Ce n'est pas le scénario d'un film de
science (La science (du latin scientia, connaissance) relève Historiquement de l'activité philosophique, et fut pendant...) fiction, mais
bel (En raison de limitations techniques, la typographie souhaitable du titre, « bel », n'a pu être restituée...) et bien le fruit d'une étude publiée sur la revue
Physical Review Letters par une équipe de chercheurs de l'Imm-Cnr de Naples en collaboration avec des collègues américains de Berkeley Labs.
Ils sont parvenus à réaliser un matériau capable d'annuler les propriétés de la
lumière (La lumière désigne les ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des...), rendant ainsi invisible les objets. L'équipe de chercheurs de l'Institut de Microélectronique et Microsystèmes du CNR (Imm-Cnr), coordonnée par Vito Mocella, a réalisé son étude au sein des laboratoires de l'
Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche),...) de Berkeley. Le
matériau composite (Le matériau composite est un assemblage d'au moins deux matériaux non miscibles (mais ayant une forte capacité...) artificiellement créé, appelé métamatériau, possède des propriétés contraires à celles auxquelles nous sommes habitués du fait de la modification de sa structure. Dans le cas de cette étude, les chercheurs sont parvenus à lui conférer les propriétés nécessaires pour annuler la propagation de la lumière dans l'air et rendre ainsi l'
objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois...) invisible.
Un précédent projet de dispositif d'invisibilité fonctionnant
dans le domaine du rayonnement micro-onde (Les micro-ondes sont des ondes électromagnétiques de longueur d'onde intermédiaire entre l'infrarouge et les ondes de...)
"Notre métamatériau a été réalisé en modifiant à l'échelle nanométrique la structure du silicium dans lequel nous avons effectué des micro perforations.", explique Vito Mocella. "Nous avons ensuite alterné un millier de petites bandes de ce métamatériau qui présente des caractéristiques opposées à celles de l'air, avec des portions d'air de même longueur d'onde. Quand la lumière passe à travers ce système fait d'air et 'd'anti-air', c'est comme si il n'avait traversé ni l'un ni l'autre des deux matériaux." C'est comme si cet espace, du moins du
point (Graphie) de vue de la lumière, n'existait pas.
"En effet, le métamatériau a un indice de réfraction
opposé (
En mathématique, l'opposé d’un nombre est le nombre tel que, lorsqu’il est à ajouté à n donne zéro.
...) a celui de l'air (-1) tandis que l'air est assimilé à du
vide (Le vide est avant tout un concept philosophique. Il désigne l'absence de matière.) et possède par convention un indice de réfraction de 1", poursuit Vito Mocella. "En ce sens, le métamatériau est de 'l'anti-air'. En les juxtaposant, air et anti-air s'annulent, du moins en ce qui concerne la propagation de la lumière. Le résultat est que air et anti-air mis côte-à-côte sont rendus invisibles, du moins pour une certaine longueur d'onde."
Pour le moment, le prototype réalisé mesure à peine 4 millimètres sur 4, on est donc encore loin de créer des capes d'invisibilité, mais l'étude a montré que les métamatériaux fonctionnent et peuvent être utilisés pour des applications réelles, en contrôlant la lumière à un niveau encore impensable il y a quelques années.