Michel a écrit :ç...) le projet consiste en deux campagnes destinées à mesurer, en été puis en hiver , la contribution des différentes sources d'aérosols organiques, qu'elles soient primaires (comme les moteurs diesel, les feux de cheminées)...
Merci Michel d'avoir osé mentionner le diesel.
Il y a encore des gens qui croient que le diesel pollue moins que le moteur à essence ! Et il y a toujours le contrôle technique "anti-pollution" qui laisse passer les diesels parce qu'il ne mesure que les oxydes de carbone, évidemment. Il ne faut pas toucher au sacro-saint diesel, qui représente près de 60% de la motorisation dans notre pays, surtout que nos raffineries ne produisent pas assez de gasoil et qu'il faut en importer.
Il serait temps que cesse l'ignoble désinformation "officielle" des consommateurs.
Il serait temps que les gens comprennent que le diesel est la principale source d'oxydes d'azote (bien pires que le CO2 question effet de serre) responsables de la pollution atmosphérique, de la formation d'Ozone au niveau du sol, de la formation d'acide nitrique dans les eaux de pluie qui ronge le zinc des toitures et des gouttières, la pierre des cathédrales (à commencer par les gargouilles) et des statues, les pattes des oiseaux, qui défolie les forêts et qui provoque l'eutrophisation des lacs quand ils sont épargnés par la pollution agricole.
Il serait temps que les gens comprennent que la fine poussière noire qui salit leurs baignoires et leurs lavabos en été est due à la suie rejetée par le diesel, que cette suie qui salit tout est aussi dans leurs poumons et qu'elle est cancérigène.
Il faudrait que les préfectures qui conseillent stupidement "de rouler 30km/h moins vite quand elles lancent une "alerte à la pollution" aient le courage de donner l'ordre de laisser les diesels au garage !
Il faudrait que les forces de l'ordre verbalisent les diesels qui émettent des panaches de fumée noire et les gens qui laissent tourner les moteurs au ralenti, au lieu de les couper, quand ils sont à l'arrêt pour plusieurs minutes.
L'image ci-dessous est une cartographie de la pollution au NO2 en Europe, réalisée avec le spectromètre SCIAMACHY. On y voit les zones industrielles majeures et la trace des vents dominants par la pollution transportée, on y voit la pollution très faible à Berlin (où il y a peu d'industrie et une circulation fluide) et énorme à Paris, où il n'y a pas d'industrie chimique ni de centrales thermiques mais du diesel immobile dans des bouchons monstres (l'autoroute A1 est aussi très bien matérialisée).


Unité : 10-5 (une molécule NO2 pour 100 000 molécules de l'air).
Sources : Université de Heidelberg / ESA publiées par La Recherche, décembre 2004 p 13.
Il faudrait avoir du courage politique... mais là on n'a aucune chance parce que les "responsables" n'en ont aucun, ils ne veulent pas mécontenter leurs électeurs ni les transporteurs routiers, les agriculteurs, les taxis, les usagers du diesel.
Alors la France est le pays le plus dieselisé du monde, la pollution galope, les gens sont malades, les lacs meurent, les forêts meurent, les villes sont dégueulasses, les eaux souterraines sont pleines de nitrates, et nous crions dans un désert d'indifférence.
Silence ! On intoxique.