Enivrez vous ! Charles Baudelaire

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Victor
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 20/03/2015 - 17:54:49

1 % de la population détient 99% des richesses mondiales
ça donne de méchantes envies de changements
En ce qui concerne la recherche en sciences, Je dirais : Cherche encore !

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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par cisou9 » 20/03/2015 - 18:02:51

Malheureusement, c'est pas près de changer. ___ :gueule: ___
Un homme est heureux tant qu'il décide de l'être et nul ne peux l'en empêcher.
Alexandre Soljenitsyne.

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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 28/03/2015 - 11:20:02

Le Chêne et le Roseau

Le Chêne un jour dit au Roseau :
"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d'aventure

Fait rider la face de l'eau,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front, au Caucase pareil,
Non content d'arrêter les rayons du soleil,

Brave l'effort de la tempête.
Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.
Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage
Dont je couvre le voisinage,

Vous n'auriez pas tant à souffrir :
Je vous défendrais de l'orage ;
Mais vous naissez le plus souvent
Sur les humides bords des Royaumes du vent.

La nature envers vous me semble bien injuste.
- Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,
Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.
Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.

Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs coups épouvantables
Résisté sans courber le dos ;
Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots,

Du bout de l'horizon accourt avec furie
Le plus terrible des enfants
Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.
L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.

Le vent redouble ses efforts,
Et fait si bien qu'il déracine
Celui de qui la tête au Ciel était voisine
Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.

Jean De La Fontaine dans ses fables
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 29/03/2015 - 13:32:50

Le vent

Sur la bruyère longue infiniment,
Voici le vent cornant Novembre ;
Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent
Qui se déchire et se démembre,
En souffles lourds, battant les bourgs ;
Voici le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Aux puits des fermes,
Les seaux de fer et les poulies
Grincent ;
Aux citernes des fermes.
Les seaux et les poulies
Grincent et crient
Toute la mort, dans leurs mélancolies.

Le vent rafle, le long de l'eau,
Les feuilles mortes des bouleaux,
Le vent sauvage de Novembre ;
Le vent mord, dans les branches,
Des nids d'oiseaux ;
Le vent râpe du fer
Et peigne, au loin, les avalanches,
Rageusement du vieil hiver,
Rageusement, le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Dans les étables lamentables,
Les lucarnes rapiécées
Ballottent leurs loques falotes
De vitres et de papier.
- Le vent sauvage de Novembre ! -
Sur sa butte de gazon bistre,
De bas en haut, à travers airs,
De haut en bas, à coups d'éclairs,
Le moulin noir fauche, sinistre,
Le moulin noir fauche le vent,
Le vent,
Le vent sauvage de Novembre.

Les vieux chaumes, à cropetons,
Autour de leurs clochers d'église.
Sont ébranlés sur leurs bâtons ;
Les vieux chaumes et leurs auvents
Claquent au vent,
Au vent sauvage de Novembre.
Les croix du cimetière étroit,
Les bras des morts que sont ces croix,
Tombent, comme un grand vol,
Rabattu noir, contre le sol.

Le vent sauvage de Novembre,
Le vent,
L'avez-vous rencontré le vent,
Au carrefour des trois cents routes,
Criant de froid, soufflant d'ahan,
L'avez-vous rencontré le vent,
Celui des peurs et des déroutes ;
L'avez-vous vu, cette nuit-là,
Quand il jeta la lune à bas,
Et que, n'en pouvant plus,
Tous les villages vermoulus
Criaient, comme des bêtes,
Sous la tempête ?

Sur la bruyère, infiniment,
Voici le vent hurlant,
Voici le vent cornant Novembre.

Émile VERHAEREN Recueil : Les villages illusoires
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 08/04/2015 - 20:26:43

Soleils couchants

Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.

La mélancolie
Berce de doux chants
Mon cœur qui s'oublie
Aux soleils couchants.

Et d'étranges rêves
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,

Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
À des grands soleils
Couchants sur les grèves.

