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Posté par Michel le Dimanche 13/02/2011 à 12:00
Une étude sur l'évolution réfute les théories sur le chaînon manquant vivant
La recherche génétique prouve que le ver de terre a évolué vers une complexité réduite, comparativement à celle de ses ancêtres.

Selon une étude publiée aujourd'hui dans Nature par une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Hervé Philippe, du Département de biochimie de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission...) de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de l'industrie, de la culture, de la finance et des affaires internationales. Montréal...), l'évolution n'est pas une marche (La marche (le pléonasme marche à pied est également souvent utilisé) est un mode de locomotion naturel. Il consiste en un...) constante vers des êtres de plus en plus sophistiqués et, par conséquent, la quête d'un chaînon manquant vivant n'est pas pertinente. "Aristote a été le premier à classifier les organismes, du plus simple au plus complexe. La théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer, examiner ». Dans le langage courant, une théorie est une idée ou une connaissance...) de l'évolution de Darwin a tablé sur cette notion, ajoutant l'idée d'une hiérarchie de l'évolution. Cette façon de penser a conduit des chercheurs – et des sceptiques – à chercher des ancêtres moins complexes, de manière à prouver ou réfuter l'évolution", a expliqué le professeur Philippe. "Ce que nous savons maintenant, c'est que l'évolution ne se produit pas dans une seule direction. Quand les gens parlent d'un chaînon manquant, ils mettent généralement de côté la possibilité d'ancêtres plus complexes."

Les chercheurs ont comparé les génomes de deux espèces de vers marins présentant une morphologie simple, le xenoturbellida et l'acoelomorpha, avec ceux d'autres animaux. Ils ont démontré que leur ancienne position à la base du groupe des animaux à symétrie bilatérale – comprenant insectes (Insectes est une revue francophone d'écologie et d'entomologie destinée à un large public d'amateurs et de naturalistes. Produite par l'Office pour les...), mollusques et vertébrés (Les vertébrés forment un sous-embranchement du règne animal. Ce taxon, qui dans sa version moderne exclut les myxines, est considéré comme...) – n'était pas appropriée. "À la place, nous avons déterminé que le xenoturbellida et l'acoelomorpha sont très proches des deutérostomiens, une sous-division importante réunissant les oursins, les humains et les requins", a ajouté le professeur Philippe. "Je les ai placés dans cet ordre intentionnellement, parce que cela semble étrange, ce qui démontre notre tendance à toujours trier les organismes par ordre de complexité (La complexité est une notion utilisée en philosophie, épistémologie (par exemple par Anthony Wilden ou Edgar Morin), en physique, en biologie (par exemple par Henri Atlan), en sociologie, en informatique...)." Ces découvertes signifient que les vers ont évolué à partir d'un ancêtre plus complexe, à travers d'importantes simplifications.

"Nous savions déjà que la plupart des organismes parasitaires ont évolué pour devenir moins complexes que leurs ancêtres; ils ont perdu certaines aptitudes dont ils n'ont plus besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes catégories : les besoins primaires, les besoins...). Le xenoturbellida et l'acoelomorpha, qui vivent de façon indépendante, ne font pas partie de cette catégorie", a déclaré Hervé Philippe. Réalisée dans le cadre d'un projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une grande...) s'échelonnant sur 20 ans et touchant à sa fin, l'étude est un exemple frappant du rôle important de la simplification secondaire dans l'évolution.

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Source: Université de Montréal (William Raillant-Clark, Attaché de presse international - Tél.: 514-343-7593)