FIARLE a écrit :Par contre sur le graphique, pas forcément très exploitable, de (
http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosph...anom.south.jpg)on peut s'appercevoir que depuis 2007, l'anomalie de surface en antarctique est très souvent positive (entre décembre 2007 et janvier 2008 (été australe) il y avait entre 1 et 2 millions de kilomètres carré de plus).
Cette année depuis avril c'est 1 millions de km2.
En moyenne (toujours d'après ce graphique et depuis 2007), on peut estimer cet accroisement autour de 500 000 km2.
Et vous tombez là dans le piège bateau, sans vouloir vous offensez.
Je n'ai absolument pas de courbe sous la main donc je ne peux pas vérifier vos dire (je peux néanmoins si vous le souhaitez accéder à des bases de données plus que fiable puisqu'il s'agirait de celles du LGGEG histoire qu'on puisse vérifier).
Néanmoins un tel épisode n'est guère étonnant. Par exemple si on prends la peine de comparer l'année 1980 à l'année 2007 (de mémoire) on constate une banquise plus grande pour 2007. Ce qui fait que le réactionnaire sceptique moyen qui n'a absolument rien compris en déduit d'emblée qu'il n'y a pas de fonte.
Nous on est scientifique donc on voit, on comprend et on interprète rigoureusement.
Ce qui compte c'est une tendance générale, des données isolées non placées dans un contexte ne veulent rien dire. Si pendant une période on constate un accroissement c'est surtout le bilan sur une et plusieurses années qui compte, et celui-là est indiscutablement négatif . On constate de manière indéniable une fonte accélérée des calottes polaires (et notamment de la banquise) pendant ces dernières décennies. Grâce aux satellites et aux balises nos donnée sont maintenant très précise et de manière indiscutable les glace polaire perdent un peu plus de leur masse chaque année.
Et c'est cette perte de masse qui est cruciale. La diminution de surface c'est impressionnant pour le néophyte mais ça ne représente guère de chose, si ce n'est qu'il y a eu une difficulté pour la reformation lors de l'hiver. On peut très bien avoir une surface plus grande et une masse totale plus faible..suffit que ça soit moins épais.
En fait il est même logique que la diminution de surface, bien qu'existant et dramatique, ne soit pas plus marquée que cela.
En effet ce qui diminue en premier lors de la fonte d'une plaque de neige c'est l'épaisseur, bien avant une quelconque perte de surface. En revanche dès qu'on a atteint une épaisseur critique la plaque perd très vite sa surface et disparait en très peu de temps. C'est exactement la même chose avec la banquise. Ce qu'on a surtout constaté c'est une perte d'épaisseur qui est vraiment effrayante. Et c'est elle qui explique les défauts de masse, même avec des (à vérifier) accroissement de surface. Et ce que l'on redoute c'est effectivement le moment ou on aura atteint cette épaisseur critique qui fera que la glace disparaitra très rapidement. Un autre point redouté est le risque de non reconstitution des glaces pendant la période hivernale, qui accélérerait encore plus cette perte de masse, et donc plus tard de surface rapide.
Voilà vous avez tous les éléments en main.