Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Catégories
Techniques
Sciences
Encore plus...
Techno-Science.net
Photo Mystérieuse

Que représente
cette image ?
Posté par Michel le Lundi 13/06/2011 à 00:00
La vitesse de mutation de l'ADN humain
Une équipe de chercheurs a découvert qu'en moyenne, chaque parent transmet trente mutations à ses enfants, ce qui modifie les estimations antérieures et remet en question l'échelle de temps que nous utilisions pour calculer le nombre de générations qui nous séparent d'autres espèces. "Notre génome (Le génome est l'ensemble du matériel génétique d'un individu ou d'une espèce codé dans son ADN (à l'exception de certains virus dont le génome est porté par des...) est constitué de près de six milliards d'éléments d'information appelés nucléotides, explique Philip Awadalla, professeur à la Faculté de médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain...) de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission...) de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de l'industrie, de la culture, de la finance et des...), directeur de CARTaGENE et principal coauteur de cette étude. Chaque parent fournit trois milliards de nucléotides et sur la base d'études évolutionnaires indirectes, nous avions évalué que les parents transmettaient en moyenne (La moyenne est une mesure statistique caractérisant les éléments d'un ensemble de quantités : elle exprime la grandeur qu'auraient chacun des membres de l'ensemble s'ils...) 100 à 200 erreurs dans ces éléments d'information à leur enfant. L'étude génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est la science qui étudie l'hérédité et les gènes.) que nous venons de mener, première du genre en la matière (La matière est la substance qui compose tout corps ayant une réalité tangible. Ses trois états les plus communs sont l'état...), révèle qu'en réalité, ces erreurs ou mutations sont beaucoup moins nombreuses qu'on ne le pensait jusqu'alors." Le professeur Awadalla a publié les résultats de cette étude, qu'il a menée avec Matthew Hurles du Wellcome Trust Sanger Institute, dans la revue Nature Genetics le 12 juin 2011.

Puisque les mutations jouent un rôle clé dans le processus évolutionnaire, les généticiens vont devoir réviser le nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de générations qui nous séparent des espèces qui nous sont génétiquement apparentées, comme les grands singes. "En principe, l'évolution est trente pour cent moins rapide que ce qu'on ne le pensait", explique le professeur Awadalla. Les chercheurs ont fait cette découverte en étudiant le génome complet de deux familles composées d'une mère, d'un père et de leur enfant. Les résultats ont permis à l'équipe de déterminer si les hommes transmettaient plus de mutations à leur descendance que les femmes. Puisque les erreurs surviennent pendant la division (La division est une loi de composition qui à deux nombres associe le produit du premier par l'inverse du second. Si un nombre est non nul, la fonction "division...) cellulaire et la réplication de l'ADN et que les hommes produisent plus de gamètes (spermatozoïdes) que les femmes (ovules), la théorie (Le mot théorie vient du mot grec theorein, qui signifie « contempler, observer, examiner ». Dans le langage courant, une théorie est une idée ou une connaissance spéculative,...) voudrait qu'un plus grand nombre de mutations proviennent des hommes que des femmes. Dans une des familles qu'ils ont étudiées, les hommes ont transmis six fois plus d'erreurs génétiques à leurs enfants.


Représentation d'une section de la double hélice d'ADN

Toutefois, cette recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne également...) a également montré d'importantes variations entre les familles. "Dans une des familles étudiées, nous avons constaté que le nombre de mutations d'origine masculine était inférieur à celles d'origine féminine, explique le professeur Awadalla. Cela ne signifie pas que la théorie soit caduque, mais simplement que le taux de mutations est extrêmement variable (En mathématiques et en logique, une variable est représentée par un symbole. Elle est utilisée pour marquer un rôle dans une formule, un prédicat ou un...) d'une personne à l'autre ou même que certaines personnes possèdent des mécanismes qui réduisent la probabilité (La probabilité (du latin probabilitas) est une évaluation du caractère probable d'un évènement. En mathématiques, l'étude des probabilités est un sujet de grande importance donnant lieu...) de mutations." Le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche sont diversifiés et...) fait également remarquer que ces résultats auront des conséquences importantes sur la recherche qui tente de lier des mutations génétiques spécifiques à certaines maladies.

Les chercheurs devront entreprendre d'autres études sur un plus grand nombre de familles pour mieux comprendre la variabilité du taux de mutations individuel. "Nous devons aussi nous intéresser à d'autres types de mutations, comme les variations structurelles dans notre génome", explique le professeur.

Commentez et débattez de cette actualité sur notre forum Techno-Science.net. Vous pouvez également partager cette actualité sur Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux.
Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter Partager sur Messenger Icone partage sur Delicious Icone partage sur Myspace Flux RSS
Source: William Raillant-Clark Attaché de presse international Université de Montréal