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Posté par Adrien le Mercredi 29/12/2010 à 12:00
Mais que fait Google dans l'énergie ?
C'est la question que beaucoup de gens se posent à l'heure actuelle. Malgré la bataille qui fait rage entre Google et Facebook sur le front du contrôle d'internet, il ne se passe pas une semaine sans que l'on entende le nom de la célèbre société de Mountain View associé à une initiative ou un investissement dans le domaine des technologies propres ou du réseau intelligent. Cela peut se comprendre lorsque le sujet est celui des centres de données qui est le corps de métier de la société. Mais d'autres sujets peuvent surprendre, de par leur absence totale de modèle d'affaire associé.

Quand la nouvelle s'est répandue que Google (Google, Inc. est une société fondée le 7 septembre 1998 dans la Silicon Valley en Californie par Larry Page et Sergey Brin, auteurs du moteur de recherche...) avait créé une filiale appelée "Google Energy", qui cherchait à acheter et vendre de l'électricité sur les marchés de gros, les acteurs de l'Internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World Wide Web, en utilisant le protocole de...) et de l'énergie ont été pris par surprise. Si Google était autorisé à acheter et vendre de l'énergie, que ferait exactement le moteur de recherche (Un moteur de recherche est une application permettant de retrouver des ressources (pages Web, forums Usenet, images, vidéo, fichiers, etc.) associées à des mots quelconques. Certains sites Web offrent un moteur de recherche...) ? La question ne s'est pas posée longtemps car l'autorisation de le faire lui fut délivrée rapidement par la Federal Energy Regulatory Commission (FERC).


Googleplex: une des directions du siège social de Google

Alors Google veut-il sauver la planète ou est-ce une simple stratégie de diversification ? Commençons par le point (Graphie) de vue (La vue est le sens qui permet d'observer et d'analyser l'environnement par la réception et l'interprétation des rayonnements lumineux.) du Google "Green Energy Czar", Bill Weihl.

Les Centres de données, grands consommateurs d'énergie

La réponse est assez simple selon Bill Weihl: tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) d'abord Google dépense énormément d'énergie à travers ses centres de données, et ses immeubles de bureaux qui abritent ses 22.000 employés dans le monde (Le mot monde peut désigner :) entier. Il s'agit donc de donner la flexibilité à Google de se procurer de l'énergie renouvelable pour ses installations. Google passe des contrats avec les fournisseurs d'énergie sur plusieurs années mais veut garder la possibilité de s'engager avec des fournisseurs d'énergies renouvelables comme par exemple un développeur de parc (Un Parc est un terrain naturel enclos,[1] formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été tracées des allées et chemins...) éolien qui s'installerait à proximité d'un de ses centres de données. Ainsi Google voudrait pouvoir modifier son approvisionnement et revendre l'électricité du contrat initial afin de ne pas perdre d'argent (L’argent ou argent métal est un élément chimique de symbole Ag — du latin Argentum — et de numéro atomique 47.). Cette stratégie est d'autant plus compréhensible que Facebook (Facebook est un réseau social créé par Mark Zuckerberg et destiné à rassembler des personnes proches ou inconnues. Depuis décembre...) a été la cible de nombreuses critiques de la part de GreenPeace à propos de l'approvisionnement énergétique de ses centres de données dans l'Oregon ou l'énergie provient de centrales très polluantes. De ce point de vue Google a gagné la bataille de l'image.

Des centres de données peu gourmands en énergie

Par ailleurs, les travaux de Google pour ses centres de données ne s'arrêtent pas à l'approvisionnement énergétique. Google se targue d'avoir réduit de moitié la consommation énergétique de ses centres et d'avoir atteint un Power Usage (L’usage est l'action de se servir de quelque chose.) Effectiveness (PUE) de 1,2 qui est une mesure de l'efficacité avec laquelle un centre de données utilise son énergie, plus précisément, la part de l'énergie réellement utilisée par le matériel informatique (L´informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport avec...) (à la différence du refroidissement et autres frais généraux). Le PUE est égal au montant total ( Total est la qualité de ce qui est complet, sans exception. D'un point de vue comptable, un total est le résultat d'une addition, c'est-à-dire une somme. Exemple : "Le total...) d'électricité utilisé divisé par la puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière :) délivrée à l'équipement informatique. L'objectif est bien sûr d'atteindre un PUE le plus proche de 1.

