
Crédit: NASA, ESA, et J. Dalcanton (University of Washington)
Les collisions galactiques, d'une énergie monumentale, s'inscrivent dans une temporalité qui dépasse l'entendement humain. À titre d'exemple, notre propre galaxie, la Voie lactée, se dirige vers une collision avec sa voisine, la galaxie d'Andromède (M31), mais il reste environ quatre milliards d'années avant leur rencontre. Et le processus de fusion ne sera pas rapide non plus, pouvant s'étendre sur des centaines de millions d'années. La lenteur de ces collisions s'explique par les distances astronomiques en jeu.
Les galaxies sont constituées d'étoiles et de leurs systèmes planétaires, de poussière et de gaz. Lors d'une collision galactique, ces composants subissent des changements radicaux sous l'effet des forces gravitationnelles. Avec le temps, cela modifie complètement la structure des galaxies impliquées, aboutissant parfois à une seule galaxie fusionnée. C'est probablement le destin qui attend Arp 122.
Les galaxies issues de fusions tendent à adopter une structure régulière ou elliptique, le processus de fusion perturbant les structures plus complexes comme celles observées dans les galaxies spirales. Supposer de l'apparence finale d'Arp 122 est un exercice intéressant, mais il faudra attendre très longtemps pour le découvrir.