Mr Charly je vous remercie de votre réponse. Il est toujours plus agréable d'avoir des propos pertinent pour établir un débat en effet.
Charly a écrit :Je vous le demande sincèrement arrêtez vos analogies douteuses parce que c'est complètement déplacé. Etablire une analogie entre les crimes nazis et un débat entre scientifique c'est criminel, irresponsable et complètement anti-scientifique.
Mes propos sont extrême en effet. Tout d'abord petite précision il ne s'agit nullement d'un parallèle avec les crimes nazis mais avec la théorie du "complot juif" qui avait été développée au XIX° siècle. Certes me direz-vous le régime nazi a largement utilisé cette croyance mais ce n'est pas ceci qui établit le parallèle mais bien le "complot". Deuxièmement c'était pour prendre un cas extrême. En poussant un raisonnement à l'absurde on voit bien à quel point il est erroné.
Que cela vous plaise ou non la grande majorité des discours des négateurs du réchauffement climatique repose sur la même rhétorique. Elle consiste à présenter l'adversaire sur un angle de conspirateur, qui manigance, trompe et met en danger la sécurité de
notre monde; et pour appuyer cela la fabrication de faux documents aide beaucoup. Reconnaissons que dans ce domaine les anti-réchauffement se sont calmés mais le problème c'est que depuis ils ne présentent absolument aucun argument. Du coup c'est du même niveau.
Dans les deux cas on retrouve les mêmes éléments. Une accusation de "complot" de "manigancer". La raison à cela est évidente. Il s'agit de se placer en victime car inconsciement une victime attire plus la sympathie.
Le problème est que les détracteurs du réchauffement climatique joue à fond sur cette victimisation, présentant le réchauffement climatique comme une théorie écrasante et dominante largement relayée par les médias et les politiques, et qui serait qui plus est erronée. Je ne vais pas débattre maintenant de la validité ou non de cette théorie mais examinons plus précisément les autres éléments de la rhétoriques des détracteurs.
Tout d'abord la soit-disant dictature de cette théorie... A aucun moment ceux qui remettent en cause le réchauffement climatique se sont vu "écrasés". Un grands nombre de gens extrêmement compétent prennent un temps considérable pour répondre aux détracteurs, et bien qu'ils reconnaissent que ce soit une perte de temps car le débat n'a absolument pas évoluer en face ils prennent la peine de le faire car sinon ce serait un manquement grave au principe de dialogue scientifique. Il n'y a donc nullement "domination" de la thèse du réchauffement avec connotation de persécutions du camp adverse, c'est une invention des détracteurs (qui sont en large minorité) pour se fabriquer un rôle de victime.
Personne n'a jamais cherché à faire taire quelqu'un pour une prétendue preuve anti-réchauffement climatique. A chaque fois on prends la peine de la vérifié, la contre-argumenter, démontrer en quoi et elle est erronée. Et ce qu'on constate, et c'est très regrettable, c'est que pas une fois nous avons eu affaire à une argumentation sérieuse. Je ne compte plus le nombre d'affaire ou des experts fabriqués de tout bloc présentait des études effectivement très troublante mais qui après analyse révélée qu'elle avait été faussée de A à Z, que l'expert n'en était pas un et pire avait été payé par une grande firme du genre exxon ou total... D'autres gens plus sérieux ont essayé eux aussi de démontré l'invalidité de la théorie. Problème il s'agissait tout le temps de gens qui sortaient de leur domaine et donc n'y connaissait rien et tous, en scientifiques qu'ils sont tout de même, on finis par se rétracter. Un cas célèbre est Claude Allègre.
Ma première constatation est donc qu'il n'y a absolument pas de rupture du dialogue comme les détracteurs du réchauffement le prétende. MA deuxième est que eux-même n'ont absolument plus rien à proposer à part cette dialectique de la victimisation. C'est pitoyable. Le scepticisme est un devoir. Le négationnisme est du fanatisme et n'a rien à faire en science.