Voici comment faire pour réduire ce nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».), selon Weihl:
1. Compartimenter chaud et froid (Le froid est la sensation contraire du chaud, associé aux températures basses.) - Google confine la chaleur (Dans le langage courant, les mots chaleur et température ont souvent un sens équivalent : Quelle chaleur !) dans les allées entre les serveurs.

2. Augmenter la chaleur - Google maintient une température élevée à 26 degrés, en gardant un oeil sur les points chauds à travers la mesure de la température.

3. Minimiser la climatisation (La climatisation est la technique qui consiste à modifier, contrôler et réguler les conditions climatiques (température, humidité, niveau de...) en utilisant des tours de refroidissement, l'air (L'air est le mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est inodore et incolore. Du fait de la diminution de la pression de l'air avec l'altitude, il est...) frais etc...

Des algorithmes pour accéder optimalement à l'information

D'un autre coté ce sont des stratégies algorithmiques qui vont être mises en place pour maximiser l'utilisation des données se trouvant sur les serveurs de données. Pour ce faire les ingénieurs de Google s'intéressent à plusieurs aspects:

1. maximiser l'organisation (Une organisation est) de l'information sur les serveurs en fonction des besoins des utilisateurs à un moment donné. Ceci est fait grâce au Google File System (GFS) qui permet de stocker les données sur un grand nombre de serveurs, BigTable qui organise cette information et MapReduce (Traduction de l'article MapReduce du Wikipédia anglophone) l'algorithme qui permet d'accélérer l'accès à l'information.

2. déceler les tendances d'utilisation (géographiquement et temporellement) afin de mieux prévoir les besoins associés en capacité au niveau des serveurs et ainsi minimiser le nombre de serveurs non utilisés dans chacun des centres.

Des serveurs efficaces

Enfin un dernier point important est le serveur en lui-même: Google est un des plus grands fabricants de serveurs au monde et ses ingénieurs ont eu une idée intéressante: chaque serveur possède sa propre batterie de 12 volts pour s'auto-alimenter en cas de problème avec l'approvisionnement en électricité. En quoi cela améliore-t-il l'efficacité énergétique des centres de données ? C'est que l'approvisionnement des centres repose en partie sur des machines centralisée appelées Uninterruptible Power Supplies (UPS), des batteries gigantesques qui peuvent démarrer rapidement lors de coupures (comme les piles à combustible (Un combustible est une matière qui, en présence d'oxygène et d'énergie, peut se combiner à l'oxygène (qui sert de comburant) dans une...) de BloomEnergy). Le rendement est bien meilleur pour la configuration à batteries intégrées.

Donc sur le corps de métier de Google, on comprend tout à fait les efforts qui sont déployés par cette société dont l'ambition est de mettre le maximum d'information entre les mains de gens.

Des projets et des investissements dans l'énergie

Google PowerMeter

"Si on ne peut pas mesurer, on ne peut pas améliorer", c'est le constat à la base du développement de cette application. Le PowerMeter est un outil (Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d'augmenter son efficacité naturelle dans l'action....) gratuit qui permet - lorsque le fournisseur d'électricité et Google ont passé un accord de partage des données - d'accéder à la consommation en temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) réel telle que mesurée par un compteur intelligent. C'est une chose qui est par exemple impossible actuellement sur le territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en géographie humaine et politique, même si ce concept...) Californien controlé par PG&E, mais c'est possible avec SDG&E.

