L'intelligence artificielle pour aider à observer les comportements
Publié par Adrien le 28/01/2020 à 08:00
Source: Université de Montréal

Une étude révèle que l'intelligence artificielle pourrait améliorer les décisions pédagogiques et cliniques prises par l'enseignant de votre enfant, votre professionnel de la santé mentale ou même votre médecin. Crédit: Getty

L'intelligence artificielle (L'intelligence artificielle ou informatique cognitive est la « recherche de moyens susceptibles de doter les systèmes informatiques de capacités intellectuelles...) pourrait-elle améliorer les décisions pédagogiques et cliniques prises par l'enseignant de votre enfant, votre professionnel de la santé mentale (La santé mentale est un terme relativement récent et polysémique. Habituellement elle est vue comme l'« aptitude du psychisme à fonctionner de façon harmonieuse,...) ou même votre médecin (Un médecin est un professionnel de la santé titulaire d'un diplôme de docteur en médecine. Il est chargé de soigner les maladies, pathologies, et blessures...) ? Oui, selon l'étude d'un psychoéducateur et analyste du comportement de l'Université (Une université est un établissement d'enseignement supérieur dont l'objectif est la production du savoir (recherche), sa conservation et sa transmission (études supérieures). Aux États-Unis, au moment où les...) de Montréal (Montréal est à la fois région administrative et métropole du Québec[2]. Cette grande agglomération canadienne constitue un centre majeur du commerce, de...) publiée dans la revue Perspectives on Behavior Science.

Lorsqu'ils travaillent avec des personnes autistes, des individus qui souffrent d'un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité, de difficultés d'apprentissage (L’apprentissage est l'acquisition de savoir-faire, c'est-à-dire le processus d’acquisition de pratiques, de connaissances, compétences, d'attitudes ou de valeurs culturelles, par l'observation, l'imitation,...) ou de problèmes de santé (La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.) mentale, les praticiens s'appuient souvent sur leur jugement professionnel pour déterminer si le comportement de leurs patients s'améliore à la suite d'une intervention. Mais cela ne suffit pas, selon l'étude.

"Malheureusement, les experts sont souvent en désaccord lorsqu'ils tirent des conclusions à partir de données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent codée, d'une chose, d'une transaction d'affaire,...) comportementales, ce qui peut mener à l'interruption prématurée d'une intervention efficace ou à la poursuite d'un traitement inefficace", déclare l'auteur principal Marc Lanovaz, chercheur (Un chercheur (fem. chercheuse) désigne une personne dont le métier consiste à faire de la recherche. Il est difficile de bien cerner le métier de chercheur tant les domaines de recherche sont diversifiés et impliquent...) à l'Institut (Un institut est une organisation permanente créée dans un certain but. C'est habituellement une institution de recherche. Par exemple, le Perimeter Institute for Theoretical Physics est un tel institut.) universitaire en santé mentale de Montréal.

Pour trouver une meilleure façon de procéder, M. Lanovaz et ses collègues de Polytechnique Montréal, affiliée à l'UdeM, et du Manhattanville College à Purchase, aux États-Unis, ont indépendamment étiqueté plus de 1000 graphiques pour élaborer de nouveaux modèles de décision à l'aide de l'apprentissage automatique (L'automatique fait partie des sciences de l'ingénieur. Cette discipline traite de la modélisation, de l'analyse, de la commande et, de la régulation des systèmes dynamiques. Elle a pour...).

Des résultats comparés

Les résultats auxquels ils sont parvenus ont ensuite été comparés avec ceux produits par l'outil (Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d'augmenter son efficacité naturelle dans l'action. Cette augmentation se traduit par la...) d'aide visuelle le plus utilisé par les chercheurs aujourd'hui.

"Bien que nous ayons toujours supposé que nos modèles seraient performants, nous ne nous attendions pas à ce qu'ils soient aussi exacts", mentionne M. Lanovaz, professeur associé qui dirige le Laboratoire de recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue de produire et de développer les connaissances scientifiques. Par extension métonymique, la recherche scientifique désigne également le...) comportementale appliquée à l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal.

"Non seulement les conclusions obtenues à partir de nos modèles correspondaient à l'interprétation des experts plus fréquemment que celles engendrées par l'outil le plus populaire, mais nos modèles produisaient également des conclusions plus exactes sur des nouvelles données", indique-t-il.

Selon les auteurs, ces modèles pourraient éventuellement aider les praticiens à prendre de meilleures décisions quant à l'efficacité de leurs interventions.

"Si l'on améliore la prise de décision, les praticiens devraient désigner plus rapidement et plus précisément les interventions comportementales efficaces et inefficaces, dit M. Lanovaz. En fin de compte, nous espérons que ce changement se traduira par des interventions mieux adaptées aux personnes ayant des troubles du développement, des problèmes de santé mentale ou des difficultés d'apprentissage."
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