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Posté par Michel le Jeudi 06/05/2010 à 00:00
Ecologie marine: l’effet bivalve
Au printemps, un grand nombre de personnes cherchent à expliquer et à comprendre les cycles de la vie. Frédéric Guichard, biologiste et professeur à l'université McGill de Montréal, n’y fait pas exception. En effet, il a fait une découverte fascinante au sujet de la vie (La vie est le nom donné :), de la mort (La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre (même si on a pu parler de la mort dans un sens cosmique plus général, incluant par exemple la...), de la reproduction (La Reproduction. Eléments pour une théorie du système d'enseignement est un ouvrage de sociologie co-écrit par Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron paru en 1970 aux éditions de...) et de la communication…des moules. Le professeur Guichard affirme que les animaux marins communiquent sur des milliers de kilomètres, ce qui remet en question les méthodes actuelles de gestion des pêches et de préservation de la vie marine. « Si je tue des moules à San Diego, cela aura un impact à Seattle. Nous savons maintenant que les populations sont connectées », a-t-il déclaré.


Les étoiles de mer (Pisaster ochraceous) sont des prédateurs
qui peuvent prendre le contrôle de la population locale des communautés rocheuses intertidales
en consommant l’espèce dominante de moule (Mytilus californianus).

Se servant d’un modèle mathématique et de données provenant de populations naturelles, le professeur Guichard et ses collègues, Tarik Gouhier, PhD, et le professeur Bruce A. Menge, de l’Université d’État de l’Oregon, ont découvert un phénomène similaire à l’« effet papillon (L' « effet papillon » est une expression qui résume une métaphore concernant le phénomène fondamental de...) », par lequel les actions d’un individu (Le Wiktionnaire est un projet de dictionnaire libre et gratuit similaire à Wikipédia (tous deux sont soutenus par la fondation Wikimedia).) peuvent entraîner des réactions en chaîne. Les populations de moules communiquent par des actions comme la libération de larves ou par leur mortalité. « Les présentes pratiques sont fondées sur la connaissance qu’une moule ne peut parcourir plus de 100 kilomètres au cours de sa vie; les efforts sont par conséquent concentrés sur les régions locales où l’on croit pouvoir exercer une influence auprès des populations locales », a expliqué le professeur Guichard. « Mais cette démarche ‘isolée’ ne tient compte que de la vie d’un animal (Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est, selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe,...), ce qui n’est pas suffisant pour prédire comment il influencera son environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux écologiques actuels, le terme environnement tend...) et le reste de la vie marine. »

« Nous pouvons maintenant voir ce qu’habituellement nous ne cherchons pas dans la nature; nous pouvons par conséquent utiliser ce modèle pour mieux gérer les populations. Depuis longtemps, les scientifiques élaborent des théories sur cette question, mais nous en possédons maintenant la preuve », a déclaré le professeur Guichard.

Les principes de leur découverte devraient s’appliquer à de nombreuses espèces et auront d’importantes ramifications sur la conception de réserves marines, à court terme, et sur la gestion des pêches, à long terme.

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Source: Université McGill ( William Raillant-Clark, Service des relations avec les médias - Tél.: 514-398-2189 )
Illustration: Tarik C. Gouhier