Paul Verlaine (Poèmes saturniens)
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 11/04/2015 - 19:55:23

La peur du noir

Il y a une peur enfantine, qui est celle de la peur de l'invisible
Ou plus banalement la peur de tout cela qu'on ne voit pas
Ma lumière ? Elle reste dans le regard que je porte sur vous
Mes amis aveugles, ils n'ont pas de regards, c'est très étrange

Ils ne me connaissent jamais que par le son seul de ma voix
Et quand avant je fumais la pipe, par une odeur mielleuse de tabac
J'ai appris d'eux que le noir, ce n'est pas ce néant inconnaissable
Ils vivent chaque jour sans lumière, et ils sont bons musiciens

Dans ma jeunesse, je me souviens, que mes oncles et tantes
Ils m'ont dit, d'aller tout seul dans le noir, tout au bout d'un champ
Je les remercie encore, car je n'y ai vus que des vaches et des arbres
Et tous les monstres, ils ont disparus de mes terreurs enfantines,

Plus récemment dans des films d'horreurs sur ma petite télévision
Je revoyais ces monstres sans visages et tous noirs dans une capuche vide
Et J'ai retrouvé là toutes mes peurs enfantines, je redevenais un enfant peureux
Puis je me suis dit que je devais affronter maintenant mes mauvais rêves

Alors en plein jour, je songeais à un monde qui est en noir et blanc
Où là j'entrais en sachant bien que c'était un monde sans lumière
Et je me dis alors: Mon regard il me suffit pour voir ce que j'aime
Je songe à la nuit et je songe au jour... Pourquoi donc cette peur?

Je ne suis plus un enfant, je vois dans ces visages d'absences
Ces vides qui sont encapuchonnés dans une bure qui les contient
Ils sont là-dedans et ils n'ont pas d'images mais je sais bien qu'ils existent
Je songe alors à mes amis aveugles qui ne connaissent de ce monde vécu

Ce monde sans lumière, la lumière révèle la présence, je sais cette présence
Les absents qui se permettent parfois des cachoteries pour nous voyants
Je n'ai peur de rien, je sais des musiques et parfois de bonnes odeurs aussi
La peur? Elle n'est jamais qu'une méconnaissance de l'autre qui vit à coté

Victor dans ses œuvres le 11 mars 2015
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 23/04/2015 - 12:30:33

Cyrano de Bergerac La tirade des nez (acte 1, scène 4)

Ah ! Non ! C'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... oh ! Dieu ! ... bien des choses en somme...
En variant le ton, —par exemple, tenez :
Agressif : « moi, monsieur, si j'avais un tel nez,

Il faudrait sur le champ que je me l'amputasse ! »
Amical : « mais il doit tremper dans votre tasse :
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap ! »
Descriptif : « c'est un roc ! ... c'est un pic... c'est un cap !

Que dis-je, c'est un cap ? ... c'est une péninsule ! »
Curieux : « de quoi sert cette oblongue capsule ?
D'écritoire, monsieur, ou de boîte à ciseaux ? »
Gracieux : « aimez-vous à ce point les oiseaux

Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? »
Truculent : « ça, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez

Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ? »
Prévenant : « gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! »
Tendre : « faites-lui faire un petit parasol

De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! »
Pédant : « l'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! »

Cavalier : « quoi, l'ami, ce croc est à la mode ?
Pour pendre son chapeau c'est vraiment très commode ! »
Emphatique : « aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! »

Dramatique : « c'est la Mer Rouge quand il saigne ! »
Admiratif : « pour un parfumeur, quelle enseigne ! »
Lyrique : « est-ce une conque, êtes-vous un triton ? »
Naïf : « ce monument, quand le visite-t-on ? »

Respectueux : « souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue ! »
Campagnard : « hé, ardé ! C'est-y un nez ? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! »

Militaire : « pointez contre cavalerie ! »
Pratique : « voulez-vous le mettre en loterie ?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot ! »
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot :

« Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! »
—Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :

Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut

Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car

Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par cisou9 » 24/04/2015 - 17:21:24

