En fait, ce cas n'est pas tout à fait unique. En effet, il fait partie d'une série de tentatives, à peu près de la même nature, réalisées dernièrement dans différents endroits du monde, et qui visent à réussir une transplantation en évitant les réactions de rejet. Le cas de la fillette fait partie de 3 études publiées cette semaine par le
New England Journal of Medicine et plusieurs sites en parlent sur le web, dont
celui-ci, du magazine "NATURE".
Pour ce qui est de la fillette, les drogues qui lui ont été administrées lors de la transplantation du foie, ont grandement affaibli son système immunitaire. Tant et si bien que ses cellules immunitaires ont été remplacées par celles du donneur. La fillette va bien depuis 4 ans déjà.
L'article évoque le rôle certainement important d'un ajout de moelle épinière (qui produit les cellules T de défense immunitaire) lors du traitement anti-rejet, mais les protocoles présentés ici vont au-delà.
L'article décrit d'autres cas de malades transplantés qui ont vécu la même évolution de leur système immunitaire avec des techniques proches, débouchant sur le succès de la greffe d'organe. Par contre, ces derniers patients n'ont pas continué de produire les cellules immunitaires du donneur.
Ceci ouvre peut-être la voie à une nouvelle technique de transplantation très prometteuse, mais, pour l'instant, le mécanisme qui a présidé à ces réussites n'est pas très bien compris.
Edit : un
article complémentaire commentant ces recherches publiées par le
New England Journal of Medicine aujourd'hui 24 janvier 2008.
Edit 2 : un autre article nouvellement publié qui souligne une autre voie de succès... Doit y avoir un colloque sur le sujet en ce moment !