
Une équipe de chercheurs du CNRS et des Universités ParisSaclay, de Düsseldorf (Allemagne) et de Trento (Italie) annoncent qu’ils ont modifié le code génétique d’abeilles pour obtenir une lignée transgénique dont le cerveau produit une protéine fluorescente permettant de suivre l’activation de neurones du cerveau en réponse à des stimuli environnementaux.
Une des difficultés de ce travail était qu’il fallait travailler sur de l’ADN de reines et que chez les abeilles les reines ne peuvent pas être élevées au laboratoire car elles ont besoin de leur colonie pour se reproduire. 4000 oeufs d’abeilles ont été inoculés avec une séquence génétique spécifique. L’élevage en ruche, les tests et la sélection ont permis d’obtenir 7 reines porteuses du transgène qui transmettent le gène à certains de leurs descendants.
La construction génétique a été testée en étudiant la réponse des abeilles à des molécules odorantes sous microscope à fluorescence. Il a été possible de détecter quelle sont les cellules du cerveau activées par ces odeurs et comment cette information est distribuée dans le cerveau.
Ce nouvel outil va permettre des études approfondies de la communication chez les colonies d’abeilles et comment la socialité impacte le cerveau de ces animaux.
Référence
Carcaud J, Otte M, Grünewald B, Haase A, Sandoz J-C, Beye M (2023) Multisite imaging of neural activity using a genetically encoded calcium sensor in the honey bee. PLoS Biol 21(1): e3001984.
Source: CNRS INEE