L'interface (Une interface est une zone, réelle ou virtuelle qui sépare deux éléments. L’interface désigne ainsi ce que chaque élément a besoin de connaître de l’autre...) est relativement simple et permet de voir l'évolution au cours d'une période donnée de la consommation totale, sans désagrégation - reconnaissance automatique (L'automatique fait partie des sciences de l'ingénieur. Cette discipline traite de la modélisation, de l'analyse, de la commande et, de la régulation des systèmes dynamiques....) des différents éléments branchés sur le réseau électrique - de l'information comme peut le faire Watteco.

Mais la stratégie de Google avec ce produit ne semble pas claire pour la plupart des observateurs. Ed Lu qui s'occupait jusqu'à récemment de PowerMeter avait la lourde tâche de proclamer sans cesse que Google ne souhaitait pas créer de modèle d'affaire autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise à jour) donne à 31 espèces d'oiseaux qui, soit appartiennent au genre Accipiter, soit constituent les 5 genres...) de ce produit qui était ainsi mis charitablement à la disposition des gens pour les aider à réduire leur consommation. Certains commentateurs continuent d'émettre de nombreux doutes à ce propos.

Quels débouchés pour PowerMeter ?

Il ne nous reste donc qu'à imaginer quels pourraient être les débouchés à leur place. Un exemple à regarder pourrait être Google Flu Trends - qui n'a pas par ailleurs donné lieu à un développement commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.). Google a constaté que certains termes de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension...) sont de bons indicateurs de l'activité grippale. Google Flu Trends utilise ainsi des données agrégées de recherche Google pour estimer l'activité grippale. Les corrélations avec l'avancement de l'épidémie sont intéressantes.

De la même manière on peut se demander si l'aggrégation de grandes quantités de données de consommation énergétique va créer naturellement de la valeur.

Un autre exemple à regarder est Google Health - service qui permet de stocker toute l'information médicale d'une personne et les services associés - dont l'utilisation et donc la valeur n'ont jamais décollé malgré les spéculations à ce sujet lors de son lancement.

En attendant les utilisateurs

Il se pourrait donc que Google PowerMeter s'inspire de ces modèles qui attendent patiemment de trouver - ou pas - leur audience. Mais si à l'heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur elle-même, l'instant (l'« heure qu'il est »), y compris en sciences (« heure solaire » employé...) actuelle PowerMeter reste une initiative sans modèle d'affaire associé il se pourrait qu'il y ait de l'or dans les données du réseau intelligent - seulement 356 millions de dollars d'aujourd'hui, mais potentiellement 4,2 milliards de dollars à l'horizon (Conceptuellement, l’horizon est la limite de ce que l'on peut observer, du fait de sa propre position ou situation. Ce concept simple se décline en physique, philosophie,...) 2015. C'est la prédiction audacieuse de Pike Research pour le marché mondial de l'analyse des données de réseaux intelligents, et des logiciels et services qui peuvent analyser ces données et fournir des renseignements pour les fournisseurs de réseaux intelligents, les services publics et les consommateurs.

Si PowerMeter devient l'interface de choix pour les consommateurs désireux de consulter leur consommation, Google pourrait alors développer une base d'outils de désagrégation de la consommation totale et fournir ainsi des indications aux utilisateurs sur comment diminuer leur consommation. Cela pourrait passer (Le genre Passer a été créé par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson (1723-1806) en 1760.) par l'achat d'un nouveau réfrigérateur dont la publicité s'affiche en marge de la page des résultats comme c'est le cas avec les emails et les requêtes.

Des investissements en R&D pas du tout philantropiques

Selon Steve Coleman en charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un...) de PowerMeter chez Google.org - la branche philanthropique de Google - les investissements dans l'énergie doivent répondre à deux impératifs:

1. stimuler le progrès technique, pour favoriser l'émergence de sources d'énergie renouvelable

2. que Google s'y retrouve financièrement.

Donc ces investissements pourraient à leur tour financer de nouveaux projets, mais pour certains ce n'est que le débuté d'un repositionnement de Google sur ce marché.

