Arkema s'apprête à lancer la commercialisation de son caoutchouc auto-cicatrisant
En Février 2008, Arkema annonçait le développement, en partenariat avec le laboratoire "
Matière molle (La Matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont...) molle rassemble des états de la matière ou des matériaux (Un matériau est une matière d'origine naturelle ou artificielle que l'homme façonne pour en faire des objets.) connaissant une réponse forte pour un très faible...) et
chimie (La chimie est la science qui étudie la composition et les réactions de la matière.)" (CNRS/École supérieure de
physique (La physique (du grec φυσικη) est étymologiquement la science de la nature. Son champ...) et de chimie industrielles de
Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville...), ESPCI), d'un caoutchouc auto-cicatrisant révolutionnaire (voir notre news
ici).
Aujourd'hui, la société annonce qu'une production industrielle est prévue très prochainement. Une gamme complète de matériaux supra moléculaires et d'additifs seront commercialisés sous la marque Reverlink™ .
Arkema va lancer la commercialisation de son caoutchouc auto-cicatrisant
Ce nouveau matériau supramoléculaire est produit en France à Feuchy (Pas-de-Calais). Issu d'une combinaison d'au moins 60 % d'oligomères d'acides gras issus d'huiles végétales, il est composé de petites molécules qui s’assemblent en réseaux supramoléculaires dits "réversibles", qui, en cas de rupture, sont capables de se réassembler eux-mêmes afin de retrouver leur forme et leur élasticité initiales. Si on découpe en 2 morceaux un élastique composé de ce matériau, il suffit de mettre en contact les deux morceaux, d'exercer une simple
pression (La pression est la force exercée sur une surface donnée.) pour que les deux parties s'unissent. Au bout de 24h, l'élastique retrouve sa solidité à 100%.
Après 5 ans de développement et 6 millions d'euros d'investissement, le matériau est prêt à la commercialisation. En seulement 6 mois, le produit est passé de la
phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en...) de laboratoire à l'étape de l'industrialisation !
Le groupe a déjà signé une cinquantaine d'accords de confidentialité avec des partenaires spécialisés dans divers domaines (aéronautique, santé, automobile, etc...). Nous pouvons maintenant imaginer des pièces mécaniques qui s'auto-réparent, un joint d'
étanchéité (L'étanchéité est le résultat de l'interdiction d'un passage. Ce terme général peut être compris dans de nombreux...) percé qui ne nécessitera que quelques
heures (L'heure est une unité de mesure :) de repos pour retrouver sa forme initiale, un
bitume (Le bitume est une substance composée d'un mélange d'hydrocarbures, très visqueuse (voire solide) à la température...) qui reste parfait à vie, ou enfin des semelles de chaussures capables de tenir des années !
Une vidéo de présentation est disponible
ici.
Auteur de l'article: Cédric DEPOND