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Posté par Publication le Vendredi 23/09/2011 à 12:00
Un effet surprenant du bâillement sur le cerveau
Le bâillement est un phénomène physiologique réflexe permettant une inhalation profonde d’air et souvent associé, parfois à tort, à l’ennui ou à la fatigue. Les causes du bâillement sont encore mal connues mais ce phénomène pourrait plutôt permettre une stimulation (Une stimulation est un événement physique ou chimique qui active une ou plusieurs cellules réceptrices de l'organisme. La cellule traduit la stimulation par...) de la vigilance (Son attention prend un aspect d'intensité pour solliciter l'ensemble de ses capacités de perception et les concentrer sur le déroulement de la tâche.). Nous baillons environ 5 à 10 fois dans une journée avec une fréquence accrue au réveil. La dernière étude sur le sujet indique que le bâillement pourrait également jouer un rôle de régulateur thermique (La thermique est la science qui traite de la production d'énergie, de l'utilisation de l'énergie pour la production de chaleur ou de froid, et des transferts de chaleur suivant différents phénomènes physiques, en...) pour le cerveau (Le cerveau est le principal organe du système nerveux central des animaux. Le cerveau traite les informations en provenance des sens, contrôle de...).

En effet, il semble que la fréquence des bâillements varie avec la saison (La saison est une période de l'année qui observe une relative constance du climat et de la température. D'une durée d'environ trois mois (voir le...) et que les individus baillent moins quand la température extérieure est égale ou supérieure à la température corporelle. Pour en arriver à ces conclusions, la fréquence de bâillement a été observée chez 80 volontaires durant l’hiver (L'hiver est une des quatre saisons des zones tempérées.) (22 degrés en moyenne) et 80 autres durant l’été (37 degrés en moyenne) à Tucson en Arizona. Les résultats indiquent que les températures basses durant l’hiver sont plus favorables au bâillement (environ 50% des volontaires baillent) par contraste avec l’été quand les températures sont équivalentes ou supérieures à celles du corps humain (Le corps humain est la structure physique d'une personne.) (moins de 25% des participants baillent). De plus, le bâillement est associé au temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) passé à l’extérieur puisque 40% des participants baillent dans les 5 premières minutes ( Forme première d'un document : Droit : une minute est l'original d'un acte. Cartographie géologique ; la minute de terrain est la carte originale, au crayon, levée sur le terrain. ...) après leur sortie puis ce pourcentage (Un pourcentage est une façon d'exprimer une proportion ou une fraction dans un ensemble. Une expression comme « 45 % » (lue « 45 pour cent ») est en...) chute à 10% ensuite en été alors qu’il augmente en hiver.

L’hypothèse avancée est que le bâillement est induit (L'induit est un organe généralement électromagnétique utilisé en électrotechnique chargé de recevoir l'induction de l'inducteur et de la...) par l’augmentation de la température du cerveau et sert donc de régulateur thermique en favorisant les échanges d’air (L'air est le mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est inodore et incolore. Du fait de la diminution de la pression de l'air avec l'altitude, il est nécessaire de pressuriser...) avec l’extérieur. Des températures extérieures proches de 37°C ne permettent pas au cerveau de se rafraichir contrairement aux températures basses de l’hiver. Cette théorie est renforcée par une précédente étude qui montrait une variation de température dans le cerveau de rats avant et après un bâillement. Le refroidissement du cerveau serait alors lié à l’augmentation du flux (Le mot flux (du latin fluxus, écoulement) désigne en général un ensemble d'éléments (informations / données, énergie,...) sanguin engendré par l’étirement de la mâchoire ainsi que grâce à l’échange de chaleur (Dans le langage courant, les mots chaleur et température ont souvent un sens équivalent : Quelle chaleur !) avec l’air ambiant qui accompagne l’inhalation profonde.

Référence de la publication:

Gallup AC, Eldakar OT. « Contagious yawning and seasonal climate variation »
Frontiers in Evolutionary Neuroscience, 2011 DOI: 10.3389/fnevo.2011.00003.


Auteur de l’article: Pierre-Alain RUBBO
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