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Posté par Adrien le Jeudi 22/02/2018 à 00:00
Des produits dérivés de plantes présentent un potentiel thérapeutique contre le neuropaludisme
Le paludisme, ou malaria, est une maladie potentiellement mortelle le plus souvent causée par un parasite du genre Plasmodium, qui pénètre dans la circulation sanguine à la suite d'une piqûre d'un moustique porteur. La maladie (La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant, animal ou végétal.) représente une grave menace pour la santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.) à l'échelle mondiale, avec 200 à 300 millions de cas chaque année (Une année est une unité de temps exprimant la durée entre deux occurrences d'un évènement lié à la révolution de la Terre autour du Soleil.) et 445 000 décès en 2016.

Les femmes enceintes et les enfants étant les plus vulnérables à l'infection, les complications comme l'anémie (L'anémie (du privatif an- et du grec ancien haimos, « sang ») est une anomalie de l'hémogramme caractérisée par une diminution de la concentration en hémoglobine...) et le neuropaludisme, la plus grave complication neurologique de la maladie, sont responsables d'environ 25 % du taux de mortalité (La mortalité, ou taux de mortalité est le nombre de décès annuels rapporté au nombre d'habitants d’un territoire donné. Elle se distingue de la morbidité : nombre de malades...) infantile dans certaines régions de l'Afrique (D’une superficie de 30 221 532 km2 en incluant les îles, l’Afrique est un continent couvrant 6 % de la surface terrestre et 20,3 % de la surface des terres émergées. Avec une population de...).

Alors que les médicaments antipaludiques permettent de traiter le paludisme (Le paludisme (du latin paludis, « marais »), aussi appelé malaria (de l'italien mal'aria, « mauvais air »), est une maladie...) clinique non compliqué, les options de traitement contre le neuropaludisme sont rares et peu efficaces, un problème aggravé par l'émergence de la résistance des parasites.

Une étude récente d'une équipe de chercheurs de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux États-Unis, au moment où les...) McGill dirigée par le Pr Philippe Gros, professeur au Département de biochimie et vice-doyen exécutif, Sciences de la vie (La vie est le nom donné :), ainsi que le Pr Jerry Pelletier, du Département de biochimie, révèle que les rocaglates, une classe de produits dérivée (La dérivée d'une fonction est le moyen de déterminer combien cette fonction varie quand la quantité dont elle dépend, son argument, change. Plus précisément, une dérivée est une expression (numérique ou algébrique) donnant le...) de plantes du genre Aglaia, bloquent la réplication des parasites aux stades hématologiques chez plusieurs modèles murins ainsi que dans des globules rouges humains infectés.

Fait important, les chercheurs ont démontré que les rocaglates inhibent la neuro-inflammation et augmentent le taux de survie, y compris en présence d'isolats pharmacorésistants, ce qui indique que cette classe de produits présente un fort potentiel d'utilisation thérapeutique (La thérapeutique (du grec therapeuein, soigner) est la partie de la médecine qui étudie et applique le traitement des maladies.) dans les cas de paludisme compliqué chez les humains.

L'article "Rocaglates as dual-targeting agents for experimental cerebral malaria" a été publié dans PNAS le 19 février 2018.

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Source: Université McGill