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Posté par Michel le Lundi 09/08/2010 à 00:00
De mauvaises nouvelles pour les chauves-souris et de meilleures pour l'Homme
Les chauves-souris n'ont pas bonne presse en tant que vectrices de germes infectieux mais les maladies qui les frappent sont bien plus dangereuses pour elles que pour les humains. Deux études dans ce numéro de Science le rappellent cette semaine. La première montre que le syndrome (Un syndrome est un ensemble de signes cliniques et de symptômes qu'un patient est susceptible de présenter lors de certaines maladies, ou bien dans des...) du nez (Le nez (du latin nasus) est chez l'homme la saillie médiane du visage située au-dessus de la lèvre supérieure et qui, en le surplombant,...) blanc (Le blanc est la couleur d'un corps chauffé à environ 5 000 °C (voir l'article Corps noir). C'est la sensation visuelle obtenue avec un spectre lumineux continu,...) pousse (Pousse est le nom donné à une course automobile illégale à la Réunion.) les chauves-souris vers l'extinction (D'une manière générale, le mot extinction désigne une action consistant à éteindre quelque chose. Plus...), ce qui particulièrement préoccupant vu leur rôle crucial en tant que pollinisatrices et consommatrices d'insectes (Insectes est une revue francophone d'écologie et d'entomologie destinée à un large public d'amateurs et de naturalistes. Produite par l'Office pour les insectes et leur environnement (association loi de...). L'autre travail suggère que la rage (La rage est une maladie virale grave touchant les mammifères dont l'Homme. Elle est causée par un virus qui provoque une encéphalite. Zoonose assez commune, elle touche surtout les carnivores. Les symptômes sont...) chez les chauves-souris, due à un virus (Un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise les constituants pour se multiplier. Les virus existent sous une forme extracellulaire ou intracellulaire. Sous la...) à ARN comme celui de Nipah ou du SRAS, se transmet d'autant plus difficilement entre espèces de chauves-souris qu'elles sont plus distantes.

Les chauves-souris régionalement menacées de disparition par le syndrome du nez blanc

Une petite chauve-souris autrefois commune en Amérique du Nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.), le vespertilion brun, pourrait disparaître du Nord-Est (Le nord-est est la direction à mi-chemin entre les points cardinaux nord et est. Le nord-est est opposé au sud-ouest.) des Etats-Unis dans les 20 prochaines années selon Winifred F. Frick, de l'Université de Boston, et ses collègues.

Le syndrome du nez blanc découvert à l'origine dans l'Etat de New York (New York , en anglais New York City (officiellement, City of New York) pour la distinguer de l’État de New York, est la principale ville des États-Unis, elle compte a elle seule 8 143 200...) se propage rapidement dans tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) le Nord-Est du pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines de km²), subdivision de la civitas gallo-romaine. Comme la civitas qui...) et touche actuellement sept espèces de chauves-souris. Son nom vient du champignon blanc qui pousse sur leur nez, leurs ailes et leurs oreilles, l'infection poussant les animaux à rester actifs en hiver (L'hiver est une des quatre saisons des zones tempérées.) alors qu'ils devraient hiberner. Les chauves-souris épuisent ainsi leurs réserves de graisses et dans une colonie en hibernation (L’hibernation est un état d’hypothermie régulée, durant plusieurs jours ou semaines qui permet aux animaux de conserver leur énergie pendant...) environ 73 pour cent d'entre elles périssent alors chaque année.

Frick et ses collègues ont analysé les effectifs sur plus de 30 ans de 22 grottes et autres sites de cinq Etats du Nord-Est américain. En combinant leurs données avec des modèles de population, les chercheurs ont déterminé qu'il y avait un risque d'extinction régionale de 99 pour cent du vespertilion brun au cours des 20 prochaines années si la mortalité et la propagation de la maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) restaient inchangées. Ils notent aussi que plusieurs autres espèces de chauves-souris pourraient être confrontées à un risque similaire.

Le virus de la rage limité aux espèces proches chez les chauves-souris

Bien qu'une chauve-souris puisse transmettre la rage à l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme...) ou à un autre mammifère par morsure (Une morsure est une blessure faite par la bouche d'une personne ou la gueule d'un animal. Les morsures sont des éléments de comportements complexes : défense-agression (comportement...), le virus responsable de la maladie a peu de chances de s'installer dans des populations humaines. Cela est dû au fait que notre espèce est trop éloignée des chauves-souris et que le virus requiert un hôte plus proche pour passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson (1723-1806) en 1760.) à autre espèce selon une nouvelle étude de Daniel Streicker au Centers for Disease Control and Prevention à Atlanta (La ville d'Atlanta est la capitale de l'État de la Géorgie, au sud-est des États-Unis. En 2007, Atlanta est une agglomération de 5 250 000 habitants, la onzième du pays. Atlanta est une...), et ses collègues. Leur découverte pourrait à l'avenir aider les chercheurs à prédire l'émergence de nouvelles maladies infectieuses.

Le virus de la rage fait partie des virus à ARN qui mutent rapidement et causent parfois des pandémie ou des épidémies chez l'homme lorsqu'ils proviennent d'espèces éloignées, comme dans le cas du virus Nipah ou du SRAS. Pour mieux comprendre dans quelles conditions ces virus passent d'une espèce à l'autre, Daniel Streicker et ses collègues ont analysé des centaines de virus de la rage prélevés à partir de 23 espèces de chauves-souris nord-américaines. Ils ont séquencé le gène de la nucléoprotéine de chacune et comparé leur séquence pour identifier les cas où il y avait eu transmission d'une espèce de chauve-souris à une autre et si cela se traduisait par une simple infection ou par son établissement dans une autre espèce.

Les chercheurs ont scruté les ressemblances entre les chauves-souris qui étaient impliquées dans ces infections interspécifiques. Bien que l'on explique en général de telles infections par la proximité physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens...) des animaux, comme dans le cas du SRAS et des marchés couverts en Chine, l'équipe de Streicker a trouvé que la génétique semble être plutôt le facteur déterminant. La probabilité qu'une infection ait lieu puis soit transmise était directement liée à la proximité génétique des espèces de chauves-souris considérées.

Les auteurs proposent donc que des défenses similaires entre organismes favorisent les échanges viraux et que cette similarité est plus importante que l'exposition répétée au virus, idée qui « va à l'encontre du paradigme que les virus à ARN sont notre pire cauchemar (Le mot cauchemar est un terme générique utilisé de façon variable pour désigner des manifestations anxieuses et angoissantes survenant pendant le sommeil.) pour l'émergence de nouvelles maladies » indique Peter Daszak dans un article associé.

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Source: Science, AAAS & EurekAlert
 
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