J'adore !!! ____ :20:
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Message par Victor » 05/05/2015 - 15:36:54

Rimbaud « Je est un autre » Rimbaud à Paul Demeny (Lettre du Voyant, 15 mai 1871)

« Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. Cela m’est évident : j’assiste à l’éclosion de ma pensée : je la regarde, je l’écoute : je lance un coup d’archet : la symphonie fait son remuement dans les profondeurs, ou vient d’un bond sur la scène. Si les vieux imbéciles n’avaient pas trouvé du Moi que la signification fausse, nous n’aurions pas à balayer ces millions de squelettes qui, depuis un temps infini, ! ont accumulé les produits de leur intelligence borgnesse, en s’en clamant les auteurs ! (…) La première étude de l’homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière ; il cherche son âme, il l’inspecte, il la tente, l’apprend. Dès qu’il la sait, il doit la cultiver ; cela semble simple : en tout cerveau s’accomplit un développement naturel ; tant d’égoïstes se proclament auteurs ; il en est bien d’autres qui s’attribuent leur progrès intellectuel ! — Mais il s’agit de faire l’âme monstrueuse : à l’instar des comprachicos, quoi ! Imaginez un homme s’implantant et se cultivant des verrues sur le visage. Je dis qu’il faut être voyant, se faire voyant. Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n’en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, — et le suprême Savant — Car il arrive à l’inconnu ! Puisqu’il a cultivé son âme, déjà riche, plus qu’aucun ! Il arrive à l’inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l’intelligence de ses visions, il les a vues ! Qu’il crève dans son bondissement par les choses inouïes et innombrables : viendront d’autres horribles travailleurs ; ils commenceront par les horizons où l’autre s’est affaissé ! »

Dixit Arthur Rimbaud dans sa lettre du voyant
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 07/05/2015 - 16:31:39

Fragiles

Pauvre colombe! On a dit tellement
De choses sur elle, depuis longtemps
Qu'on allait la tuer parce qu'elle gênait
Et qu'elle avait pris du plomb dans l'aile

Certains disaient ce n'est pas la balle
Qui arrête le vol dans le ciel de l'oiseau
Mais l'oiseau qui stoppe alors la balle
Et tombe de là-haut du ciel tout bleu

Je n'imagine pas une colombe armée
Ni un agneau qui se bat contre les loups
Ce sont les loups qui gagnent toujours
Pourtant j'ai de la tendresse pour le fragile

La tragédie de ce monde elle serait
De voir disparaitre toutes les choses fragiles
Où de savoir que les lions et les éléphants
Ils ne sont plus là et cela pour toujours

Victor dans ses œuvres 7/05/2015
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 07/05/2015 - 16:58:34

La colombe c'est bien plus universel que Picasso
Vous sortez là un cliché communiste des années cinquante
et cela je n'aime pas trop car ce n''est que de la propagande
la colombe date de la Bible avec Noé, fin du déluge

puis c'est vrai qu'il existe la chasse à la palombe
Dans le sud ouest de la France même si c'est interdit
Par l'Europe et tous ses règlements sur tout et rien
Sujet de disputes entre les écolos et les chasseurs

J'ai rarement vu une colombe agresser quelqu'un
Sauf peut être les pigeons qui chient partout
Mais les pigeons à Paris, ils sont relativement acceptés
Les balades à Paris comportent certains risques
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 07/05/2015 - 17:15:46

Là je parle sérieusement, les fientes de Pigeons
Dégradent et salissent beaucoup de chose ici,
Entre un trottoir qui est à nettoyer souvent
Et des monument qui sont attaqué chimiquement

Par l'urée et autres composantes de la fiente
C'est un des problème de la gestion des pigeons
Il est interdit de les nourrir et de les héberger
Sous peine d'amende si les policier vous voient

Les nourrir, j'ai bien une copine qui le fait
Que j'aime beaucoup et qui vit toutes seules
Avec des plantes, des chat, et quelques pigeons
Les pigeons à paris ça date depuis longtemps

