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Posté par Isabelle le Samedi 14/01/2012 à 12:00
Cancer de la prostate: des patients à risques

Chantal Guillemette, de la Faculté de pharmacie, en compagnie de ses collègues du Centre de recherche du CHUQ, Éric Lévesque et Étienne-Gaudet-Walsh: «On pourrait éviter des tests inutiles à des patients qui ont un très faible risque de récidive et mieux cibler les patients à haut risque, qui eux, bénéficieraient d’approches plus agressives, comme la thérapie antihormonale».
Des chercheurs découvrent des marqueurs génétiques qui influencent la probabilité de récidive du cancer de la prostate (Le cancer de la prostate est un cancer fréquent touchant la prostate et donc exclusivement l'homme.).

Un pas de plus vers un traitement personnalisé du cancer (Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle manière que la survie de ce dernier est...) de la prostate (La prostate est une large glande de l'appareil génital masculin. Sa fonction principale est de sécréter et de stocker le liquide séminal, l'un des constituants du sperme.) vient d'être franchi. En effet, des chercheurs des Facultés de pharmacie (La pharmacie (du grec φάρμακον/pharmakôn signifiant drogue, venin ou poison) est la science s'intéressant à la conception, au mode d'action, à la préparation et...) et de médecine ont découvert des marqueurs génétiques associés au risque de récurrence de ce cancer. Les détails de leur étude ont été publiés le 21 décembre dernier dans le European Urology, une revue scientifique (Un scientifique est une personne qui se consacre à l'étude d'une science ou des sciences et qui se consacre à l'étude d'un domaine avec la rigueur et les méthodes scientifiques.) lue par plus de 20 000 urologues à travers le monde (Le mot monde peut désigner :).

Le cancer de la prostate est le plus fréquent type de cancer chez l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo sapiens) ou plus simplement...) et son évolution après traitement varie beaucoup d'un patient (Dans le domaine de la médecine, le terme patient désigne couramment une personne recevant une attention médicale ou à qui est...) à l'autre. Afin de déterminer si ces variations pouvaient dépendre du bagage génétique des patients, Étienne Audet-Walsh, Judith Bellemare, Louis Lacombe, Yves Fradet, Vincent Fradet, Pierre Douville, Chantal Guillemette et Éric Lévesque ont étudié un groupe de 739 hommes chez qui un premier cancer de la prostate avait été découvert. Ces patients, qui ont tous subi l'ablation de la prostate, avaient consenti à fournir un échantillon de sang (Le sang est un tissu conjonctif liquide formé de populations cellulaires libres, dont le plasma est la substance fondamentale et est présent...) aux fins d'analyses génétiques avant la chirurgie (La chirurgie est une technique médicale consistant en une intervention physique sur les tissus, notamment par incision et suture. Un médecin spécialisé dans cette discipline est un chirurgien. Un...).

Au cours des sept années de suivi, 25 % de patients qui avaient eu un cancer de la prostate localisé ont vécu une récidive. Chez les patients où le cancer avait été découvert à un stade (Un stade (du grec ancien στ?διον stadion, du verbe ?στημι istêmi, « se tenir droit...) plus avancé, la récurrence a atteint 63 %; 18 % des patients de ce groupe sont décédés.

Comme il existe un lien entre le cancer de la prostate et les hormones sexuelles, les chercheurs ont concentré leur attention sur les gènes de la famille HSD17B qui interviennent dans la biosynthèse des androgènes et des estrogènes. Les analyses génétiques qu'ils ont effectuées ont révélé que douze variantes de ces gènes sont liées au risque de récurrence du cancer chez les patients du groupe cancer localisé. Chez les patients où le cancer a été découvert à un stade plus avancé, les chercheurs ont découvert des variantes qui influençaient positivement et des marqueurs qui influençaient négativement les risques de récurrence et de survie. «Il semble exister des profils génétiques pour lesquels le risque de récidive est plus faible», résume Chantal Guillemette, de la Faculté de pharmacie.

Selon la chercheuse du Centre de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la...) du CHUQ, ces marqueurs pourraient servir à personnaliser le traitement du cancer de la prostate. «On pourrait éviter des tests inutiles à des patients qui ont un très faible risque de récidive et mieux cibler les patients à haut risque, qui eux, bénéficieraient d'approches plus agressives, comme la thérapie antihormonale. On pourrait améliorer les chances des patients à haut risque de récidive en tentant de reproduire chez eux le profil hormonal des patients à faible risque.»

Les recherches se poursuivent afin d'établir la fonction des variantes génétiques qui influencent le risque de récurrence et pour déterminer si les mêmes marqueurs se retrouvent dans d'autres populations. Par ailleurs, les chercheurs Éric Lévesque, Chantal Guillemette, Louis Lacombe et Yves Fradet ont déposé trois demandes de brevets pour des tests pronostics du risque de récidive du cancer de la prostate faisant appel aux marqueurs génétiques qu'ils ont découverts.

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Source: Jean Hamann - Université Laval