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Posté par Adrien le Vendredi 16/09/2011 à 00:00
L'insomnie, une affaire de famille
Le problème pourrait avoir des assises génétiques, mais les attitudes familiales à l'égard des troubles du sommeil entreraient aussi en jeu.

La propension à l'insomnie aurait une forte composante familiale, démontre une étude présentée lundi par des chercheurs de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa...) Laval à l'occasion du 4e Congrès de l'Association mondiale pour la médecine (La médecine (du latin medicus, « qui guérit ») est la science et la pratique (l'art) étudiant l'organisation du corps humain (anatomie), son fonctionnement...) du sommeil (Le sommeil est un état naturel récurrent de perte de conscience (mais sans perte de la réception sensitive) du monde extérieur, accompagnée d'une diminution progressive du tonus...) qui se déroulait à Québec. Les personnes provenant d'une famille qui compte au moins un insomniaque courent 67 % plus de risque de souffrir d'insomnie (L'insomnie est un terme créé au XVIe siècle sur la base du latin insomnia (du latin somniculus, « état de celui qui dort ») et signifie stricto sensu la privation de sommeil. Dans l'acception commune et...) au cours de leur vie (La vie est le nom donné :).

Les chercheurs Charles Morin, Mélanie LeBlanc, Hans Ivers, Josée Savard, Lynda Bélanger, de l'École de psychologie, et Chantal Mérette, de la Faculté de médecine, arrivent à ces conclusions au terme d'une étude à laquelle ont participé 3 485 personnes. Dans un premier temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.), les participants devaient répondre à un questionnaire (Les questionnaires sont un des outils de recherche pour les sciences humaines et sociales, en particulier la psychologie, la sociologie, le marketing et la géographie.) téléphonique portant sur la qualité de leur sommeil et sur la qualité du sommeil des membres de leur famille immédiate. Dans les 12 mois (Le mois (Du lat. mensis «mois», et anciennement au plur. «menstrues») est une période de temps arbitraire.) suivants, ils devaient remplir à trois reprises un questionnaire postal portant sur les mêmes sujets.

Les répondants étaient considérés comme insomniaques s'ils consommaient des somnifères au moins trois fois par semaine ou s'ils présentaient le tableau (Tableau peut avoir plusieurs sens suivant le contexte employé :) suivant: insatisfaction par rapport au sommeil, difficulté à mener à bien les tâches quotidiennes en raison d'un manque de sommeil et avoir éprouvé, au moins trois fois par semaine au cours du dernier mois, l'un des trois symptômes suivants: prendre plus de 30 minutes ( Forme première d'un document : Droit : une minute est l'original d'un acte. Cartographie géologique ; la minute de terrain est la carte...) pour s'endormir, avoir des périodes d'éveil excédant 30 minutes pendant la nuit et se réveiller au moins 30 minutes avant l'heure (L’heure est une unité de mesure du temps. Le mot désigne aussi la grandeur elle-même, l'instant (l'« heure qu'il est »), y compris en sciences (« heure solaire »...) prévue.

Les données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire, d'un événement, etc.) recueillies par les chercheurs ont permis d'établir que 40 % des répondants provenaient d'une famille qui comptait au moins un insomniaque; la plupart d'entre eux avaient un proche atteint d'insomnie (76 %), mais certains en avaient deux (21 %) ou même trois (3 %). Le risque de souffrir d'insomnie augmentait en fonction du nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) de proches insomniaques: la hausse était respectivement de 37 %, 250 % et 314 % pour un, deux ou trois proches atteints d'insomnie.

Un certain nombre de sujets, qui étaient de bons dormeurs, ont souffert pour la première fois de problèmes de sommeil pendant le suivi de 12 mois. Le risque que ce premier épisode d'insomnie survienne était 28 % plus élevé chez les répondants provenant de famille comptant au moins un insomniaque. Enfin, le risque que l'insomnie persiste pendant toute la période de suivi augmentait en fonction du nombre de proches atteints d'insomnie. La hausse était de 34 % chez les répondants qui avaient un proche insomniaque, 200 % chez ceux qui en avaient deux et 360 % chez ceux qui avaient en trois.

"Il y a sans doute une composante génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est la science qui étudie l'hérédité et les gènes.) derrière cette agrégation familiale de l'insomnie, estime le responsable de l'étude, Charles Morin. Par contre, on ne sait pas si le mécanisme en cause est un processus physiologique qui interfère avec le sommeil ou une prédisposition à l'anxiété (L'anxiété est pour la psychiatrie phénoménologique biologique et comportementale, un état d'alerte, de tension psychologique et...)." Certaines attitudes à l'égard de l'insomnie, transmises par les membres de la famille, pourraient aussi entrer en ligne de compte, ajoute le chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche sont diversifiés et impliquent d'importantes...). "Lorsqu'on voit un membre de notre famille réagir très fortement à un épisode d'insomnie, il se peut que nous ayons la même réaction lorsque nous devons à notre tour faire face à ce problème. Ce genre de comportements peut transformer une insomnie situationnelle en insomnie chronique."

Les conclusions de cette étude suggèrent qu'une intervention psychologique précoce pourrait être bénéfique aux personnes provenant de familles où l'insomnie chronique sévit. Verra-t-on bientôt apparaître des thérapies familiales contre l'insomnie ? "Nous ne sommes pas encore rendus là, mais ça pourrait venir un jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent...)", croit le professeur Morin.

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Source: Jean Hamann - Université Laval
 
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