Ils devait déjà être là dans le Paris du moyen âge
Ils font partie du paysage de Paris comme à Venise
Je suis sûr qu'il y a des pigeons partout dans le monde
Maintenant les pigeon n'est pas fragile il s'adapte partout
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Message par Victor » 07/05/2015 - 17:18:30

nico17 a écrit :Vous vouliez le désordre et le chaos...ne soyez pas surpris des résultats négatifs! Une suite logique... :sarcastic:
J'aime mieux un peu de désordre par ci et par là
qu'un monde rangé avec le goût du confort bourgeois
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par cisou9 » 07/05/2015 - 17:26:05

@ Victor

Ce confort bourgeois
ou le superflu domine toujours avec des
pauvres qui manquent de tout
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Message par Victor » 07/05/2015 - 17:35:22

mon désordre? Il échappe à votre pouvoir,
ça ne vous en bouche-t-il pas un coin ça ?
Votre monde doit être vraiment très chiant!
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Message par Victor » 07/05/2015 - 18:01:32

alors occupez vous de vos oignons et foutez moi la paix
Je ne vous ai rien demandé sur ce post, vous polluez!
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Message par Victor » 07/05/2015 - 19:13:23

bla bla bla et blablabla et re bla bla bla
Vous ne savez pas vous taire, ça me ferait du bien
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Message par cisou9 » 08/05/2015 - 18:16:40

nico17 a écrit :Désolée, hier était mon jour de silence et de repos! Aujourd'hui, je n'ai pas envie de me taire... :lol: ;)
Faut prendre la retraite ce sera repos et silence tous les jours !!! ____ :lol:
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Message par Victor » 14/05/2015 - 16:21:34

Une Gamine ... On n'en a jamais douté
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Message par cisou9 » 14/05/2015 - 17:10:21

_
nico17 a écrit :
cisou9 a écrit :Faut prendre la retraite ce sera repos et silence tous les jours !!! ____ :lol:
Je suis encore une gamine!? :siffle: :lol3:
_
Et moi un gamin !!! ____ :lol2: ____ fada2: _________
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Message par Victor » 21/05/2015 - 20:21:10

Un conte d’Andersen, «Les habits neufs de l’empereur»

ça raconte l’histoire d’un roi qui n’a de souci que de sa vêture et n’aime rien tant que de se montrer devant ses sujets dans ses nouveaux habits. Ce roi néglige toutes les affaires du royaume, et on dit de lui qu’il « siège dans sa garde-robe ».

Arrivent dans la capitale du royaume deux escrocs qui se prétendent tisserands, se vantent d’être capables de tisser la plus belle étoffe que l’on puisse imaginer et qui possède en outre une étonnante propriété : les vêtements confectionnés avec cette étoffe « seraient invisibles aux yeux de ceux qui ne convenaient pas à leurs fonctions ou qui étaient simplement idiots ».

Le roi entrevoit aussitôt le gain de savoir qu’un tel vêtement lui offrirait : grâce à lui, il serait possible de découvrir lesquels de ses sujets ne conviennent pas à leurs fonctions, et de départager les intelligents des imbéciles. Il commande donc la précieuse et merveilleuse étoffe aux deux escrocs, qui se mettent à faire semblant de tisser, sans fil, sur leurs métiers vides.

Le roi, après quelques jours, dépêche auprès des tisserands son vieux ministre, qu’il sait compétent et intelligent, puis, quelque temps plus tard, un fonctionnaire dont l’honnêteté ne fait pas de doute. L’un, puis l’autre, éprouvent le même embarras : ils ne voient rien – là où il n’y a rien à voir – et se l’avouent.

Avertis des propriétés de l’étoffe, ils s’interrogent : « Serais-je donc sot, ou inapte ? », et, placés dans cette situation impossible, résolvent de ne rien dire, c’est-à-dire de taire aux tisserands escrocs et au roi qu’ils n’ont rien vu. La même aventure arrive au roi, qui n’ose pas plus que ses sujets dire qu’il ne peut rien voir.

