🩺 Pourquoi une hausse mondiale du cancer, alors que les traitements s'améliorent ?

Publié par Adrien,
Source: The Lancet
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Une récente étude parue dans The Lancet dévoile que la hausse mondiale constatée des cas de cancer dépend moins de la biologie que de facteurs socio-économiques. Les inégalités sociales, l'exposition à des dangers évitables et des difficultés d'accès aux soins sont en effet pointés du doigt. Ce phénomène dessine ainsi un contraste marqué entre les nations aisées et celles moins favorisées, où la maladie progresse à un rythme soutenu.

Les chiffres mondiaux enregistrent une progression constante. En 2023, le cancer a été détecté chez 18,5 millions de personnes et a entraîné 10,4 millions de morts. Les projections pour 2050 anticipent 30,5 millions de nouveaux cas et 18,6 millions de décès. Cette croissance s'explique en grande partie par l'expansion et le vieillissement de la population mondiale.


Une proportion notable de ces décès pourraient être empêchés, puisque près de 42 % d'entre eux en 2023 sont imputables à des facteurs de risque que l'on peut modifier. Le tabac occupe la première place, à l'origine de 21 % des morts, suivi par une alimentation déséquilibrée, une forte consommation d'alcool et la pollution atmosphérique. Ces éléments affectent particulièrement les hommes, alors que pour les femmes, des paramètres comme les rapports sexuels non protégés ou l'obésité exercent également une influence.

Des différences entre les régions du globe sont aussi visibles. Alors que les taux de mortalité ajustés ont reculé de 24 % depuis 1990 dans les pays à revenu élevé, ils ont progressé de 24 % dans les pays à faible revenu et de 29 % dans ceux à revenu intermédiaire inférieur. Cette dynamique indique que le poids du cancer s'accroît plus rapidement là où les moyens sanitaires sont restreints, ce qui accentue les disparités.

L'analyse repose sur des informations issues de registres spécialisés, de systèmes d'état civil et d'entretiens menés auprès des proches de personnes décédées. Néanmoins, les auteurs signalent certaines limites, comme l'insuffisance de données fiables dans plusieurs pays ou l'omission de certaines infections liées aux cancers. Ces manques pourraient mener à une sous-estimation de l'ampleur réelle du phénomène.
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