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Posté par Michel le Mardi 13/04/2010 à 00:00
Une nouvelle molécule contre la dépression
Une molécule protectrice, dont la fonction dans le cerveau a été mise au jour par une équipe de l’Ecole Polystechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), pourrait déboucher sur une nouvelle piste pour le traitement de la dépression et des troubles anxieux.

La dépression touche environ 121 millions de personnes dans le monde (Le mot monde peut désigner :) d’après l’Organisation (Une organisation est) mondiale de la santé (OMS) et se situe parmi les premières causes d’invalidité. En Suisse, 8% de la population âgée de plus de 15 ans avait déjà subit un traitement pour surmonter une dépression en 2007 selon l’Office fédéral de la statistique (Une statistique est, au premier abord, un nombre calculé à propos d'un échantillon. D'une façon générale, c'est le...). Seules 60 à 80 % des patients parviennent à une guérison suite à un traitement basé sur la prise d’antidépresseurs et une psychothérapie. Actuellement, le mécanisme d'action des médicaments est toujours lié à un effet sur les neurotransmetteurs (en particulier la sérotonine et la noradrénaline). Consternés par le grand nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de personnes pour lesquels les médicaments n’ont pas l’effet escompté, les chercheurs et l’industrie pharmaceutique (L'industrie pharmaceutique est le secteur économique qui regroupe les activités de recherche, de fabrication et de commercialisation des médicaments pour la médecine humaine ou vétérinaire. C'est une...) mettent désormais l’accent sur la découverte de nouvelles cibles. Une équipe de l’EPFL, pilotée par Carmen Sandi, responsable du Laboratoire de génétique comportementale de l’EPFL, a découvert l’impact d’une molécule protectrice, la MIF (Macrophage migration inhibitory factor) sur l’état anxieux et/ou dépressif du rat (Le mot « rat » désigne en français, dans le langage vernaculaire certains mammifères rongeurs, le plus souvent du genre Rattus ou au moins de la...) que l’on peut percevoir par un changement de comportement. Ces résultats, qui font l’objet (De manière générale, le mot objet (du latin objectum, 1361) désigne une entité définie dans un espace à trois dimensions, qui a une fonction précise, et qui...) d’un article rédigé par Lisa Conboy et Emilio Varea (désormais à l’Université de Valence, en Espagne) à paraître dans «Molecular Psychiatry », pourraient conduire à la mise au point (Graphie) d’un médicament d’ici quelques années.

«De précédentes recherches avaient montré la présence de la molécule MIF dans le cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de nombreuses...), mais nous ne connaissions pas encore sa localisation précise, ni sa fonction», explique la professeure. Première surprise: la découverte de sa présence en grande quantité dans les cellules souches de l’hippocampe, une zone clef (Au sens propre, la clef ou clé (les deux orthographes sont correctes) est un dispositif amovible permettant d'actionner un mécanisme.) pour la formation de la mémoire et l’un des sièges pour la genèse de nouveaux neurones. Or des recherches ont montré que la neurogenèse serait un facteur important dans la diminution de l’anxiété: de longues périodes de stress (Le stress (« contrainte » en anglais), ou syndrome général d'adaptation, est l'ensemble des réponses d'un organisme soumis à des contraintes environnementales. Dans le langage...) la réduisent alors que la prise d’antidépresseurs augmente sa production. Pour comprendre l’impact de la MIF, l’équipe a utilisé des approches génétiques (annulation du gène) et pharmaceutiques (traitement avec un antagoniste de la molécule) pour l’éliminer ou la réactiver. Résultat: son absence génère une augmentation des comportements anxieux et dépressifs, inhibe la neurogenèse normale et l’augmentation de neurogenèse induite par des antidépresseurs. «Cette découverte indique que la MIF est potentiellement significative pour le traitement dans le déficit de neurogenèse, de même que les problèmes liés à l’anxiété, la dépression ou la cognition», poursuit Carmen Sandi.

Le Laboratoire de neurobiologie moléculaire et neuroprotéomique de l’EPFL, dirigé par Hilal Lashuel, a développé divers traitements ciblant cette molécule. Il va désormais explorer, avec le Laboratoire de Carmen Sandi, son potentiel dans des médicaments contre la dépression et l’anxiété, ainsi que d’autres troubles liés à la MIF.

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Source: EPFL