Un univers statique ne poserait-il pas par ailleurs de sérieux problèmes par rapport à la Relativité Générale par exemple ? (nécessité d'un réglage fin d'une constante cosmologique pour que l'univers ne soit ni en expansion, ni en contraction).
Pour ce qui est du fond cosmologique, les observations récentes (WMAP) ont quand même apporté des informations.
Est-il si certain qu'une explication du red shift par l'effet CREIL ne crée pas plus de problèmes et contradictions qu'elle n'en résoud ?
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Un univers statique pose des problèmes, mais pas plus qu’un univers en expansion et sans doute moins. D’ailleurs Einstein lui-même était plutôt partisan de l’univers statique. L’univers en expansion est terriblement compliqué. Pourquoi aller chercher des complications de la relativité, alors qu’avec l’effet CREIL, il n’y en a pas. Il est compatible avec la relativité, mais n’en a pas besoin pour être compris.
Le fond thermique est de plus en plus observé, mais les quelques fluctuations spatiales s’expliquent facilement par des effets locaux venant du soleil et de la galaxie.
Que ce soit pour le redshift ou pour le fond thermique, l’explication CREIL est la plus simple.
Si l'effet CREIL est intégrable dans le modèle standard. si il est en accord avec les observations. je vois pas pourquoi on ne chercherait pas une corrélation entre le phénomène du photon fatigué observé localement et une théorie altérnative à grande échelle !
je suppose que c'est se que les partisants de l'effet CREIL font, mais sa n'a pas l'air de convaincre le reste de la communauté scientifique.
pourquoi ?
L’effet CREIL est en contradiction avec le modèle standard parce qu’il élimine pratiquement l’expansion en donnant une autre source aux forts redshifts. Il reste compatible avec l’effet Doppler, le redshift par gravitation, et éventuellement avec une expansion, mais beaucoup plus faible.
La théorie du photon fatigué modifie les propriétés de la lumière localement, tout comme l’effet CREIL, mais sans donner de support physique à cette modification. Elle est généralement rejetée pour cette raison, mais si elle a été introduite, c’est qu’elle expliquait le redshift et beaucoup d’anomalies constatées avec l’expansion, mais en introduisant aussi des hypothèses difficiles à accepter. On peut cependant admettre que l’effet CREIL donne un support physique possible à la théorie de la lumière fatiguée puisque la matière CREIL répandue dans l’espace, fatigue la lumière en lui prélevant de l’énergie qu’elle restitue à un autre rayonnement. La fatigue pouvant se produire tout au long du trajet de la lumière, l’effet global peut être important. Les idées qui ont conduit à la lumière fatiguée étaient bonnes, mais elle ne deviennent compatibles avec la réalité qu’avec l’effet CREIL.
La communauté scientifique des astronomes est abreuvée d’idées farfelues dont elle doit se défendre pour mettre un peu d’ordre. Il y a des astronomes plus ou moins bénévoles qui montent la garde, et remettent les égarés dans la ligne. Ce sont de bons scientifiques en général. La première réaction d’un astronome est le rejet de toute idée difficile à admettre, et la règle suivie habituellement, est que tout ce qui n’est pas dans la ligne enseignée n’est pas pris en compte facilement. En particulier, ce qui s’oppose au big-bang n’est pas crédible. La caution des physiciens à l’effet CREIL la fera peut-être l’accepter. Mais quand ? Comment convaincre les astronomes d’avoir fait fausse route avec l’expansion, une théorie qui a mis plus de 50 ans pour s’implanter, faute de théorie concurrente crédible à l’époque, et qui est enseignée partout comme étant la pure vérité ? C’est ignorer les interactions entre lumière et matière qui sont apparues par l’optique des lasers et qui ont conduit à l’effet ISRS puis à l’effet CREIL. L’effet CREIL arrive tard, quand la polémique sur l’expansion a pratiquement cessé. Il faudra sans doute qu’un astronome sérieux, influant, compétant et à l’esprit ouvert, se penche réellement sur le problème. Le temps joue pour l’effet CREIL qu’on ira chercher quand on constatera par les observations de plus en plus performantes, que la théorie de l’expansion pour interpréter les redshifts conduit à trop d’anomalies. Actuellement, on cache les anomalies sous des effets ad oc ou on les minimise, mais il faudra bien accepter l’évidence. Je suis optimiste, mais quand on connaît les démêlés d’Halton Arp avec la communauté des astronomes sur les anomalies des redshifts (
http://pagesperso-orange.fr/lempel/fr_s ... ed-Arp.htm ), il est probable qu’il faudra du temps pour observer une évolution. Arp ignore l’effet CREIL et a ses propres théories d’interprétation (critiquables), mais ce qu’il a observé reste un réquisitoire bien charpenté contre l’expansion. (
http://www.haltonarp.com/ )
Qu'en est-il de la 3ème preuve ? La synthèse primordiale des éléments légers ?
