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Posté par Adrien le Samedi 02/02/2008 à 00:00
Vulnérabilité du génome face à une faible dose de radiation chronique
Dans le cadre du programme "Sciences fondamentales en médecine" soutenu par le présidium de l'Académie des Sciences de la Russie (ASR), des scientifiques russes ont constaté qu'une faible dose de radiation chronique s'avère plus destructive sur le génome (Le génome est l'ensemble du matériel génétique d'un individu ou d'une espèce codé dans son ADN (à l'exception de certains virus dont le génome est porté par des molécules...) humain qu'une forte radiation (Le rayonnement est un transfert d'énergie sous forme d'ondes ou de particules, qui peut se produire par rayonnement électromagnétique (par exemple : infrarouge) ou par une désintégration (par...) ponctuelle.


Représentation d'une section de la double hélice d'ADN

Cette étude menée par les chercheurs de l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) de biophysique (La biophysique est une discipline à l'interface de la physique et la biologie où les outils d'observations des phénomènes physiques sont appliqués aux molécules d'intérêt biologique.) théorique et expérimentale ( En art, il s'agit d'approches de création basées sur une remise en question des dogmes dominants tant sur le plan formel, esthétique, que sur le plan culturel et politique. En science,...) de l'ASR et de l'Institut de physique (La physique (du grec φυσις, la nature) est étymologiquement la « science de la nature ». Dans un sens général et...) des hautes énergies, a pour but de déterminer l'influence du rayonnement (Le rayonnement, synonyme de radiation en physique, désigne le processus d'émission ou de transmission d'énergie impliquant une particule porteuse.) chronique sur les astronautes et les pilotes volant à des altitudes variant de 10 km à 30 km. En effet, le rayonnement ionisant (Un rayonnement ionisant est un rayonnement qui produit des ionisations dans la matière qu'il traverse. Pour les rayons ionisants, il y a beaucoup d'usages pratiques, mais ces rayons sont aussi dangereux pour la santé...) auquel sont exposés les pilotes et les astronautes peut causer des maux importants, parmi lesquels des tumeurs malignes.

La difficulté de cette étude est liée à la nature changeante de chaque vol à haute altitude (L'altitude est l'élévation verticale d'un lieu ou d'un objet par rapport à un niveau de base. C'est une des composantes géographique et...) ainsi qu'à sa non reproductibilité (La reproductibilité d'une expérience scientifique est une des conditions qui permet d'inclure les observations réalisées durant cette expérience dans le processus d'amélioration...), rendant impossible le suivi médical exact des pilotes et les mesures des rayonnements ionisants. Les chercheurs ont alors décidé de reproduire l'expérience sur terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance croissante au Soleil, et la quatrième par taille et par masse croissantes. C'est la plus grande et la plus massive des quatre planètes...) avec des souris (Le terme souris est un nom vernaculaire ambigu qui peut désigner, pour les francophones, avant tout l’espèce commune Mus musculus, connue aussi comme animal de...). Ils les ont soumis à des champs de radiation à l'aide d'un accélérateur de particules (Les accélérateurs de particules sont des instruments qui utilisent des champs électriques et/ou magnétiques pour amener des particules chargées électriquement à des vitesses...). Ayant analysé le sang (Le sang est un tissu conjonctif liquide formé de populations cellulaires libres, dont le plasma est la substance fondamentale et est présent chez...) et les globules blancs des souris, les scientifiques russes ont alors constaté que par un rayonnement variant de 21,5 cGy (centi-Gray) à 31,5 cGy le niveau de détérioration de l'ADN pouvait atteindre 6%. Cette détérioration provoque l'instabilité du génome. Un rayonnement de 31,5 cGy est considéré comme faible alors qu'avec une dose de 150 cGy de rayonnement ponctuel (En géométrie, un point est le plus petit élément constitutif de l'espace de travail.), soit 5 fois supérieure que la précédente, ils n'ont détecté pratiquement aucune détérioration.

Ceci est lié au caractère chronique de la radiation causant des formations importantes d'oxygènes actifs. Cependant les chercheurs russes n'ont pas encore déterminé la nature de ces détériorations et ils poursuivent leurs études afin de savoir si cette instabilité génétique (La génétique (du grec genno γεννώ = donner naissance) est la science qui étudie l'hérédité et les gènes.) peut apparaître dans d'autres types de cellules.

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Source: BE Russie numéro 15 (31/01/2008) - Ambassade de France en Russie / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/ ... /52863.htm
 
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