[News] Pourquoi les femmes survivent-elles à la ménopause ?
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- Michel
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[News] Pourquoi les femmes survivent-elles à la ménopause ?
La longue période de survie après la ménopause chez les êtres humains a été longtemps considérée comme un paradoxe évolutif. Comment justifier cette longévité prolongée qui semble inutile du point de vue de l'évolution car les individus survivant ne se reproduisent plus ? Plusieurs théories ont été avancées, basées sur l'idée que les grand-mères peuvent contribuer indirectement à la propagation de leurs gènes en favorisant par exemple la survie et la reproduction de leurs e...
Re: [News] Pourquoi les femmes survivent-elles à la ménopause ?
C'est pas très convaincant comme hypothèse !
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doume65
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Re: [News] Pourquoi les femmes survivent-elles à la ménopause ?
Bonjour
si « La longue période de survie après la ménopause chez les êtres humains a été longtemps considérée comme un paradoxe évolutif. », c'est que les scientifiques sont partis d'un postulat non prouvé : « Les grands-mères sont inutiles » (sous entendu : à l'évolution).
Une petite réflexion sur cet à priori, menant vraisemblablement à la réponse "non" aurait épargné ce type d'études sujette à caution.
si « La longue période de survie après la ménopause chez les êtres humains a été longtemps considérée comme un paradoxe évolutif. », c'est que les scientifiques sont partis d'un postulat non prouvé : « Les grands-mères sont inutiles » (sous entendu : à l'évolution).
Une petite réflexion sur cet à priori, menant vraisemblablement à la réponse "non" aurait épargné ce type d'études sujette à caution.
Re: [News] Pourquoi les femmes survivent-elles à la ménopause ?
Chez Darwin on parle avant tout de sélection il faut croire que la femme ménopausée est utile ou inutile à l'évolution mais que c'est une bizarrerie non expliquée par les lois de l'évolution... Pourquoi vouloir expliquer le pourquoi ? La cause de cette survie plus longue serait plutôt que les femme chez les homme sont moins soumise à la sélection donc elle vivent plus longtemps, les hommes qui n'ont pas un travail stressant ou fatiguant ont ce même genre de résultats
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BlackMatter
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Re: [News] Pourquoi les femmes survivent-elles à la ménopause ?
Il y a une explication toute simple à ce pseudo paradoxe.
Si une mère fait un enfant juste avant la ménopause (par exemple après la quarantaine), il faut bien qu'elle survive après pour continuer l'éducation et la protection de cet enfant sinon il risque grandement de mourrir.
Cela était sans doute encore plus vrai aux temps anciens où la pression naturelle et la maladie sélectionnaient forcément les mères les plus résistantes et les plus aptes à mener l'enfant jusqu'à sa puberté. N'oublions pas d'ailleurs que la puberté commençait alors bien plus tard qu'aujourd'hui (il y a un siècle l'age moyen de la puberté aux US était de 17 ans alors qu'il est maintenant de 13 ans voir 12 ans).
Si une mère fait un enfant juste avant la ménopause (par exemple après la quarantaine), il faut bien qu'elle survive après pour continuer l'éducation et la protection de cet enfant sinon il risque grandement de mourrir.
Cela était sans doute encore plus vrai aux temps anciens où la pression naturelle et la maladie sélectionnaient forcément les mères les plus résistantes et les plus aptes à mener l'enfant jusqu'à sa puberté. N'oublions pas d'ailleurs que la puberté commençait alors bien plus tard qu'aujourd'hui (il y a un siècle l'age moyen de la puberté aux US était de 17 ans alors qu'il est maintenant de 13 ans voir 12 ans).
Re: [News] Pourquoi les femmes survivent-elles à la ménopause ?