L’effet CREIL reste neutre, mais cette synthèse a subit de si nombreuses modifications que ce n’est pas une preuve bien assurée. La synthèse est sans doute possible dans d’autres conditions qu’avec le big-bang.
Je ne connais pas l'effet ISRS (je veux bien que l'on m'oriente vers de la doc), ni l'effet CREIL qui n'a aucune preuve expérimentale non (ça veut dire quoi effet basse fréquence ?) ?
L’effet ISRS est bien connu dans les revues d’optique, et ne prête pas à contestation. On en trouve quelques références sur le web. Il est apparu avec des lasers pulsés à la femtoseconde. On constate une dérive des fréquences de la lumière, ce qui est un effet parasite gênant dans les fibres optiques utilisées pour le transfert d’informations à grande distance. Cette dérive des fréquences est un redshift compensé par un blueshift des radiations thermiques qui récupèrent l’énergie. La matière a de nombreuses résonances Raman dans ces conditions, ce qui explique le phénomène constaté expérimentalement avec la plupart des matières transparentes. Il s’atténue fortement quand les pulsations sont plus longues.
Effet basse fréquence n’est pas le terme exact, et je le regrette. L’effet CREIL est identique à l’effet ISRS, mais pour la lumière pulsée à la nanoseconde (comme la lumière ordinaire, soit des pulsations 1000 à 10000 fois plus longues que celle des lasers), pour lesquelles les résonances Raman utilisables n’existent que dans quelques gaz dilués comme l’hydrogène excité par des UV. Il suffit de comparer les paramètres (variation en fonction du cube du rapport des pulsations) pour trouver dans quelles conditions l’effet CREIL est observable de la même façon que l’effet ISRS. Il faut de très grandes distances : des distances astronomiques. L’effet CREIL a des applications astronomiques.
Au moins pour le redshift, il y a une assise théorique : la relativité générale.
La relativité est utilisé dans la théorie de l’expansion, mais n’est pas indispensable pour les redshifts sans expansion. La théorie des effets ISRS et CREIL n’a pas besoin de la relativité pour être expliquée de façon classique, et lui est compatible. La physique classique est une très bonne assise théorique, qui suffit à expliquer ces effets (tout comme l’effet Doppler).
Si tout ça, c'est pour citer une page web perso (pour ne pas dire un blog, qui comporte d'ailleurs une erreur...)
Ce lien étant défectueux, je le remplace.
http://jean.moretbailly.free.fr/ J'aimerais bien lire des publications sur l'effet CREIL
Les principales sont justement copiées et rassemblées sur mon site ci-dessus. L’avantage de cette page personnelle est qu’elle regroupe le principal de ce qui est dispersé ailleurs sur l’effet CREIL. On peut mettre plusieurs jours pour tout lire et peut-être comprendre. Personnellement, il m’a fallu plusieurs mois pour assimiler l’effet CREIL avec assez de détails quand il était à ses débuts. Je ne pense pas être un trop mauvais physicien (mais ma spécialité n’est pas l’optique). Un effort est nécessaire pour comprendre, mais c’est moins complexe que l’expansion. Avec le temps, les textes que nous présentons se sont améliorés.
Par exemple, pour obtenir maintenant la théorie des effets ISRS et CREIL, qui est très comparable à la théorie de la réfraction, mais qui demande les connaissances d’un étudiant de niveau moyen (trigonométrie et effet Raman, sans aller chercher la relativité ou des mathématiques compliquées), vous pouvez aller voir sur mon site le fichier pdf :
http://jean.moretbailly.free.fr/JacquesMB/SAF-4.pdf qui est accessible par son titre : JMB Quelques applications de l'optique paramétrique en astrophysique.pdf Mars 2007
Petite question ? Si les photons se fatiguent, et que l'on est dans un univers stationnaire (donc forcément instable), l'univers doit maintenant être en expansion ou en contraction non ? Et puis qu'en est-il de la conservation de l'énergie ?
Les photons fatigués par effet CREIL dans la matière CREIL fournissent de l’énergie à la matière qui la restitue à un autre rayonnement de plus basse fréquence. La matière se comporte comme un catalyseur en chimie. Il y a bien conservation de l’énergie dans ce processus de thermalisation, et en plus, le second principe est aussi respecté. Tout est bien physique. Bien sûr, si le photon est quantifié, on tombe sur un os, mais comme l’effet CREIL, tout comme la réfraction, ne sont pas quantifiés, la physique permet le changement de fréquence. Qui dit photon dit presque implicitement quantification. Il est préférable de parler de lumière ou d’onde électromagnétique plutôt que de photon, puisque la théorie est plus claire avec les ondes. Même remarque pour l’effet Doppler, plus facile à expliquer avec les ondes.
Je n’ai pas la prétention de résoudre les problèmes cosmologiques de stabilité. Il y a des cosmologistes compétents capables de répondre, et il me semble qu’ils ont explorés un grand nombre de types d’univers. Je leur fais confiance pour trouver un univers compatible avec l’effet CREIL. Ils ont bien trouvé plusieurs univers compatibles avec l’expansion.