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Alfred Kastler

Alfred Kastler est un physicien alsacien, né le 3 mai 1902 à Guebwiller et décédé le 7 janvier 1984 à Bandol.

Il entra en 1921 à l'École normale supérieure, où il eut comme professeurs Henri Abraham et Eugène Bloch. En 1926, il est reçu premier à l'agrégation de physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général...), il est professeur à Mulhouse, puis à Colmar et Bordeaux (1929). Il devient en 1931, assistant de Pierre Daure à l'Université de Bordeaux (Cette page est consacrée au PRES Université de Bordeaux. Pour les pages sur les universités, voir Université Bordeaux I, Université Bordeaux II, Université Bordeaux III,...), il y soutient en 1936 sa thèse (Une thèse (du nom grec thesis, se traduisant par « action de poser ») est l'affirmation ou la prise de position d'un locuteur, à l'égard du sujet ou du thème qu'il évoque.) pour le doctorat (Le doctorat (du latin doctorem, de doctum, supin de docere, enseigner) est généralement le grade universitaire le plus élevé. Le titulaire de ce grade est...) ès sciences, sur la fluorescence (La fluorescence est une émission lumineuse provoquée par diverses formes d'excitation autres que la chaleur. (on parle parfois de « lumière froide »). Elle peut servir...) de la vapeur () de mercure, il y démontre que l'échange de moment angulaire (En physique, le moment angulaire ou moment cinétique est la grandeur physique qui joue un rôle analogue à la quantité de mouvement dans le cas des...) entre atomes (Un atome (du grec ατομος, atomos, « que l'on ne peut diviser ») est la plus petite partie d'un corps simple pouvant se combiner...) et lumière (La lumière est l'ensemble des ondes électromagnétiques visibles par l'œil humain, c'est-à-dire comprises dans des longueurs d'onde de 380nm (violet) à 780nm (rouge). La lumière est...) explique la polarisation ( la polarisation des ondes électromagnétiques ; la polarisation dûe aux moments dipolaires dans les matériaux diélectriques ; En électronique, la polarisation est le fait d'appliquer une tension pour créer du courant dans le...) des composantes Zeeman. Il devient la même année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) maître de conférence à Bordeaux. Deux ans plus tard il est nommé professeur à la chaire de physique générale en remplacement de Pierre Daure, nommé recteur de l'Académie (Une académie est une assemblée de gens de lettres, de savants et/ou d'artistes reconnus par leurs pairs, qui a pour mission de veiller aux usages dans leurs disciplines respectives et de publier des ouvrages tels que des dictionnaires,...) de Caen. En 1941, sur la demande de Georges Bruhat, il rejoint l'École normale supérieure et son Laboratoire de physique comme professeur sans chaire. Auguste Rousset lui succède à Bordeaux. En 1952, il est nommé professeur titulaire de physique à la Faculté des sciences de Paris (Paris est une ville française, capitale de la France et le chef-lieu de la région d’Île-de-France. Cette ville est construite sur une boucle de la Seine, au centre du...) et à l'ENS et fonde le Laboratoire de spectroscopie hertzienne de l'ENS qu'il co-dirige avec Jean Brossel. Il a notamment dirigé les travaux de Claude Cohen-Tannoudji (Claude Cohen-Tannoudji, né le 1er avril 1933 à Constantine (Algérie), est un physicien français. Il travaille au laboratoire Kastler-Brossel de...) pour sa thèse de doctorat ès sciences.

Il fut président de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) d'optique (L'optique est la branche de la physique qui traite de la lumière, du rayonnement électromagnétique et de ses relations avec la vision.) théorique et appliquée (SupOptique) à partir de 1962, succédant à Armand de Gramont (Antoine Auguste Agénor Armand de Gramont, duc de Guiche puis 12e duc de Gramont (1925) est un industriel et un scientifique français né le 29...). Il est élu à l'Académie des sciences (Une académie des sciences est une société savante dont le rôle est de promouvoir la recherche scientifique en réunissant certains des chercheurs les plus éminents, en tenant des séances au cours desquelles des...) en 1964. Il reçut le Prix Nobel de Physique (Le prix Nobel de physique est une récompense gérée par la Fondation Nobel, selon les dernières volontés du testament du chimiste Alfred Nobel. Il récompense des...) en 1966 pour la découverte et le développement de méthodes optiques permettant d'étudier la résonance (Lorsqu'on abandonne un système stable préalablement écarté de sa position d'équilibre, il y retourne, généralement à travers des oscillations...) hertzienne des atomes. En 1968, il devient directeur de recherches du CNRS (Le Centre national de la recherche scientifique, plus connu sous son sigle CNRS, est le plus grand organisme de recherche scientifique public français (EPST).). Il prend sa retraite en 1972.

Mais Alfred Kastler (Alfred Kastler est un physicien alsacien, né le 3 mai 1902 à Guebwiller et décédé le 7 janvier 1984 à Bandol.) n'était pas qu'un célèbre savant. Il était un humaniste et farouche anti-nucléaire. Poète et fidèle à ses origines, il est l'auteur d'un recueil de poésies en allemand intitulé : " Europe ma patrie - Deutsche Lieder eines französischen Europäers ".

Il présida le Comité français d'optique de 1958 à 1972, succédant à Gustave Yvon.

En 1984, le lycée général de Guebwiller, sa ville (Une ville est une unité urbaine (un « établissement humain » pour l'ONU) étendue et fortement peuplée (dont les habitations doivent être à moins de 200 m chacune, par opposition aux...) natale, devient officiellement le Lycée Alfred Kastler.

Distinctions

  • Prix Félix Robin en 1946
  • Médaille d'or du CNRS en 1964
  • Prix Nobel de Physique en 1966
Source: Wikipédia publiée sous licence CC-BY-SA 3.0.

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