Dans les commentaires ci-dessus, il y a il me semble un malentendu. doume65 dit « Les grands-mères sont inutiles » (sous entendu : à l'évolution).; Victor dit Une femme ménopausée est utile ou inutile à l'évolution
Dans les deux cas, on parle de "inutile à l'évolution". Je ne comprends pas ce que cela veut dire et ce n'est pas il me semble le sous entendu du terme inutile. Dans le contexte de l'article, "inutile" signifie "inutile à propager les versions des gènes portés par l'individu". Dans ce sens c'est un postulat tout a fait prouvé et assez évident qu'un individu ne se reproduisant plus et ne prodiguant pas de soins à des individus apparentés est assez inutile à la propagation des versions des gènes qu'il porte.
Chez l'homme et chez les autres espèces avec des soins parentaux et grand-parentaux, on comprend assez bien comment la survie post-reproductive a pu être sélectionnée (cf. commentaire de BlackMatter), la survie d'une grand-mère ayant un effet bénéfique sur la survie et la reproduction de ses descendants. Les individus portant des version de gènes (allèles) améliorant leur survie auront en moyenne plus de descendants que les autres et donc la fréquence des versions de ces gènes aura tendance à augmenter dans la population et donc la longévité post-reproductive moyenne aura tendance à augmenter.
Le mécanisme proposé est nouveau en ce sens qu'il permet de sélectionner pour une survie post-reproductive même pour des organismes chez lesquels la survie des individus ne se reproduisant plus n'influe pas sur la survie et la fécondité de leurs descendants (pas de soins parentaux ou grand-parentaux)... C'est dans ces conditions que le paradoxe évoqué est le plus évident. La survie des individus au delà de leur vie reproductive n'apportant pas d'avantage reproducteur, il est difficile d'imaginer comment des versions de gènes favorisant une telle survie peuvent augmenter en fréquence dans une population (=être sélectionnés). Ces vieux individus sont qualifiés d'"inutiles", car leur existence n'influe en rien leur valeur sélective c'est-à-dire leur propension à propager leur gènes (on ne parle pas des hommes ici). L'idée proposée et qui semble être vérifiée dans un exemple biologique permet de comprendre comment même dans un tel cas de figure une survie post-reproductive peut être sélectionnée et évoluer.
Dans les deux cas, on parle de "inutile à l'évolution". Je ne comprends pas ce que cela veut dire et ce n'est pas il me semble le sous entendu du terme inutile. Dans le contexte de l'article, "inutile" signifie "inutile à propager les versions des gènes portés par l'individu". Dans ce sens c'est un postulat tout a fait prouvé et assez évident qu'un individu ne se reproduisant plus et ne prodiguant pas de soins à des individus apparentés est assez inutile à la propagation des versions des gènes qu'il porte.
Chez l'homme et chez les autres espèces avec des soins parentaux et grand-parentaux, on comprend assez bien comment la survie post-reproductive a pu être sélectionnée (cf. commentaire de BlackMatter), la survie d'une grand-mère ayant un effet bénéfique sur la survie et la reproduction de ses descendants. Les individus portant des version de gènes (allèles) améliorant leur survie auront en moyenne plus de descendants que les autres et donc la fréquence des versions de ces gènes aura tendance à augmenter dans la population et donc la longévité post-reproductive moyenne aura tendance à augmenter.
Le mécanisme proposé est nouveau en ce sens qu'il permet de sélectionner pour une survie post-reproductive même pour des organismes chez lesquels la survie des individus ne se reproduisant plus n'influe pas sur la survie et la fécondité de leurs descendants (pas de soins parentaux ou grand-parentaux)... C'est dans ces conditions que le paradoxe évoqué est le plus évident. La survie des individus au delà de leur vie reproductive n'apportant pas d'avantage reproducteur, il est difficile d'imaginer comment des versions de gènes favorisant une telle survie peuvent augmenter en fréquence dans une population (=être sélectionnés). Ces vieux individus sont qualifiés d'"inutiles", car leur existence n'influe en rien leur valeur sélective c'est-à-dire leur propension à propager leur gènes (on ne parle pas des hommes ici). L'idée proposée et qui semble être vérifiée dans un exemple biologique permet de comprendre comment même dans un tel cas de figure une survie post-reproductive peut être sélectionnée et évoluer.