Viens ensuite le soit-disant soutiens des politiques et des médias à cette théorie. C'est un fait extrêmement discutable. En effet il faut savoir que quand les scientifiques ont commencé à tirer l'alarme les politiques et les médias les ont complètement ignoré et pire les ont carrément dénigré. La mentalité à changer depuis bien sûr et aujourd'hui cette théorie et largement acceptée. Mais c'est pour bien montrer qu'il n'y a nulle conspiration politico-médiatique en faveur des tenants de la thèse. A titre d'exemple le premier rapport du GIEC s'est passé dans l'indifférence général en 1990. Ce ne fut guère mieux pour le deuxième rapport en 1995. En 2001 pour le deuxième rapport leur voix à commencé à se faire entendre. Mais encore mal acceptée elle est loin d'avoir fait la une.
En 2007 la situation a été largement différente. Cela pour plusieurs raisons: l'apparition de phénomènes climatiques extrême ont fait prendre aux gens que le réchauffement climatique les touchait eux aussi. Je veux bien sûr parler de la canicule de 2003, des inondations dues à des plus excessives en 2005 (ou 2004 je sais plus), l'ouragan Katrina, la multiplication des situations de stresse hydrique, la crise alimentaire mondiale, ect, ect. La deuxième raison est que les premières prévisions faites pendant les années 80 commençaient à être vérifiée. 20 c'est suffisant pour tester un modèle... et on s'est rendu compte que la tendance était la même que celle annoncée et que plus inquiétant encore l'ampleur du phénomène dépassé les prévisions des scientifiques (qui ne disposaient à l'heure début pas de modèles aussi performant qu'actuellement qui eux-mêmes sont très loin de refléter l'exacte vérité et n'ont de toute façon pas vocation à cela). C'est pourquoi les politiques ont commencé à prêter une oreille plus attentive aux dire des scientifiques car l'impact du réchauffement climatique en terme géopolitique va être considérable.
On écoute mais pas trop quand même, ce qui nous amène à la situation actuelle.
Aujourd'hui la thèse est quasi-unanimement reconnue. Les scientifiques demandent une action urgente car la situation presse. Mais les mentalités des gens ordinaires et des politiques sont encore loin d'être compatibles et on est très loin de suivre les recommandations des climatologues. Il n'y a donc aucunement une conspiration politico-médiatique en faveur du réchauffement climatique. De surcroit les détracteurs de la thèse ont encore une part belle dans la diffusion médiatique... et de plus en plus avec l'arrivée du sommet de Copenhague et c'est inquiétant car ils ne font absolument pas la majorité. Bien qu'il faille respecté le droit d'expression il est inquiétant de voir qu'ils gagnent du terrain à un moment clé. Heureusement, et grâce aux efforts des climatologues ils sont de moins en moins pris aux sérieux par l'opinion publique et celle-ci se sent de plus en plus concernée.
Voilà donc pour la thèse de la conspiration.
Si vous voulez débattre de la validité ou non de cette théorie il n'y a pas de problème. Dites moi les points qui vous questionnent. Pour ma part, et qui celle de la majorité des scientifiques, il y a une série de faits indiscutables. Réchauffement ces dernières années, augmentation de l'acidité des océans, multiplications de phénomènes climatiques extrêmes, fontes importante des glaces,... Ce sont autant de faits incontestables. Et le réchauffement climatique explique cela. On peut contester l'origine humaine peut -être? non. Il y a eu par le passée des variations importante du climat pour causes on ne peut plus naturelles mais actuellement nous ne somme pas dans ce schéma. De surcroit on sait que notre impact est bien plus considérable que les variations de la nature. A titre d'exemple un argument souvent invoqué sont les variations de flux solaire. Il faut savoir que ce sont des variations de l'ordre de 6-7% sur des cycles relativement connus de période 11 ans. Cette variation est négligeable comparée à celle qu'entraine l'augmentation de GES (Gaz à Effets de Serre) dans l'atmosphère et celle-ci est incontestablement la cause de l'homme puisqu'on a atteint des niveaux jamais répétés dans l'histoire du climat. De surcroit l'ordre de durée ne coïncide pas avec l'échelle des variations climatiques.
