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Posté par Isabelle le Mardi 29/09/2009 à 00:00
Parkinson: traiter les symptômes et la maladie
Deuxième cause de handicap d'origine neurologique chez les personnes âgées, la maladie de Parkinson touche près de 150 000 personnes en France. S’il existe des médicaments qui atténuent les symptômes de celle-ci, aucun n’a encore prouvé sa capacité à ralentir l’aggravation progressive et inexorable de la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.). L’équipe de Olivier Rascol (CIC 9302 Inserm/CHU Toulouse), en collaboration avec celle de Warren Olanow (USA) et du laboratoire TEVA (Israël) vient de montrer dans l’essai ADAGIO qu’un médicament antiparkinsonien, la rasagiline, ne se contente pas seulement de lutter contre les symptômes mais freine aussi leur progression. Ces travaux sont publiés dans The New England Journal of Medicine.

La maladie de Parkinson (La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique affectant le système nerveux central responsable de troubles essentiellement moteurs d'évolution progressive.) résulte de la dégénérescence, dans le cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses fonctions du corps, dont la motricité volontaire,...), des neurones dopaminergiques. La détérioration de ces neurones, impliqués dans les activités motrices, explique ainsi par exemple les tremblements, raideurs caractéristiques de l’affection. Afin de pallier aux symptômes de la maladie de nombreuses substances dites « dopaminergiques » sont employées. Parmi elles, la rasagiline. Prescrite lorsque les manifestations extérieures deviennent trop handicapantes, elle possèderait en outre d’autres qualités.


Si la rasagiline jouait seulement sur les symptômes et non sur les causes de leur aggravation, les 2 groupes devraient
parvenir au même résultat au bout des 18 mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.). La rasagiline a donc, en plus de son effet symptomatique immédiat déjà
connu, un effet sur la progression des symptômes de la maladie.

C’est la conclusion à laquelle vient de parvenir l’équipe coordonnée par Olivier.Rascol, au terme d’une étude de 18 mois portant sur 1200 patients. Les investigateurs de l’étude ont scindé la cohorte de patients en différents groupes, certains traités dès le début, durant 18 mois, d’autres seulement pendant les 9 derniers mois de l’étude. Ils ont ensuite suivi l’évolution des patients afin de mesurer par des tests l’aggravation de la maladie au fil du temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.).

Si le médicament ne jouait que sur les symptômes à court terme et non pas réellement sur la dynamique (Le mot dynamique est souvent employé désigner ou qualifier ce qui est relatif au mouvement. Il peut être employé comme :) d’aggravation de la maladie (ex.: l’aspirine ne guérit pas la grippe (La grippe (ou influenza) est une maladie infectieuse fréquente et contagieuse causée par trois virus à ARN de la famille des Orthomyxoviridae (Myxovirus influenzae...) mais influe sur le symptôme de douleur), les deux groupes auraient du obtenir des résultats identiques en fin d’étude. Un résultat différent a pourtant été enregistré. Au terme des 18 mois, le groupe traité plus tôt a obtenu de meilleurs résultats que le groupe traité plus tard. Une telle observation (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés. Le plaisir...) ne peut avoir qu’une signification: sur ce groupe, durant les 9 premiers mois, la rasagiline a eu un effet de fond, ralentissant la progression du handicap (On nomme handicap la limitation des possibilités d'interaction d'un individu avec son environnement, causée par une déficience qui provoque une incapacité, permanente ou non et qui mène à un stress et à des...).

Ces conclusions soulèvent pour Olivier Rascol la question du moment optimal de l’initiation du traitement chez un patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est prodigué un soin.) atteint de la maladie de parkinson. Alors que cette étude montre qu’un traitement initié plus précocement apporte un avantage ultérieur, les recommandations officielles incitent actuellement à attendre que les symptômes deviennent suffisamment gênants pour traiter les patients. L’auteur souligne par ailleurs qu’il faut désormais approfondir la compréhension des mécanismes expliquant l’avantage du traitement précoce et mieux en apprécier l’importance pratique dans la prise en charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un paiement ou un bénéfice non...) à long terme des malades, en particulier en continuant à suivre les malades de la cohorte ADAGIO.

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Source et illustration: INSERM