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Posté par Michel le Vendredi 28/05/2010 à 00:00
Découverte d’une pièce du casse-tête de la thérapie personnalisée contre le cancer
Des membres du Département de biochimie de l’Université McGill de Montréal ont effectué une percée significative en matière de recherche sur le cancer. Ils ont découvert qu’un petit segment d’une protéine qui interfère avec l’ARN peut contrôler l’expression normale de gènes, notamment les gènes actifs dans les cellules cancéreuses.

Publiés en ligne le 26 mai 2010 par le journal Nature, les travaux ont déjà ouvert la voie à d’importantes applications pour la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique...) en laboratoire et constituent une autre étape vers le type de thérapies personnalisées contre le cancer (Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle manière que la survie de ce dernier est...) que des spécialistes du monde (Le mot monde peut désigner :) entier tentent ardemment de mettre au point (Graphie).

Pour demeurer saine, la cellule humaine doit produire les bonnes protéines au bon moment, et ce, en quantité appropriée. Elle y parvient notamment grâce à l’ARN interférence, une forme de dégradation génétique par laquelle de petits morceaux d’ARN, appelés ARNm, bloquent la production de protéines spécifiques en interférant avec leur code génétique. Toutefois, tous les ARNm ne peuvent accomplir cette tâche. En collaboration avec le professeur Nahum Sonenberg du nouveau Complexe des sciences de la vie (La vie est le nom donné :) de McGill, le professeur Bhushan Nagar et l’étudiant aux cycles supérieurs Filipp Frank ont fait appel à la biologie (La biologie, appelée couramment la « bio », est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des...) structurelle pour mettre au jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son...) un petit segment de protéines Argonaute - molécules essentielles à l’ARN interférence – apte à sélectionner les ARNm adéquats.


Cette illustration représente le petit segment (en doré) des protéines Argonaute
qui sélectionne les ARN nécessaires à l’ARN interférence.

Ce faisant, l’équipe a découvert que les protéines Argonaute pouvaient éventuellement être exploitées pour amplifier la dégradation. « L’ARN interférence peut servir de démarche thérapeutique viable pour inhiber des gènes spécifiques exagérément actifs dans des cas de maladies comme le cancer », a déclaré le professeur Nagar. « Nous avons maintenant une porte ouverte sur la capacité de modifier rationnellement les ARNm pour les rendre plus efficaces, voire les transformer en médicaments. »

Même si l’on ne peut envisager d’applications thérapeutiques avant plusieurs années, ces nouvelles connaissances offrent une avenue (Une avenue est une grande voie urbaine. Elle est en principe plantée d'arbres, et conduit à un monument.) pour réguler la production spécifique de protéines anormales, notamment dans les cellules cancéreuses.

« C’est une nouvelle formidable », a déclaré le professeur David Thomas, directeur du Département de biochimie de l’Université McGill. « Récemment, des reportages évoquant la fin de l’utilisation de la chimiothérapie ont été présentés. Eh bien, cela fait partie de ce parcours menant à la mise au point de thérapies fondées sur les gènes et personnalisées en fonction de la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) à traiter. C’est un grand pas en avant. »

Financée par les Instituts de recherche en santé du Canada et le programme scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes scientifiques.) des frontières de l’humain, la recherche a été soutenue par le Groupe de recherche axé sur la structure des protéines du Fonds de la recherche en santé du Québec.

Pour en savoir plus, consultez la vidéo suivante à ce sujet (en anglais): http://podcasts.mcgill.ca/pods/press/nagar.mp4

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Source: Université McGill (William Raillant-Clark, Service des relations avec les médias - Tél.: 514-398-2189)
Illustration: NAGAR et al., Structural basis for 5’-nucleotide base specific recognition of guide RNA by hAGO2, Nature, p. 19, figure A.