L'initiative REC'est ce pragmatisme que l'on retrouve dans le portfolio de l'investisseur Google dans le cadre de sa politique RE
- Dans le solaire, ce sont ESolar et BrightSource, deux acteurs du solaire thermodynamique (On peut définir la thermodynamique de deux façons simples : la science de la chaleur et des machines thermiques ou la science des grands systèmes en...) qui ont reçu 10 millions de dollars chacunes pour développer des centrales de production d'énergie moins cher que le charbon.

- Dans la géothermie, AltaRock Energy et Potter Drilling ont bénéficié de 6 et 4 millions de dollars respectivement pour le développement d'Enhanced Geothermal Systems (EGS).

- Makani Power a reçu 15 millions de dollars de la part de Google pour développer des systèmes éoliens d'altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base. C'est une des composantes géographique et biogéographique qui explique la répartition de la...).

L'initiative RechargeIT

RechargeIT est une initiative au sein (Le sein (du latin sinus, « courbure, sinuosité, pli ») ou la poitrine dans son ensemble, constitue la région ventrale...) de Google.org, qui vise à réduire les émissions de CO2, réduire la consommation de pétrole, et de stabiliser le réseau électrique par l'accélération de l'adoption de véhicules électriques. Il y a notamment chez Google une flotte de démonstration de plug-ins, la GFleet, à Mountain View et cette initiative rend public les statistiques (La statistique est à la fois une science formelle, une méthode et une technique. Elle comprend la collecte, l'analyse, l'interprétation de...) sur les performances de ces voitures.

Par ailleurs dans le cadre de cette initiative Aptera Motors, une autre entreprise d'Idealab qui fabrique des véhicules électriques au CX faible, et ActaCell qui developpe des batteries Lithium-Ion (Les accumulateurs à base de lithium utilisent des technologie en cours de mise au point, présentant un très important potentiel électrochimique. On distingue la...) ont reçu des financements pour favoriser l'émergence de véhicules électriques.

Quels débouchés à terme ?

Alors Google est-elle une entreprise qui veut avant tout faire avancer la technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) pour lutter contre le changement climatique ? On peut déjà répondre par l'affirmative au vu de l'implication personnelle de ses dirigeants dans les récentes élections californiennes où on a vu son CEO, Eric Schmidt, donner 500 000 dollars à la campagne (La campagne, aussi appelée milieu rural désigne l'ensemble des espaces cultivés habités, elle s'oppose aux concepts de ville, d'agglomération ou de milieu...) pour maintenir les réformes d'Arnold Schwarzenegger contre le changement climatique. Google sait aussi mettre ses outils à contribution comme on peut le voir avec Google Earth (Google Earth est un logiciel, propriété de la société Google, permettant une visualisation de la Terre avec un assemblage de photographies aériennes ou satellitaires. Anciennement produit par Keyhole inc....) et les cartes climatiques de Californie. Un des gourous de l'énergie de Google vient d'ailleurs de prendre la direction d'un institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) de politique et financement de l'énergie à Stanford.

Mais pour Google il faut que les investissements aient du sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du...) et on peut parier que son implication dans le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et...) d'une ligne de transmission (Une ligne de transmission est un ensemble d'un (en réalité deux si l'on considère la masse), deux ou plusieurs conducteurs acheminant de concert un signal électrique...) sous-marine de 5 milliards de dollars sur la Cote Est des USA soit basée sur le calcul d'un retour sur investissement très favorable.

C'est vrai que malgré tout il est plus facile de comprendre lorsque Google décide d'utiliser les compétences en intelligence artificielle (L'intelligence artificielle ou informatique cognitive est la « recherche de moyens susceptibles de doter les systèmes informatiques de...) de ses ingénieurs pour développer une voiture (Une automobile, ou voiture, est un véhicule terrestre se propulsant lui-même à l'aide d'un moteur. Ce véhicule est...) qui se conduit toute seule. Pourtant encore une fois cela a un rapport avec l'énergie car une voiture qui se conduit toute seule fait potentiellement des économies d'énergie.

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