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Posté par Michel le Jeudi 15/07/2010 à 00:00
Les secrets de la longévité
Pourquoi certains êtres vivent-ils plus longtemps que d'autres? La réponse pourrait bien se trouver dans la combinaison de plusieurs facteurs, dont un réseau de gènes et certaines habitudes de vie. Un réseau complexe de gènes combiné à une alimentation pauvre en calories et de l’exercice seraient les bases d’une longue espérance de vie (La vie est le nom donné :). Le professeur Johan Auwerx de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur...) Riekelt Houtkooper, de la Chaire Nestlé en métabolisme énergétique à l’EPFL, en collaboration avec Rob Williams de l’Université du Tennessee, viennent de publier un essai sur ce sujet dans le magazine Cell.


Les chercheurs ont déterminé que la longévité implique un réseau composé de quelque 750 gènes. Un tiers joueraient un rôle vraiment important, notamment dans la faculté des cellules à générer de l’énergie à partir des aliments. Les expériences ont montré que chez les souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant tout l’espèce commune Mus musculus, connue aussi comme animal de compagnie ou de...), par exemple, la présence ou non de ces gènes pouvait faire varier leur espérance de vie de 350 à 900 jours (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le...).

«Cette manière d’envisager un groupe de gènes et leurs interactions pour appréhender la question de la longévité est une approche originale, explique Johan Auwerx, car jusque là, on cherchait plutôt la réponse dans des gènes individuels».

Mais disposer de ce réseau de gènes ne suffit pas à lui seul à assurer une longue vie. Il se combine avec certaines habitudes de vie: avoir une alimentation à basse consommation calorique et faire de l’exercice, venant ainsi confirmer ce que dicte la sagesse populaire. «Il a pu être établi que pour vivre plus longtemps, nous devrions en fait n’assouvir que 80% de nos besoins en nourriture», précise le professeur.

L’étape suivante sera de mieux comprendre le fonctionnement de ces interactions entre les gènes et ces modes de vie et de trouver des composés chimiques capables de les reproduire. Certaines substances ont déjà pu être prouvées avoir un impact sur la durée de vie, comme le Rapamycin, par exemple. L’administration de cet immunosuppresseur, utilisé notamment dans le cas de transplantations d’organes, à des souris a permis de les faire vivre plus longtemps même si elles étaient déjà âgés.

«Le but de ces recherches n’est pas seulement, à terme, de permettre aux gens de vivre jusqu’à un âge avancé, mais surtout d’y arriver en bonne santé», relève Riekelt Houtkooper.

Rappelons que le professeur Auwerx et son équipe ont également fait des découvertes très significatives touchant au métabolisme des lipides et à la pathogenèse de dérèglements métaboliques complexes, tels que l’obésité, le diabète de type 2 (résistance à l’insuline) ou l’hypertension artérielle.

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Source et illustration: EPFL