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Posté par Isabelle le Lundi 20/04/2009 à 00:00
Montréal: production en grande quantité de cellules souches
Une équipe de l'Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC) de l'Université de Montréal a réussi à produire en laboratoire une grande quantité de cellules souches à partir d'un nombre infime de cellules souches sanguines provenant de la moelle osseuse (La moelle osseuse est tissu situé au centre des os. Il y en a deux formes: la moelle jaune (tissu adipeux) qui prend le nom de moelle grise en vieillissant et la moelle rouge...). L'équipe multidisciplinaire dirigée par le Dr Guy Sauvageau a fait ainsi un pas de géant vers la mise au point (Graphie) d'un traitement révolutionnaire à l'aide de ces cellules souches. Cette première mondiale fera progresser la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension...) sur les cellules souches et pourrait avoir d'importantes retombées dans plusieurs domaines pour lesquels il n'existe actuellement aucun traitement.


Cellule souche embryonnaire de souris

Chaque année en Amérique du Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.), près de quatre mille personnes attendent en vain une greffe de moelle osseuse par manque de donneur compatible. On sait qu'une greffe de cellules souches de moelle osseuse peut permettre de reconstituer la moelle osseuse du receveur. La principale difficulté reste à obtenir un nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) suffisant de cellules souches compatibles. Grâce au Dr Sauvageau et à son équipe, d'ici quelques années, ces patients pourront obtenir une nouvelle moelle osseuse. « On pourrait ainsi envisager greffer tous les adultes à partir des banques existantes de sang (Le sang est un tissu conjonctif liquide formé de populations cellulaires libres, dont le plasma est la substance fondamentale et est présent chez la plupart des animaux. Un humain adulte est...) de cordon ombilical (Chez les mammifères placentaires, le cordon ombilical est l'organe qui joint le placenta de la mère enceinte au fœtus ou à l'embryon. C'est dans ce cordon que circulent les vaisseaux sanguins (2 artères et 1 veine) qui...), dont le contenu en cellules souches est présentement limitant pour l'utilisation à grande échelle chez l'adulte », affirme le Dr Sauvageau.

Des greffes d'organe sans effets secondaires: la médecine du futur ?

Actuellement, les personnes greffées sont condamnées à prendre des médicaments contre le rejet de l'organe transplanté et à en subir les effets secondaires tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) au long de leur vie (La vie est le nom donné :). Toutefois, « il existe des études chez la souris qui démontrent que les cellules souches de moelle osseuse peuvent empêcher le rejet typiquement dirigé contre les organes solides », affirme le Dr Sauvageau.

Le rejet se produit parce que les cellules du système immunitaire, fabriquées par la moelle osseuse, attaquent l'organe greffé comme si c'était un envahisseur. Par extrapolation d'études effectuées en laboratoire, il est fort probable que de greffer des cellules souches hématopoïétiques prélevées chez le donneur d'organe et développées en laboratoire permettrait d'éviter le rejet de cet organe. D'où l'importance de pouvoir disposer de grandes quantités de cellules souches hématopoïétiques permettant ainsi d'être en mesure d'associer des cellules souches compatibles avec l'organe à transplanter.

Des protéines multiplicatrices de cellules souches

Pour produire de grandes quantités de cellules souches hématopoïétiques en laboratoire, l'équipe du Dr Sauvageau a identifié dix protéines parmi sept cents candidates. Ces dix protéines sont naturellement présentes à l'intérieur des cellules souches hématopoïétiques. Et les chercheurs peuvent se servir de chacune d'elles pour forcer ces cellules à se multiplier en laboratoire. « La prochaine étape consiste à vérifier si cela fonctionne aussi chez l'humain. Et tout est déjà en place», reprend Guy Sauvageau. Ces tests se dérouleront à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont de Montréal, un des plus grand centre au pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la...) où on pratique la transplantation de cellules souches. « Si une seule des dix protéines permet de multiplier des cellules souches hématopoïétiques chez l'humain, nous pourrons alors obtenir les quantités de cellules nécessaires pour effectuer des greffes. Et ce sera alors " mission accomplie". »

Plusieurs chercheurs à travers le monde (Le mot monde peut désigner :) tentent aujourd'hui d'harnacher le pouvoir régénérateur d'autres types de cellules souches pour traiter des maladies comme l'Alzheimer ou le diabète. Les recherches de l'équipe de l'IRIC pourraient aussi les aider à atteindre leur but.

Les travaux de l'équipe du Dr Sauvageau ont été financés par les Instituts de recherche en santé du Canada et les résultats sont publiés aujourd'hui dans la prestigieuse revue scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes...) Cell.

L'IRIC, un centre de recherche qui vise à accélérer les découvertes de nouvelles thérapies anticancéreuses

L'IRIC, fondé en 2003 à l'Université de Montréal, est le premier centre en biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des sciences...) des systèmes au Canada et vise à découvrir de nouveaux agents thérapeutiques contre le cancer (Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle manière que la survie de ce dernier est menacée....) et à former les chercheurs de demain. En plus de la qualité exceptionnelle de ses chercheurs et de ses étudiants, l'IRIC met à leur disposition la plus importante infrastructure technologique en Amérique du Nord. De plus, grâce à l'obtention de la désignation de Centre d'Excellence en Commercialisation et en Recherche, l'IRIC est maintenant en mesure d'établir, via sa nouvelle filiale IRICoR, des partenariats avec des membres de l'industrie biopharmaceutique afin de commercialiser ses découvertes.

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Source: Université de Montréal
Illustration: Wikipedia