Le télescope spatial Kepler découvre ses cinq premières exoplanètes

Publié par Adrien le 06/01/2010 à 01:03
Source: NASA & Gilbert Javaux - PGJ Astronomie
Illustration: NASA
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Le télescope spatial Kepler, conçu pour trouver des planètes de la taille de la Terre dans la zone habitable d'étoiles ressemblant à notre Soleil, a découvert ses cinq premières nouvelles exoplanètes, ou planètes au-delà de notre Système solaire.

La sensibilité élevée de Kepler pour des petites ou grandes planètes a permis la découverte des exoplanètes nommées Kepler 4b, 5b, 6b, 7b et 8b. Les découvertes ont été annoncées lundi 4 janvier 2009 par les membres de l'équipe scientifique de Kepler au cours d'une réunion d'informations à la conférence de l'American Astronomical Society à Washington.


Vue d'artiste d'une des 5 premières exoplanètes découvertes par Kepler

"Ces observations permettent de mieux comprendre comment les systèmes planétaires se forment et évoluent à partir des disques de gaz et de poussière cosmique pour donner naissance aux étoiles et à leurs planètes", a commenté William Borucki, du Centre de Recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue...) Ames de la Nasa, Moffett Field, Californie. "Ces découvertes montrent également que les instruments fonctionnent bien. Tout porte à croire que Kepler remplira tous ses objectifs".

Connues en tant que "hot Jupiters" en raison de leurs masses élevées et températures extrêmes, les nouvelles exoplanètes s'échelonnent en taille de comparable à Neptune et à plus grosse que Jupiter. Elles ont des orbites s'étalant de 3,3 à 4,9 jours. Les températures estimées des planètes vont d'environ 1.200 à 1.650 degrés Celsius, plus chaudes que la lave en fusion et beaucoup trop chaudes pour la vie telle que nous la connaissons. Elles sont toutes en orbite autour d'étoiles plus chaudes et plus grandes que notre Soleil.

"Nous nous attendions à ce que Kepler découvre en premier lieu de telles exoplanètes", a noté Jon Morse, directeur de la division d'astrophysique (L’astrophysique (du grec astro = astre et physiqui = physique) est une branche...) de la Nasa.

Lancée le 6 mars 2009, de la Station de l'Air Force de Cape Canaveral en Floride, la mission Kepler observe simultanément et en continu plus de 150.000 étoiles. L'instrument scientifique de Kepler, ou photomètre, à déjà mesuré des centaines de possibles signatures de planètes qui sont en cours d'analyse.

Bien que beaucoup de ces signatures soient probablement autre chose qu'une planète, comme de petites étoiles orbitant de plus grandes étoiles, les observatoires terrestres ont confirmé l'existence des cinq exoplanètes. Ces premières découvertes sont basées sur des données (Dans les technologies de l'information (TI), une donnée est une description élémentaire, souvent...) collectées sur une période de six semaines depuis que Kepler a été mis en service le 12 mai 2009.

Kepler regarde les signatures de planètes en mesurant la diminution dans l'éclat des étoiles. Vues depuis la Terre, quand les planètes passent devant leurs étoiles, ou transitent, elles bloquent périodiquement la lumière de l'étoile (Une étoile est un objet céleste émettant de la lumière de façon autonome, semblable à une...). La taille de la planète peut être déduite de la taille de la diminution lumineuse. La température (La température est une grandeur physique mesurée à l'aide d'un thermomètre et...) peut être estimée des caractéristiques de l'étoile qu'elle orbite et de la période orbitale (En astronomie, la période orbitale désigne la durée mise par un astre (étoile,...) de la planète.

Kepler continuera les opérations scientifiques jusqu'à au moins novembre 2012. Il recherchera des planètes aussi petites que la Terre, incluant celles qui orbitent des étoiles dans une chaude zone habitable où l'eau liquide (La phase liquide est un état de la matière. Sous cette forme, la matière est...) peut exister à la surface de la planète. Puisque les transits de planètes dans la zone habitable d'étoiles comme le Soleil surviennent environ une fois par an et nécessitent trois transits pour vérification, il est prévu de prendre au moins trois ans pour localiser et vérifier une planète de la taille de la Terre.

Selon Borucki, la recherche continue et Kepler devraient considérablement améliorer la capacité des scientifiques à déterminer les distributions de la taille de planète et de la période orbitale à l'avenir. "Les découvertes d'aujourd'hui sont une contribution significative vers ce but," a indiqué Borucki. "Les observations de Kepler nous indiqueront s'il y a beaucoup d'étoiles avec des planètes qui pourraient abriter la vie, ou si nous pourrions être seuls dans notre galaxie."

Les observations au sol nécessaires pour confirmer les découvertes ont été conduites avec les télescopes terrestres Keck I d'Hawaii; Hobby-Ebberly et Harlan J. Smith au Texas; Hale et Shane en Californie ; WIYN, MMT et Tillinghast en Arizona; et Nordic Optical aux Iles Canaries, en Espagne.
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