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Posté par Michel le Vendredi 22/10/2010 à 12:00
Climat: modification du cycle hydrologique de la végétation
Depuis douze ans, l'évapotranspiration montre un net ralentissement au niveau mondial et cette tendance pourrait avoir un impact négatif sur les écosystèmes et les ressources en eau. C'est ce que montre une étude internationale parue dans Nature le 21 octobre 2010, à laquelle ont participé des chercheurs du LSCE (CEA-CNRS-UVSQ).

L'évapotranspiration - l'évaporation de l'eau (L’eau est un composé chimique ubiquitaire sur la Terre, essentiel pour tous les organismes vivants connus.) à la surface (Une surface désigne généralement la couche superficielle d'un objet. Le terme a plusieurs acceptions, parfois objet...) des terres et la transpiration (1) des plantes - est un élément fondamental du cycle de l'eau et du système climatique. La régulation de la quantité d'eau dans l'atmosphère et la dynamique (Le mot dynamique est souvent employé désigner ou qualifier ce qui est relatif au mouvement. Il peut être employé comme :) du climat (Le climat correspond à la distribution statistique des conditions atmosphériques dans une région donnée pendant une période de temps donnée. Il se distingue de la météorologie qui désigne...) y sont étroitement liées. C'est également un facteur déterminant de la disponibilité en eau des sols pour la consommation humaine et pour la croissance des plantes.


Tendances d'évolution de l'évapotranspiration entre les périodes 1982-1997 et 1998-2008.
La couleur (La couleur est la perception subjective qu'a l'œil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s) donnée(s).) rouge (La couleur rouge répond à différentes définitions, selon le système chromatique dont on fait usage.) indique une diminution et la couleur bleue une augmentation
de l'évapotranspiration d'une période à l'autre.

Dans le cadre du réseau Fluxnet (2), coordonné à l'échelle internationale et auquel participent des chercheurs du Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux...) (LSCE), une estimation de l'évolution de l'évapotranspiration globale a été réalisée. Pour cela, les scientifiques ont combiné des mesures sur une grande variété d'écosystèmes (à partir de « tours à flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie,...) » permettant la mesure directe des flux de chaleur (Le flux de chaleur est une transmission de chaleur (ou énergie thermique) à travers un corps. Le flux de chaleur s'exprime en W/m2.) et d'humidité), des observations (L’observation est l’action de suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et...) satellitaires et des modèles d'écosystèmes. Les résultats montrent que l'évapotranspiration a augmenté de façon régulière de 1982 (date des premières mesures par satellite) à 1997, d'environ 7,1 millimètres par an par décennie. « Lorsque la température augmente, l'atmosphère est capable de contenir une plus grande quantité de vapeur () d'eau ; c'est ce qui explique l'augmentation de l'évapotranspiration au cours de cette période », commente Nicolas Viovy, chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de...) CEA au LSCE.

Mais depuis 1998, les chercheurs observent un net ralentissement (Le signal de ralentissement (de type SNCF) annonce une aiguille (ou plusieurs) en position déviée qui ne peut être franchie à la vitesse normale de la ligne.) de l'évapotranspiration, particulièrement visible dans l'hémisphère sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.), surtout en Afrique (D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface des terres émergées....) et en Australie (L’Australie (officiellement Commonwealth d’Australie) est un pays de l’hémisphère Sud dont la superficie couvre la plus grande partie de l'Océanie. En plus de l’île-continent du...), ce qui semble consécutif à l'important évènement El Niño de 1998. La température continuant à augmenter, cette baisse de l'évapotranspiration de près de 8 mm par an sur la décennie pourrait être due à une limitation de l'eau disponible dans les sols au cours des dix dernières années.

Si, d'après les auteurs, il est trop tôt pour dire si ce changement de l'évapotranspiration est d'origine naturelle ou dû aux activités humaines, cette tendance pourrait néanmoins avoir un impact important sur les écosystèmes vulnérables, sur les ressources en eau et sur l'interaction (Une interaction est un échange d'information, d'affects ou d'énergie entre deux agents au sein d'un système. C'est une action réciproque qui suppose l'entrée en contact...) de ce phénomène avec le climat.


Notes:

(1) La transpiration des plantes correspond à l'eau évaporée à la surface des feuilles et transitant à travers les plantes.

(2) Fluxnet est un réseau international de tours à flux micrométéorologiques qui utilisent la méthode « eddy covariance (Pour le principe physique, voir Principe de covariance générale.) » pour mesurer les échanges de dioxyde de carbone (Le dioxyde de carbone (appelé parfois, de façon impropre « gaz carbonique ») est un composé chimique composé d'un atome de carbone et de deux atomes...) (CO2), de vapeur d'eau et d'énergie entre les écosystèmes terrestres et l'atmosphère


Référence:

Recent decline in the global land evapotranspiration trend due to limited moisture supply, Martin Jung, Markus Reichstein, Philippe Ciais, Sonia I. Seneviratne, Justin Sheffield, Michael L. Goulden, Gordon Bonan, Alessandro Cescatti, Jiquan Chen, Richard de Jeu, A. Johannes Dolman,Werner Eugster, Dieter Gerten, Damiano Gianelle, Nadine Gobron, Jens Heinke, John Kimball, Beverly E. Law, Leonardo Montagnani, Qiaozhen Mu, Brigitte Mueller, Keith Oleson, Dario Papale, Andrew D. Richardson, Olivier Roupsard, Steve Running, Enrico Tomelleri, Nicolas Viovy, Ulrich Weber, ChristopherWilliams, Eric Wood, Sönke Zaehle et Ke Zhang, Nature, 21 octobre 2010.


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Source: CNRS
Illustration: © CEA