (International Business Machines Corporation (IBM) est une société multinationale américaine présente dans les domaines...) était devenu le premier ordinateur à battre un champion du
monde (Le mot monde peut désigner :) d'échecs et l'an dernier une équipe de chercheurs a présenté un programme capable de ne jamais perdre une partie de dames. Ces jeux étaient jusque là dominés par les humains mais étaient modélisables informatiquement et les avancées en intelligence artificielle étaient ainsi attendues. Le poker en revanche met en jeu des paramètres de bluff, de ruse et de tromperie qui ne sont pas traditionnellement associés avec les cartes mères, portes logiques et circuits intégrés. Si aux échecs ou aux dames l'ordinateur connait toutes les positions des pièces sur le plateau, il n'en va pas de même au poker où les décisions doivent être prises sans connaître le jeu de l'adversaire. Les ordinateurs ne tiennent pas encore toutes les ficelles des décisions complexes des joueurs mais Polaris réussi remarquablement dans les variantes du jeu pour lesquelles les incertitudes sont moins nombreuses. Lorsque la
puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) de calcul disponible sera capable de créer, comme pour les échecs et les dames, des arbres de décision déterminant l'action permettant la plus grande
probabilité (Probabilité vient du latin probare (prouver, ou tester). Le mot probable signifie « qui peut se produire »...) de gain, les futures versions de Polaris pourront alors rivaliser avec les humains et s'asseoir aux tables des plus grands champions.
Un problème fondamental risque cependant d'occuper les chercheurs pour de nombreuses années encore, à savoir le fait que pour un joueur de poker, la meilleure stratégie dépend du style de jeu de l'adversaire et l'analyse informatique des comportements risque de se heurter aux tromperies délibérées des joueurs qui eux ne choisissent pas toujours des voies rationnelles.