Le petit
satellite (Satellite peut faire référence à :) du CNES vient de livrer une première image de l’astre du
jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux...). L’occasion pour les équipes au sol de faire les derniers réglages avant le début de la mission
scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude...).
Image du Soleil le 22 juillet faite grâce au télescope (Un télescope (du grec tele signifiant « loin » et skopein signifiant « regarder, voir ») est un...) SODISM embarqué sur le satellite Picard.
On y voit le disque solaire à peu près immaculé, à l’exception d’un petit groupe de taches
dans la partie inférieure gauche.
Six stations de réception
L’instrument SODISM fonctionne à merveille. Le petit télescope français de 11 cm, qui est un peu le centre névralgique du système d’observation Picard, a fourni une première image du soleil datée du 22 juillet, seulement un
mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) après la mise en
orbite (En mécanique céleste, une orbite est la trajectoire que décrit dans l'espace un corps autour d'un autre corps sous...) du satellite.
"Il s’agit pour nous de vérifier le bon fonctionnement de l’instrument et de faire quelques réglages pour le traitement des données au sol", explique François Buisson, chef de
projet (Un projet est - dans un contexte professionnel - une aventure temporaire entreprise dans le but de créer un produit ou...) Picard au CNES.
Car les images n’arrivent pas en l’état. "Les données numériques de SODISM fabriquées à partir de la lumière capturée par le télescope sont transmises par radiofréquence vers une des 6 stations de réception du projet Picard, rappelle François Buisson. Elles transitent ensuite vers le centre de
contrôle (Le mot contrôle peut avoir plusieurs sens. Il peut être employé comme synonyme d'examen, de vérification et de maîtrise.) du CNES à Toulouse avant d’être envoyées vers le centre de mission à Bruxelles. C’est là que l’image est fabriquée à partir des données décodées et décompressées."
Le cycle de 11 ans
Les rouages du dispositif doivent être parfaitement huilés car SODISM devra prendre une image par min du soleil pendant deux ans au minimum.
"Le richesse de Picard, va être l’observation continue du soleil pendant plusieurs années, assure François Buisson. Il s’agit d’obtenir des mesures très précises du diamètre ou encore de la
puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) émise du soleil de façon à mieux comprendre les relations entres ces paramètres tout au long du
cycle solaire (Un cycle solaire est une période pendant laquelle l'activité du Soleil varie en reproduisant les mêmes phénomènes que...) qui dure 11 ans."
L’image du 22 juillet a été prise à la longueur d’onde 607 nm mais SODISM peut également travailler à 5 autres longueurs d’onde pour observer des détails du soleil comme les taches et les facules
(1) mais aussi sa structure interne.
Outre SODISM, Picard embarque aussi 2 radiomètres pour mesurer l’irradiance solaire.
Les scientifiques de la mission espèrent ainsi percer les mystères de l’astre du jour.
Note:
(1) Petites taches brillantes visibles à la surface du Soleil.