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Posté par Michel le Vendredi 05/08/2011 à 00:00
Hépatite C: une nouvelle piste vaccinale

D. Klatzmann/CNRS
Pour la première fois, des chercheurs sont parvenus à produire chez l'animal des anticorps à large spectre contre le virus de l'hépatite C. Ces résultats ouvrent la voie à la mise au point d'un vaccin contre l'hépatite C et plus largement, vers une nouvelle technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) pour le développement de vaccins contre d'autres infections (VIH, dengue (La dengue (prononcer /dɛ̃g/, « dingue »), anciennement appelée « grippe tropicale », « fièvre rouge» ou « petit palu »,...)...).

Développer un vaccin efficace contre l'hépatite C: tel est l'objectif d'une étude européenne coordonnée par David Klatzmann du laboratoire Immunologie-immunopathologie-immunothérapeutique (CNRS/UPMC/Inserm) et soutenue par l'ANRS. Pour la première fois, les chercheurs sont parvenus à produire chez l'animal (Un animal (du latin animus, esprit, ou principe vital) est, selon la classification classique, un être vivant hétérotrophe, c’est-à-dire qu’il se nourrit...) des anticorps à large spectre contre le virus (Un virus est une entité biologique qui nécessite une cellule hôte, dont il utilise les constituants pour se multiplier. Les virus...) de l'hépatite C. Publiés le 3 août 2011 dans la revue Science (La science (latin scientia, « connaissance ») est, d'après le dictionnaire Le Robert, « Ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large. L'ensemble de connaissances, d'études...) Translational Medicine, ces résultats ouvrent la voie à la mise au point (Graphie) d'un vaccin contre l'hépatite C et plus largement, vers une nouvelle technologie pour le développement de vaccins contre d'autres infections (VIH, dengue...).

L'infection par le virus de l'hépatite C (VHC) est un problème de santé publique majeur. Dans le monde (Le mot monde peut désigner :), 200 millions de personnes sont chroniquement infectées et, dans certaines régions, 10 à 30% de la population est touchée. Les complications majeures de l'infection par le VHC (comme l'insuffisance hépatique ou les cancers du foie) provoquent environ 50 000 morts par an au niveau mondial. L'OMS estime que sans intervention rapide pour contenir la propagation de l'infection, la mortalité liée à l'infection par le VHC pourrait dépasser celle causée par le VIH. Il existe des traitements antiviraux qui permettent d'éradiquer le virus mais ils sont très coûteux et peu accessibles aux pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines...) du Sud (Le sud est un point cardinal, opposé au nord.) et il n'y a pas encore de vaccin préventif de l'infection dont le besoin (Les besoins se situent au niveau de l'interaction entre l'individu et l'environnement. Il est souvent fait un classement des besoins humains en trois grandes...) est pourtant manifeste.

Dans le cadre d'une étude européenne coordonnée par David Klatzmann du laboratoire Immunologie-immunopathologie-immunothérapeutique (CNRS/UPMC/Inserm) et soutenue par l'ANRS, la start-up Epixis révèle les résultats prometteurs d'une nouvelle stratégie de développement vaccinal obtenus par plusieurs équipes françaises (1).

Dans le but de développer un vaccin contre le VHC, les chercheurs ont mis au point une technologie basée sur l'utilisation de « pseudo-particules » virales. De telles structures artificielles ressemblent aux particules virales mais elles n'en n'ont pas la dangerosité puisqu'elles ne contiennent pas de matériel génétique et ne permettent pas au virus de se multiplier (2). La nouveauté de l'étude réside dans l'élaboration de pseudo-particules virales « chimériques », c'est-à-dire construites avec des fragments issus de deux virus différents. Ici, il s'agit d'une pseudo-particule issue d'un rétrovirus de souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant tout l’espèce commune Mus musculus, connue aussi comme animal de compagnie ou de...) recouverte de protéines du VHC.

En réaction à une vaccination (La vaccination est un procédé consistant à introduire un agent extérieur (le vaccin) dans un organisme vivant afin de créer une réaction...) avec ces pseudo-particules virales, les chercheurs ont observé, pour la première fois, la production d'anticorps neutralisants le virus VHC chez la souris et le macaque (Le mot macaque vient du portugais macaco, qui signifie « singe », ce mot provenant lui-même d'un mot bantou à l'époque de la colonisation de...). Il est largement accepté que les anticorps neutralisants sont les principaux médiateurs d'une immunité protectrice pour la plupart des vaccins utilisés chez l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement « Homme ». Par distinction, l'homme...).Ces mêmes anticorps se sont révélés avoir une activité à large spectre, c'est-à-dire capables d'induire une immunité neutralisante contre les différents sous-types du VHC. Jusqu'à présent, les tentatives dans ce sens (SENS (Strategies for Engineered Negligible Senescence) est un projet scientifique qui a pour but l'extension radicale de l'espérance de vie humaine. Par une évolution progressive allant du ralentissement du...) avaient échoué.

Ces résultats sont importants pour la mise au point d'un vaccin préventif contre le virus de l'hépatite C. Plus généralement, ils sont applicables au développement de stratégies similaires pour des vaccins contre d'autres infections, comme le VIH, la dengue, le Virus Respiratoire Syncytial (RSV)...

Ces travaux ont été soutenus par l'ANRS et par un contrat de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension...) européen « CompuVac » financé dans le cadre du 6ème Programme-cadre de recherche et de développement (PCRD). Ils impliquent 18 partenaires européens dont le CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de recherche scientifique public...), l'UPMC, l'ENS de Lyon, l'Institut Pasteur (L’Institut Pasteur est une fondation française privée à but non lucratif qui se consacre à l'étude de la biologie, des microorganismes, des maladies et des vaccins. Il est ainsi nommé d'après...), le CEA, l'Inserm, l'Université Claude Bernard (Claude Bernard, né le 12 juillet 1813 à Saint-Julien (Rhône) et mort le 10 février 1878 à Paris, est un médecin et physiologiste...) - Lyon 1, la société Epixis.


Notes:

(1) Ont notamment été impliquées dans cette étude: des équipes du laboratoire Immunologie-immunopathologie-immunothérapeutique (CNRS/UPMC/Inserm), du laboratoire de virologie humaine (Inserm/Université Claude Bernard Lyon 1/ENS Lyon), de l'Unité de génomique virale et vaccination (CNRS/Institut Pasteur), du service d'immunovirologie (CEA/Université Paris-Sud 11).

(2) L'utilisation de pseudo-particules virales est bien connue et appliquée, par exemple dans le vaccin contre le papillomavirus (Les papillomavirus sont un groupe de petits virus à ADN. Ils sont très répandus dans la nature.).


Référence:

A Prime-Boost Strategy Using Virus-Like Particles Pseudotyped for HCV Proteins Triggers Broadly Neutralizing Antibodies in Macaques, Pierre Garrone, Anne-Catherine Fluckiger, Philippe E. Mangeot, Emmanuel Gauthier, Pia Dupeyrot-Lacas, Jimmy Mancip, Arnaud Cangialosi, Isaure Du Chéné, Roger LeGrand, Isabelle Mangeot, Dimitri Lavillette, Bertrand Bellier, François-Loïc Cosset, Frederic Tangy, David Klatzmann, Charlotte Dalba.
Science Translational Medicine, 3 août 2011


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Source: CEA