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Incinération

Impacts écologiques

L'incinération ne fait pas disparaître les déchets, elle les transforme en :

  • mâchefers (tout ce qui ne brule pas) : environs 30% du poids des déchets. Ils peuvent-être utilisés comme matériaux de construction ou de terrassement ;
  • cendres et REFIOM (Les résidus d'épuration des fumées d'incinération des ordures ménagères (REFIOMS, on parle aussi de REFIDI pour les déchets...) (résidus d'épuration des fumées d'incinération d'ordures ménagères) : environ 3 % du poids (Le poids est la force de pesanteur, d'origine gravitationnelle et inertielle, exercée par la Terre sur un corps massique en raison uniquement du voisinage de la Terre. Elle est égale...) des déchets. Leur toxicité dépend du traitement des fumées choisi. Celle-ci est mesurée ce qui détermine en quelle classe de décharge sont dirigées les cendres.
  • fumées.

La composition de ces fumées dépend directement de la composition des déchets. On retrouve principalement les éléments suivants :

  • H2O, CO2, comme dans toute combustion (La combustion est une réaction chimique exothermique d'oxydoréduction. Lorsque la combustion est vive, elle se traduit par une flamme voire une explosion.) classique.
  • CO si la combustion est mal réglée. Un bon réglage permet de s'en affranchir.
  • oxydes d'azote : NO, NO2 (gaz notamment responsables des pluies acides).
  • gaz (Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi-indépendants. Dans l’état gazeux, la matière n'a pas de forme propre ni de volume propre : un gaz tend à...) acides : HCl (Acide chlorhydrique, numéro CAS 7647-01-0 Chlorure d'hydrogène, numéro CAS 7647-01-0), SO2, HF.
  • dioxines, furanes, métaux lourds (plomb, mercure...).

Hormis les polluants de la dernière ligne, le reste des gaz est mesuré en continu en amont et en aval du traitement des fumées. L'efficacité est donc directement mesurable. En revanche, et en l´absence de décrets plus contraignants et d´une technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait :) fiable (un procédé semble exister, voir l’article sur en:AMESA), les autres polluants ne sont pas mesurés en continu. Ils sont donc traités par l'injection (Le mot injection peut avoir plusieurs significations :) de charbon actif, et, régulièrement, une mesure est effectuée par un organisme de contrôle.

Après que l'on ait montré dans les années 1970-1990 une large contamination de l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et artificiels au sein duquel se déroule la vie humaine. Avec les enjeux...) par les métaux lourds et les dioxines émis par les premières générations d'incinérateurs, la réglementation, au moins dans les pays (Pays vient du latin pagus qui désignait une subdivision territoriale et tribale d'étendue restreinte (de l'ordre de quelques centaines...) riches, leur a imposé des normes et contrôles de plus en plus contraignants. Aujourd’hui, l´incinération (tous procédés confondus) ne représente plus qu’environ 3% des émissions de dioxines.

Chaque nouveau projet (Un projet est un engagement irréversible de résultat incertain, non reproductible a priori à l’identique, nécessitant le concours et l’intégration d’une grande...) d'installation doit maintenant comporter une étude d'impact du projet sur l'environnement avant d'être autorisé à exploiter. De plus, de nombreuses unités en fonctionnement affichent sur internet (Internet est le réseau informatique mondial qui rend accessibles au public des services variés comme le courrier électronique, la messagerie instantanée et le World Wide Web, en...) leurs résultats de mesures de polluants. On a peu-à-peu pris conscience de la toxicité des fumées des incinérateurs contenant des dioxines et des furanes et interdit par exemple le mélange des cendres avec les résidus solides après combustion (mâchefers) dont la réutilisation est dans un nombre (La notion de nombre en linguistique est traitée à l’article « Nombre grammatical ».) croissant de pays désormais soumise à des conditions plus ou moins contraignantes et respectées.

Coûts

Les coûts de l'incinération peuvent varier sensiblement d'un projet à un autre, selon les hypothèses économiques (montage financier de la collectivité pour rembourser l'investissement), choix et performance du mode de valorisation énergétique (la vente d'énergie apporte des recettes significatives, jusqu'à 15-20 euros la tonne ( La tonne représente différentes unités de mesure ; Une tonne est un grand et large tonneau ; Une tonne-pompe est...) de déchets traités), existence ou non d'une valorisation des mâchefers (la mise en décharge des mâchefers coûte souvent plus cher que leur valorisation en technique routière) et les choix techniques. Les coûts de traitement par incinération sont globalement comparables, voire légèrement supérieurs, à ceux de la mise en décharge. Il existe de très fortes disparités locales, aussi bien pour les installations de stockage (les prix peuvent varier entre 30 et 120 €/t) que pour les incinérateurs (entre 50 et 120€/t). La structure du coût de traitement (amortissement de l’investissement, charge (La charge utile (payload en anglais ; la charge payante) représente ce qui est effectivement transporté par un moyen de transport donné, et qui donne lieu à un paiement ou un bénéfice non...) d’exploitation, recettes énergétiques) est également différente, l’incinérateur par exemple nécessitant pour le maître d’ouvrage un investissement initial important pouvant représenter selon les cas la moitié du coût de traitement. Le choix du mode de financement de l’investissement (fond propre, emprunt…) et le montant des subventions a enfin un impact direct sur le coût de traitement.

Source: Wikipédia publiée sous licence CC-BY-SA 3.0. Vous pouvez soumettre une modification à cette définition sur cette page.

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