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Cyclocity

Introduction

Un vélo du service vélo'v à Lyon.
Vélos du service Vélib' dans leur station à Paris.

Cyclocity est un système, en partie breveté, de vélos partagés offrant un service de location de vélos en libre-service conçu et développé par JCDecaux. Cyclocity est aussi le nom de la filiale de JCDecaux chargée du développement et de l'exploitation de ce système.

Le fondateur (Le Fondateur (titre original : Founding Father) est une nouvelle de science-fiction d'Isaac Asimov, parue en février 1965, et publiée en français dans le recueil Cher Jupiter.) de la société JCDecaux, Jean-Claude Decaux, présenté comme un cycliste convaincu, aurait initié lui-même le projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et...). Après des premiers débuts en Autriche (Vienne, Citybike Wien) et en Espagne (Gijón et Cordoue), il a été mis en place à grande échelle pour la première fois à Lyon, sous le nom de vélo'v, pour la Communauté urbaine de Lyon (2 000 vélos sur 150 stations à son lancement) puis à Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du bassin...) avec Vélib'.

Le système existe aussi à Vienne en Autriche, en Espagne, à Bruxelles en Belgique (sous le nom villo!), dans plusieurs villes de France, et à Dublin en Irlande, ainsi qu'en cours de développement à Chicago (Chicago est une mégapole des États-Unis, située dans la partie nord du Middle West, à 1 280 kilomètres à l'ouest de New York et à plus de 3 200...) aux États-Unis et à Melbourne en Australie (L’Australie (officiellement Commonwealth d’Australie) est un pays de l’hémisphère Sud dont la superficie couvre la plus grande partie de l'Océanie. En plus de...).

Des systèmes concurrents ont été développés par Clear Channel (entre autres, Vélo à la carte à Rennes, BIP à Perpignan et Bicing à Barcelone), EFFIA (Vélo'+ à Orléans), Smoove (Smoove est une compagnie française qui conçoit, construit et distribue des produits reliés à la vélocation. La compagnie produit des stations légères de diapasons indépendants, qui ne requièrent quasiment...) (Vélomagg à Montpellier) et une coopérative Movimento à Toulouse.

Concept

Si Clear Channel et JCDecaux se disputent le principe du vélo partagé, on retrouve l'origine d'un tel concept dès les années 1970 au Danemark. La mise en place d'un système de vélos en libre service gratuit a été mis en service dans les années 1995 à Copenhague, des vélos sont empruntables dans la ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de...) avec une simple pièce de monnaie comme pour les Caddies de supermarché. Le système a été développé dans d'autres villes du nord (Le nord est un point cardinal, opposé au sud.) de l'Europe (L’Europe est une région terrestre qui peut être considérée comme un continent à part entière, mais aussi comme l’extrémité...) où ce modeste système anti-vol suffit, la transposition n'étant pas évidente partout. Le développement d'une offre performante et sécurisée par des industriels (spécifiquement donc des annonceurs ayant l'habitude de gérer le mobilier urbain) a alors vu le jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux nuits, pendant laquelle les rayons du...).

Principe du système

Une station (vide) à Vienne.

Cyclocity est l'application du concept de vélos partagés en tant que service, généralement proposé par une collectivité locale, au travers d'une délégation de service public (Un service public est une activité considérée comme étant d'intérêt général. Cette notion faisant appel à...) assurée par JCDecaux et sa filiale Cyclocity.

Le système est composé, tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou l'univers.) d'abord, de stations disséminées dans la ville ou la zone à couvrir. Chaque station est composée de plusieurs bornes d'attache de vélos et d'une borne informatique (L´informatique - contraction d´information et automatique - est le domaine d'activité scientifique, technique et industriel en rapport...) qui sert d'interface (Une interface est une zone, réelle ou virtuelle qui sépare deux éléments. L’interface désigne ainsi ce que chaque élément a besoin de connaître de l’autre...) entre les utilisateurs et le système de gestion. Des vélos sont disponibles en nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) suffisant dans chaque station.

Après enregistrement, un utilisateur peut emprunter un vélo dans une station au moyen d'une carte et d'un code. À la fin de l'utilisation, le vélo peut être rendu (Le rendu est un processus informatique calculant l'image 2D (équivalent d'une photographie) d'une scène créée dans un logiciel de modélisation 3D comportant à la fois des objets et des sources de...) dans n'importe quelle autre station en le raccrochant à une borne d'attache. Suivant les systèmes, les utilisateurs peuvent s'enregistrer auprès du gestionnaire (pour les systèmes gratuits ou pour les abonnements communément appelés longue durée) ou bien directement sur les bornes informatiques en station, normalement au moyen d'une carte de paiement (abonnement dit de courte durée). Une caution est généralement demandée, soit lors de l'inscription préalable soit en utilisant l'empreinte de la carte de paiement.

