Salut Pollux
vinety a écrit : Les experts sont comme tous les humains, il y en a de toutes sortes et de compétences variables. As-tu déjà pensé à te fier un tout petit peu sur ton "GBS" Gros Bon Sens, et ta capacité sceptique?
Pollux a écrit : Mon bon sens, n'a jamais été gros (malheureusement?), et en tant que sceptique, généralement, je me méfie du sens que l'on peut donner aux choses.
Si j’admets volontiers que mon bon sens va dans le sens des experts alarmistes.
Visiblement, le tien te mène vers des experts rassurants.
Je suis du même avis que toi, mais je crois que tu te rabaisses inutilement. Toutefois, j’apprécie ton constat de nos deux visions du monde, moi optimiste et toi alarmiste. Je me demande, si notre discussion ne tourne pas en rond, ou que chacun de nous apprend quelque chose?
Pollux a écrit : N’y a-t-il donc aucune donnée indiscutable qui puisse étayer nos discussions ? Et quels sont donc les postulats de cette science qu’est sensée être l’écologie ?
Et pour qu’en faire quoi de cette science ? Pour qui a-t-elle une utilité ?
Je ne crois pas que cela n’ait jamais existé. Nous pouvons l’un et l’autre donner notre opinion basée sur notre vécu, notre expertise personnelle, des références de livres ou de recherches, etc. mais pour chaque citation, il existe une citation contraire.
Concernant l’écologie, je crois que ce domaine est très utile, mais ne peut prétendre tout connaitre sur la vie et les systèmes écologiques. Comme toutes les sciences, elle a sa place, mais chacune d’elle ne peut résoudre tous les problèmes humains, sociologiques, économiques et scientifiques. L’écologie est tout simplement une autre corde pour équiper l’arc humain et comme toutes les cordes, elles ont leurs limites.
Pollux a écrit : Mon postulat, a moi, c’est : « un écosystème admet une limite d’exploitation, au delà duquel il s’effondre ». J’en déduis defacto qu’il faudrait trouver ces limites et ne pas les dépasser, sous peine, d’une part, de devoir chercher ou créer d’autres écosystèmes à exploiter et, d’autre part, d’appauvrir l’écosystème.
Un écosystème admet une limite d’exploitation je suis presque d’accord, mais connaît-on cette limite ?
Pollux a écrit : Ton postulat visiblement c’est : « un écosystème n’admet pas de limite d’exploitation, il s’adapte »
Voir réponse plus haut.
Pollux a écrit : Tu en déduis que si des espèces disparaissent, c’est qu’elles n’étaient plus adaptées et que ce n’est pas grave.
Si la nature a pu s’adapter à la disparition de 95% des espèces qui ont disparu, pourquoi, aujourd’hui, cette disparition est-elle tellement criante ou plus importante? Personne ne manque de ce qui n’existe plus ! Pourquoi devrais-je m’en faire ou m’inquiéter, pour les actions du passé, où je ne pouvais changer ni le cours de la vie et ni de l’univers.
Pollux a écrit : D’autres viendront les remplacer et d’autres « solutions » seront inventées (par l’homme, ou autres…). Il est à noter qu’ici, ne pas être adapté, et une notion équivalente de ne pas avoir d’utilité pour l’homme à l’instant considéré (car seul l’instant présent compte, nos enfants se débrouilleront avec leurs problèmes).
Concernant, l’adaptation à l’évolution de la nature ou au climat est tout a fait de mise, et nous n’avons pas d’autres choix. Je maintiens toujours le même argument, si un animal ou une plante est utile à l’homme, il va la cultiver ou l’élever pour son usage ponctuel.
Il y a des milliards de plantes, d’insectes, d’animaux qui n’ont aucune utilité actuelle pour l’homme et qui continuent de se reproduire et d’exister sans que les hommes cherchent consciemment à les détruire pour le plaisir. Je crois que c’est tout le contraire, la nature n’a jamais été aussi bien dorlotée par les hommes. Mais là encore, c’est une question d’interprétation et de croyance, selon que l’on est optimiste ou pessimiste.
Je ne comprendrai jamais cette pulsion ou l’émotion pour les enfants? Tant que nous en avons la responsabilité, je les comprends, mais peut-on prétendre que nous serions aussi responsables de leurs actions quand ils seront des adultes? N’auront-ils pas le droit eux aussi de résoudre leurs propres problèmes de survivance ou de penser à des nouvelles technologies pour faciliter leur vie et accentuer leur bienêtre? Sont-ils condamnés à faire uniquement, ce que nous pensons être la recette ultime pour leur survie? Connaissons-nous l’avenir?
Pollux a écrit : Je veux bien qu’économiquement la création de nouveau système, pour l’élevage, soit plus coûteux.Mais comme elle est inévitable, de toute façon, pourquoi ne pas préserver l’écosystème naturel actuel ?
Si nous étions les seuls sur la terre, je comprendrais facilement que nous pourrions organiser notre vie selon notre vision du monde, mais nous sommes 6.7 milliards d’individus qui voient les choses différemment et qui sont concernés par les problèmes qu’ils doivent immédiatement résoudre. Comment pourrions-nous y prendre pour les convaincre que nos croyances ou que notre vision du monde est plus intelligente que la leur?. Une autre religion?
Pollux a écrit : Avec ta stratégie, s’il y a un gouffre derrière tout ça, on est certain de tomber dedans. Et la dynamique des écosystèmes ne trouvera de stabilité que quand l’élevage et la culture seront généralisés à tout l’écosystème (tu me répondra sûrement que c’est pas grave, c’est la vie)…
Tu as raison, c’est la vie et nous ne pouvons que changer ce que nous voulons qui change et selon nos moyens et la technologie pour le faire.
Mon petit grain de sel : Il est plus facile de changer le plomb en or, que de changer les croyances des autres.
Amicalement
Vinety