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Posté par Michel le Mercredi 30/12/2009 à 00:00
Découverte de défenses naturelles contre le cancer
Des chercheurs canadiens ont découvert un nouveau mécanisme moléculaire qui empêche la prolifération des cellules cancéreuses. Dans un récent numéro de la revue Molecular Cell, des scientifiques de l'Université de Montréal et de l'Université de Sherbrooke expliquent avoir découvert que la molécule SOCS1 inhibe l'activité cancérogène des cytokines. Les cytokines sont responsables de la forte incidence des cancers associés à un état inflammatoire chronique, tel qu'on observe chez les fumeurs.

« Une activité excessive de la part des cytokines favorise le cancer (Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle manière que la survie de ce dernier est menacée. Ces cellules...), explique Gerardo Ferbeyre, chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les...) principal et professeur de biochimie à l'Université de Montréal. La découverte de ces mécanismes permettra aux scientifiques de concevoir une stratégie de prévention du cancer pour les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques et de mieux comprendre les mécanismes de défense naturels de l'organisme contre le cancer. »

L'équipe de chercheurs ne s'attendait pas découvrir de lien entre la molécule SOCS1 et le gène p53, principal facteur de régulation des défenses anticancéreuses naturelles. « Nous avons été très étonnés de constater que la molécule SOCS1 était directement liée à p53 », indique Viviane Calabrese, principale auteur de l'article et étudiante à l'Université de Montréal.

« Notre équipe a montré que SOCS1 est un régulateur direct du gène p53 et qu'en son absence, la voie p53 est significativement désactivée », souligne le professeur Ferbeyre, rappelant que le gène p53, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) comme la molécule SOCS1, font souvent défaut chez les patients cancéreux.

Les résultats de cette recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique...) donnent à penser que la perte de SOCS1 chez les patients cancéreux pourrait entraîner la désactivation de la voie p53 et donc empêcher le gène d'exercer sa fonction de suppresseur de tumeur (Le terme tumeur (du latin tumere, enfler) désigne, en médecine, une augmentation de volume d'un tissu, clairement délimitée sans précision de cause.). Les chercheurs ont par ailleurs démontré que la réintroduction de SOCS1 dans les cellules tumorales avait pour effet de placer ces cellules dans un état dormant (Dormant) permanent, ou sénescence cellulaire, les empêchant de se multiplier sauvagement comme le font habituellement les cellules cancéreuses.

« Grâce à cette étude, nous pouvons espérer trouver un traitement qui active les défenses anticancéreuses naturelles de l'organisme chez les personnes qui présentent des troubles inflammatoires chroniques les exposant (Exposant peut signifier:) à un risque plus important de cancer », conclut le professeur Ferbeyre.

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Source: Université de Montréal