Certaines espèces sont génétiquement destinées à s'éteindre

Publié par Publication le 18/08/2009 à 00:00
Illustration: Dilophosaurus - ArthurWeasley sous licence Creative Commons
Depuis toujours, la vie sur Terre a été rythmée par des successions d'extinctions d'espèces animales et végétales. Dans la majorité des cas, elles sont le résultat d'une catastrophe soudaine tuant massivement une grande variété de créatures comme à la fin du Crétacé il y a 65 millions d'années qui a vu disparaître, entre autres, les dinosaures. Aussi, ces extinctions peuvent être plus sournoises et être le résultat de la destruction progressive de l'habitat des espèces concernées. Cependant un troisième scénario inconnu jusqu'à présent semble exister : la possibilité que certains types d'organismes soient génétiquement plus sujets à disparaître, en dehors des effets de l'environnement (L'environnement est tout ce qui nous entoure. C'est l'ensemble des éléments naturels et...).

Dans le but de décrire ce phénomène, les biologistes de l'évolution Kaustuy Roy de l'Université de Californie (L'université de Californie est une université américaine, fondée en 1868, dont...) à San Diego, Gene Hunt du Musée National d'Histoire Naturelle (La démarche d'observation et de description systématique de la nature commence dès...) de Washington D.C. et David Jablonski de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la...) de Chicago (Chicago est une mégapole des États-Unis, située dans la partie nord du Middle West, à...) dans l'Illinois ont étudié le taux d'extinction (D'une manière générale, le mot extinction désigne une action consistant à éteindre quelque...) de bivalves marins tels que les moules, les huîtres, les palourdes ou encore les coquilles St Jacques. Ces espèces composées d'une coquille dure en carbonate de calcium (Le calcium est un élément chimique, de symbole Ca et de numéro atomique 20.) sont naturellement protégées des agressions extérieures.

En utilisant des bases de données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent...) regroupant des informations sur l'évolution et les fossiles de 1678 types de bivalves existant il y a 200 millions d'années, les scientifiques ont mis en évidence l'existence d'une corrélation entre la disparition de certaines espèces et leurs plus proches parents génétiques. Les chercheurs ont conclu que cette corrélation ne pouvait en aucun cas être le résultat du hasard (Dans le langage ordinaire, le mot hasard est utilisé pour exprimer un manque efficient, sinon...) et que plusieurs genres d'organismes doivent contenir des marques génétiques les rendant plus susceptibles de disparaitre. Ces travaux sont exposés dans la revue Science du 7 août 2009.

Ces résultats sont pertinents dans l'optique (L'optique est la branche de la physique qui traite de la lumière, du rayonnement...) actuelle des efforts de conservation d'espèces animales et végétales. Il apparaît que malgré tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprété comme le monde ou...), l'homme (Un homme est un individu de sexe masculin adulte de l'espèce appelée Homme moderne (Homo...) ne sera pas capable de lutter contre l'extinction de certaines espèces. Une nouvelle stratégie (La stratégie - du grec stratos qui signifie « armée » et ageîn qui signifie...) à envisager serait de préserver au maximum les genres et les familles même si certaines espèces disparaissent à l'intérieur de celles-ci pour ainsi protéger le potentiel de diversité de ces lignées pour le futur.

Auteur de l'article: Pierre-Alain RUBBO
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