Arrive alors le jour de la procession, où le roi doit parader dans ses habits neufs : nul ne peut rien voir, et chacun fait semblant de voir, et chacun craint que l’on ne remarque qu’il ne peut rien voir, et tous de s’extasier à la vue des admirables habits neufs de l’empereur, jusqu’à ce qu’un petit enfant dans la foule s’exclame : « Mais il n’a pas d’habit du tout

[1] H.C. Andersen, « Les habits neufs de l’empereur »,...

[1] ! » Le père s’émerveille de la parole de son fils, et la commente en ces termes : « Entendez la voix de l’innocence », et le cri de l’enfant est alors repris en chœur par la foule, sur le passage du roi, qui convient à part soi que l’enfant et le peuple ont raison.
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Message par Victor » 25/05/2015 - 12:18:23

Poèmes sur l'hiver de Charles d'Orléans (1394-1465)

Le temps a laissé son manteau
Modernisation du texte par Maurice des Ulis (l'original suit)

Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie,
Et s'est vêtu de broderies,
De soleil luisant, clair et beau.

 Il n'y a bête ni oiseau
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissé son manteau !

 Rivière, fontaine et ruisseau
Portent, en livrée jolie,
Gouttes d'argent, d'orfèvrerie,
Chacun s'habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau.


Le temps a laissié son manteau (version originale)

Le temps a laissié son manteau
De vent, de froidure et de pluye,
Et s'est vestu de brouderie,
De soleil luyant, cler et beau.

 Il n'y a beste, ne oyseau,
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissié son manteau !

Riviere, fontaine et ruisseau
Portent, en livree jolie,
Gouttes d'argent, d'orfaverie,
Chascun s'abille de nouveau :
Le temps a laissié son manteau !


Hiver vous n'êtes qu'un vilain
Modernisation du texte par Maurice des Ulis (l'original suit)

Hiver vous n'êtes qu'un vilain(1).
Eté est plaisant et gentil,
En témoignent Mai et Avril
Qui l'accompagnent soir et ma(t)in.

Eté revêt champs, bois et fleurs
De sa livrée de verdure
Et de maintes autres couleurs
Par l'ordonnance de Nature.

Mais vous, Hiver, trop êtes plein
De neige, vent, pluie et grésil;
On vous doit bannir en exil.
Sans point flatter, je parle plain(2),
Hiver vous n'êtes qu'un vilain(1) !

(1) rustre (paysan)
(2) juste (droit)

Yver, vous n'estes qu'un villain (version originale)

Yver, vous n'estes qu'un villain,
Esté est plaisant et gentil,
En tesmoing de May et d'Avril
Qui l'acompaignent soir et main.

Esté revest champs, bois et fleurs,
De sa livrée de verdure
Et de maintes autres couleurs,
Par l'ordonnance de Nature.

Mais vous, Yver, trop estes plain
De nege, vent pluye et grezil;
On vous deust banie en essil.
Sans point flater, je parle plain,
Yver, vous n'estes qu'un villain !

Charles d'Orléans 1394-1465
En ce qui concerne la recherche en sciences, Je dirais : Cherche encore !

Victor
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 01/07/2015 - 17:37:30

Jardin à Paris

Je vis dans un immeuble parisien
Où il y a aussi un jardin sur le toit d'un magasin
C'était sympathique quand c'était entretenu
Mais maintenant cela tient du gros désordre

Des gens qui ont planté près des rosiers
Des plantes plus sauvages et prolifiques
Les rosiers existent encore, ils sont encore là
Mais ils dépérissent lentement, sans taille

Un pied de lavande a envahi le bosquet
Maintenant je vois du bois de lavande
Au printemps, quelques petites pâquerettes
Puis des pissenlits qui font plutôt désordre

C'est bien car ça me sert de calendrier
Pour voir les quatre saisons qui passent
En se moment, "le gazon?" l'herbe jaunie
Mais j'aime beaucoup ce jardin sauvage

