Recherchez sur tout Techno-Science.net
       
Techno-Science.net : Suivez l'actualité des sciences et des technologies, découvrez, commentez
Catégories
Techniques
Sciences
Encore plus...
Techno-Science.net
Bons plans et avis Gearbest: Xiaomi Mi Mix2, OnePlus 5T
Code promo Gearbest: réduction, coupon, livraison...
Photo Mystérieuse

Que représente
cette image ?
Posté par Michel le Jeudi 19/01/2012 à 12:00
L'effet anti-cancer d'un médicament contre le diabète
Dr. Gerardo Ferbeyre, Département de biochimie, Université de Montréal. Crédit: Université de Montréal
En 2005, on a annoncé la mise au jour, par des chercheurs écossais, de taux de cancer beaucoup plus faibles que prévu chez des personnes diabétiques traitées à la metformine, un médicament courant prescrit aux patients atteints de diabète de type 2. De nombreuses études subséquentes ont fait état de résultats semblables, certaines avançant même une réduction de 50 pour cent du risque. Comment cet antidiabétique pouvait-il réduire le risque de cancer (Le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle manière que la survie de ce dernier est...) et quels mécanismes faisait-il entrer en jeu ?

Dans un article publié dans la revue Cancer Prevention Research, des chercheurs des universités McGill et de Montréal annoncent une constatation inattendue: l'exposition à la metformine réduit le taux de mutation cellulaire et l'accumulation des dommages à l'ADN. S'il est bien connu que ces mutations participent directement à la carcinogenèse, il n'avait cependant jamais été démontré à ce jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du Soleil éclairent le ciel. Son début (par rapport...) qu'il était possible d'abaisser le risque de cancer par l'inhibition du taux de mutation.

« Il est remarquable de voir que la metformine, un médicament peu coûteux, non breveté, sûr et utilisé couramment, exerce plusieurs actions biologiques susceptibles de réduire le risque de cancer. Ces récents résultats montrent la metformine réduirait le taux de mutation des cellules somatiques, ce qui pourrait se révéler un autre mécanisme de prévention du cancer », explique le Dr Michael Pollak, professeur aux départements de médecine et d'oncologie de McGill, chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche...) à l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics...) Lady Davis de recherches médicales de l'Hôpital général juif et directeur de l'étude.

L'étude, menée de concert avec le laboratoire du Dr Gerardo Ferbeyre, du Département de biochimie de l'Université de Montréal, permet de croire que la metformine réduit les dommages à l'ADN grâce à la réduction des niveaux d'espèces oxygénées réactives (ROS). Les ROS, des sous-produits résultant de la production d'énergie par les cellules à partir des nutriments, sont reconnus comme des éléments dommageables pour l'ADN. Cette action semble se dérouler dans les mitochondries, les organelles cellulaires qui produisent l'énergie dans les cellules en « brûlant » les nutriments. Des études antérieures ont indiqué que les mitochondries étaient un site d'action de la metformine dans sa fonction antidiabétique, mais ces études n'ont pas examiné le fait que le médicament exerçait aussi à cet endroit un effet réducteur sur la production de ROS, réduisant ainsi le taux d'accumulation des dommages de l'ADN. « Nous avons découvert que la metformine n'agit pas comme un antioxydant classique, indique le Dr. Ferbeyre. Elle semble prévenir de manière sélective la production de ROS par les mitochondries altérées, comme celles qui se trouvent dans les cellules présentant des mutations oncogéniques. »

« Cette étude ouvre une voie très intéressante pour la recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension...) sur la prévention du cancer, déclare le Dr Pollak. Cela ne signifie pas, cependant, que la metformine peut désormais être utilisée couramment pour la prévention du cancer. Nous ignorons toujours si le médicament s'accumule en concentrations suffisantes dans les tissus humains exposés à un risque de cancer, comme le sein (Le sein (du latin sinus, « courbure, sinuosité, pli ») ou la poitrine dans son ensemble, constitue la région ventrale supérieure du torse d'un animal, et en particulier celle des mammifères qui...) ou le côlon, lorsqu'il est prescrit selon la posologie (La posologie est l'étude des modalités d'administration des médicaments. Elle recouvre également l'ensemble des modalités...) habituelle dans le traitement du diabète. Nous ne savons pas non plus si les résultats des études d'origine, menées sur des patients diabétiques et ayant montré une réduction du risque de cancer, s'appliquent aussi à des personnes non diabétiques. Toutefois, la possibilité de protéger l'ADN contre des dommages oxydatifs au moyen d'un médicament bien toléré était inattendue, et ce sujet doit maintenant être étudié sous de nombreux aspects. ».

Commentez et débattez de cette actualité sur notre forum Techno-Science.net. Vous pouvez également partager cette actualité sur Facebook, Twitter et les autres réseaux sociaux.
Icone partage sur Facebook Icone partage sur Twitter Partager sur Messenger Icone partage sur Delicious Icone partage sur Myspace Flux RSS
Source: William Raillant-Clark Attaché de presse international Université de Montréal