La location est normalement limitée dans le temps (Le temps est un concept développé par l'être humain pour appréhender le changement dans le monde.) et, pour les systèmes payants, le coût horaire augmente avec la durée de location. Certains systèmes payants proposent ainsi une première demi-heure gratuite, l'heure (L'heure est une unité de mesure  :) suivante étant payante et les heures supplémentaires étant ensuite facturées le double. Dans cette configuration, le renouvellement du parc (Un Parc est un terrain naturel enclos,[1] formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été tracées des allées et chemins...) de vélos à disposition est très rapide, favorisant ainsi l'utilisation pour de courts trajets de station à station. Cela est possible avec un nombre important de stations offrant un bon maillage de la ville ou de la zone à desservir, le point (Graphie) de départ et surtout le point d'arrivée de l'utilisateur devant être proches d'une station. Le système devient alors comparable à un réseau de transport (Le transport est le fait de porter quelque chose, ou quelqu'un, d'un lieu à un autre, le plus souvent en utilisant des véhicules et des voies de...) où chaque station du réseau serait reliée aux autres directement, contrairement à un service de transport en commun où des correspondances peuvent être nécessaires. L'utilisateur assure alors son propre transport, entre les stations, au moyen du vélo mis à disposition. JCDecaux avait alors qualifié son système de « réseau de transport individuel ».

Ce système est facilement complémentaire avec un réseau de transport en commun. Avec des stations judicieusement placées (gare, station de métro), un même trajet peut se faire alternativement, pour partie, avec un vélo et un transport en commun. Contrairement à ce qui se passerait avec un vélo dont il aurait la propriété, l'utilisateur n'a plus à sa charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un paiement ou un...) le vélo dès qu'il a achevé son trajet avec celui-ci : ce principe offre des avantages en termes de mobilité mais aussi des combinaisons multimodales inédites.

Les syndicats dénoncent les conditions de travail des salariés chargés de la maintenance des vélos.

Un service associé au mobilier urbain (Le mobilier urbain est, selon une expression contemporaine, une notion englobant tous les objets qui sont installés dans l’espace public d’une ville pour répondre aux...)

JCDecaux a « inventé » l'Abribus (Abribus est le nom commercial d'un type d'aubettes ou d'abris de bus proposé à partir de 1964 à Lyon, par l'entreprise JCDecaux aux collectivités territoriales...) financé par la publicité. Ce concept a été étendu à l'ensemble (En théorie des ensembles, un ensemble désigne intuitivement une collection d’objets (les éléments de l'ensemble), « une multitude qui peut être comprise comme un tout », comme...) du mobilier urbain, où l'affichage (L' affichage désigne l'application d'une surface de papier script dans un lieu public(et non du foyer)sur un support destiné à son...) publicitaire le finance ainsi au travers d'une délégation de service public assurée par l'industriel. Cyclocity est ainsi proposé en tant que service s'ajoutant à celui de la gestion du mobilier. Et l'émergence de ce service est arrivé à temps pour le principal opérateur français alors que de nombreuses délégation de service public pour l'affichage urbain arrivent à échéances, lui servant d'argument commercial (Un commercial (une commerciale) est une personne dont le métier est lié à la vente.) tant financièrement que vis à vis de la concurrence.

L'affichage publicitaire devait à l'origine financer l'intégralité du service, comme ce fut le cas à Lyon. Devant le coût du système — il semblerait que le service, pour être attractif, doit proposer une période de gratuité, permettant ainsi des sauts de puce gratuits aux abonnés — Cyclocity est devenu un service onéreux. Cependant, devant la réussite de sa vitrine lyonnaise et devant l'enthousiasme des mairies, les collectivité locales se sont lancées dans ce service finalement coûteux pour ces dernières. Les bénéfices directement liés à l'affichage urbain ont connue une très forte augmentation et les rétributions exigées par les collectivités locale (qui se renégocient au renouvellement du contrat) ont logiquement suivi. Si, par exemple à Paris, le lancement du service n'a pas été directement financé par la ville, celui-ci l'a été par une baisse des prétentions de la mairie sur ses rétributions liées à l'affichage publicitaire. À Marseille par contre, où la délégation de service public concernant l'affichage a dû être scindée en deux lots, le service Le Vélo se fait grâce à un financement de la ville.

L'offre est resté longtemps accolée à la gestion de l'affichage publicitaire et du mobilier urbain. Aucune déclinaison du système seul n'a été proposé dans un premier temps. JCDecaux disposant du système de service de vélos partagés le plus abouti notamment techniquement (8 brevets ont été déposés) et ayant fait ses preuves, ce service a pu se révéler comme argument commercial pour récupérer ou conserver certaines délégations de services. À Toulouse cependant un appel d'offre pour un service de vélopartage sans délégation du marché publicitaire a été lancé et finalement remporté par JCDecaux, ville où par ailleurs le marché publicitaire est géré par son concurrent. Précédemment, un système concurrent indépendant du marché d'affichage publicitaire avait été mis au point par EFFIA et lancé à Orléans (Vélo'+).

Source: Wikipédia publiée sous licence CC-BY-SA 3.0. Vous pouvez soumettre une modification à cette définition sur cette page.

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