Victor dans ses œuvres
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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 19/07/2015 - 19:03:00

Y aurait-il un chuchotement

Oui! Ce sont des sons qui sont impossibles à entendre
De toutes ces clameurs sourdes, de ces vies grouillantes
Entre ce rien, celui qui est admis et celui d'un rêve
Calmement, Entendre tous ces riens qui cafouillent

Peut-être est-ce la voix cachée de ces morts bavards
Ou des cris d'humains tourmentés qui viennent de très loin
Ce sont de ces murmures, qui me parlent de vous tous là-bas
Mais existez-vous vraiment et avez-vous donc un corps ?

Parfois je sais des anges d'un ciel attendu et qui crient
Ils me parlent de cet amour promis et de la mort quotidienne
Avec des mots vigoureux, attrayants et qui sont parfois étranges
La nuit? Elle se passe trop longue et elle me fait souffrir sans joie

Tandis que les jours....C'est la vie qui proclame tout son empire
Un enfant joue et un vieux radote, ce sont les âges qui passent
Y aurait il donc une sagesse à trouver quelques-uns par ici ou par-là
Des anges tristes, les fleurs qui éclosent, c'est la vie souveraine

Un silence qui se repose, c'est parfois un paradis qui m'est donné
L'empire sans maux ou le pire avec des mots, voire la fin des haricots
Ne pas vouloir et voir cela comme une trahison pour ce rêve d'absolu
L'enfant qui rêve, il n'attend rien de plus que la joie de son rêve...

Victor dans ses oeuvres
En ce qui concerne la recherche en sciences, Je dirais : Cherche encore !

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Re: Enivrez vous ! Charles Baudelaire

Message par Victor » 30/07/2015 - 12:12:30

Protections

C'est un phoque, qui est là-bas en Alaska et qui crève de chaud
Il vit sous de hautes Latitudes et lui alors il s'ennuie et il rêve
C'est un ours blanc qui est bien trop seul sur son petit glaçon
Et qui se noie alors dans une mer qui est beaucoup trop chaude

C'est un éléphant tout à fait mort et qui est maintenant sans défenses
Dans une réserve de l'Afrique où malheureusement il y a des braconniers
C'est une girafe craintive qui regarde autours pour voir s'il y a des lions
Mais les lions maintenant, ils sont tous en cage au cirque Médrano

C'est un arbre d'une essence rare dans la forêt et qui vaut très cher
Dont les Orang-outang ne pourront manger les pousses et les fruits
C'est un pygmée encore libre dans la forêt primitives, et qui se plaint
De voir disparaitre toutes les gazelles légères et les gnous en troupes

C'est un enfant qui rêve encore de tous ces animaux sauvages et lointains
Dans de grands albums photos, ou des vidéos, à la TV et sur son PC
C'est un adulte qui part dans des réserves, de celles qui restent encore
C'est un Dieu qui est devenu sans joie, sans nature et devenu trop humain

Oui ! Il y a à voir entre le désert très chaud et la banquise qui font
Il y a des hommes, il y a des industriels, il y a aussi des banquiers
Et ceux-là ! Ils font d'un paradis, une erreur économique à rentabiliser
Mais tous les animaux savent-ils cette folie du tout-marchandise ?

Dans le ciel un aigle plane vers un lieu d'altitude qui reste sans hommes
Peut être reste-t-il libre dans un monde, où la liberté n'a pas de prix
Dans la vallée, il y a des hommes, ce sont des chasseurs et des protecteurs
L'aigle, il restera libre car il y a maintenant des lois écrites qui le protègent

Les loups, ils avancent en meutes, de dizaines de kilomètres par jour
Le berger, il sait leurs présences et il craint pour son grand troupeau
Le mouton, il ne vit pas très longtemps entre des loups et l'abattage
Mais le loup, il reste craint, lui aussi c'est un animal très libre

Victor dans ses œuvres Paris 30 juillet 2015
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