Encore mieux les modèles climatiques qui s'affinent de plus en plus sont testés sur des bases de données importante ce qui permet de confirmer qu'ils sont une bonne représentation de la réalité. Ce qui nous permet donc de "prédire", mieux de dessiner une tendance sur ce qui va se passer. Et cette tendance c'est un rechauffement global dont on n'imagine à peine les effets. Pour ceux qui sont sceptiques vis vis à vis de la validité de ces modèles je signale que c'est les mêmes considérations qui font voler les avions, la même science. Et que de surcroit les prévisions réalisées il y a des années se confirment maintenant. Le climat est une machine extrêmement complexe et on ne peut absolument pas dire quel est quel fait est du à l'homme ou à une action naturelle. Mais une chose est sûre c'est les perturbations de l'homme qui sont à l'origine et qui continuent à alimenter le phénomène.
On peut donc s'interroger sur l'impact de ce dit réchauffement. La seule chose à savoir c'est que c'est tout sauf négligeable. Sur une machine aussi complexe que la terre la moindre variation à des conséquences terribles. Pour se faire une idée de l'ordre de grandeur des phénomènes, une différence de 4-6°C avec la température actuelle représente la température lors de la dernière Ère Glaciaire. Et cela signifie des changements aussi énormes que des pays entiers tel la Norvège ou le Canada recouverts de glaciers, ou les régions montagneuses. Un exemple concret: lors de la dernière ère glaciaire il y avait 2000m de glace au-dessus de Grenoble ce qui est tout sauf négligeable; on pouvait rejoindre l'Angleterre à pied, et le Sahara était une savane luxuriante.
Et 4-6°C c'est largement ce qui nous menace d'ici la fin du siècle.
Ce sont tous ces fais rigoureusement scientifiques qui amènent la grande majorité de la communauté scientifique à considérer le réchauffement climatique comme réel, du à l'homme et source d'enjeux considérables.
C'est un exposé un peu rapide car je veux pas noyer le poisson. Si vous voulez discuter plus précisément il n'y a pas de problème.
Il existe un courant de scientifique qui doutent de la version du GIEC, vous avez le droit de pas être d'accord, mais respecter le débat scientifique merci.
Il n'y a pas de
version du GIEC... le GIEC a repris est synthétisé les travaux de toute la communauté scientifique mondiale. Encore un point que les détracteurs oublient en s'attaquant au GIEC, un peu comme si c'était un organisme à la botte des gouvernements :/
Malheureusement ceux qui ne sont pas d'accord avec le GIEC n'avancent guère d'arguments. Le manque de débat provient, j'en ai bien peur, d'eux.... et leur position n'a plus grand chose de scientifique.
Bon et pour l'aspect scientifique du débat, je ne suis pas climatologue mais j'ai quelque connaissances en mathématiques et modélisation de système chaotique, et si y a quelque chose que je connais a propos du chaos c'est justement ca non prédictibilité. Alors je ne connais pas les modèles des climatologues, mais je suis vraiment curieux de savoir comment ils ont contourné le problème. Parceque modéliser sur 50ans un système non linéaire ....
Il ne s'agit pas de maths il s'agit de physique... différence notoire. Et juste comme ça les systèmes chaotiques prédictibles ça existe mais c'est pas le sujet.
De la même manière qu'on fait tourner un moteur, qu'on fait voler un avion, qu'on prédit et calcul la trajectoire des satellites on essaie de modéliser le climat. On utilise des lois physiques reconnues et prouvées comme valide. Cela n'a rien d'exacte ou d'absolu, sinon ce n'est plus de la science. La physique n'est qu'un modèle de la réalité. Il n'empêche que ça marche.
(et j'aimerais bien savoir pourquoi vous dites que le climat est quelque chose de chaotique.....)
Un modèle climatique c'est beaucoup de thermodynamique, de physique de processus, et de milliers de paramètres et de phénomènes tous plus complexes les uns que les autres. Cela n'a absolument rien de magique ni de chaotique. C'est juste très très complexe.
Ensuite il y a une manière simple de vérifié que les gaz à effet de serres contribuent ou non au réchauffement climatique :
La modélisation de l'effet de serre prévoit (c'est dans les manuels ) que certaines couches de l'athm soient plus chaudes que le sol. L'envoie de ballon sonde permet de le vérifier facilement. Si les gaz à effets de serres sont responsables je veux juste les résultats d'une telle expérience ...
Il existe une telle couche. c'est une partie de la thermosphère, entre 80 et 640 km et sa température monte jusqu'à 1500°C.
Cela fait longtemps qu'on envoie des ballons dans l'atmosphère

Cordialement, Khainyan.